Question écrite n° 58727 :
permis de conduire

11e Législature

Question de : M. François Goulard
Morbihan (1re circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. François Goulard appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur les dispositions du décret du 26 décembre 2000 relatif à l'enseignement de la conduite des véhicules terrestres à moteur et de la sécurité routière, et modifiant le code de la route. Au terme de ce décret, les personnes ayant précédemment obtenu un agrément leur permettant d'enseigner la conduite automobile et la sécurité routière devront solliciter le renouvellement de cette autorisation avant le 18 juin 2001. Or le nouvel agrément ne sera accordé qu'aux personnes justifiant d'au moins trois années d'exercice dans une fonction identique. Ainsi ces nouvelles dispositions contraindront de nombreux exploitants d'auto-école qui ne possèdent pas une expérience professionnelle antérieure suffisante à cesser leur activité. Cette nouvelle condition d'obtention de l'agrément imposée par le décret du 26 décembre 2000 a pour conséquence de rendre les agréments accordés antérieurement caduques. Il lui demande si cette rétroactivité lui semble équitable et juridiquement fondée.

Réponse publiée le 24 septembre 2001

Les nouvelles conditions exigées pour l'accès aux professions d'enseignant et d'exploitant des établissements d'enseignement de la conduite instituées par la loi n° 99-505 du 18 juin 1999 et son décret d'application n° 2000-1335 du 26 décembre 2000, sont le résultat d'une longue concertation entre les pouvoirs publics, les représentants de la profession et les associations de consommateurs. Elles visent à assainir ce secteur professionnel, à lutter contre la multiplication de créations d'établissements à l'existence éphémère, à mieux protéger les intérêts des apprentis conducteurs et de leurs familles, et à renforcer la qualité de l'enseignement dispensé. Par rapport au dispositif antérieur, quatre nouvelles conditions sont imposées aux exploitants : des conditions de moralité et d'honorabilité, la justification de la capacité à gérer une entreprise, l'obligation d'être âgé de vingt-trois ans au moins, une expérience de l'enseignement de la conduite de trois ans. Les exploitants des établissements agréés avant le 1er janvier 2001 sont exonérés des conditions relatives à la capacité de gestion et à l'âge. S'ils ne bénéficient pas d'une expérience de trois ans de l'enseignement de la conduite, ils doivent nommer un directeur pédagogique titulaire de cette expérience. Il convient de distinguer deux catégories d'exploitants concernés par cette mesure. Il s'agit, d'une part, des exploitants non titulaires de l'autorisation d'enseigner, dont la situation est inchangée, puisqu'ils étaient déjà soumis à l'obligation de directeur pédagogique dans le dispositif réglementaire antérieur. Il s'agit, d'autre part, des exploitants titulaires d'une autorisation d'enseigner depuis moins de trois ans, qui doivent nommer un directeur pédagogique jusqu'à l'échéance des trois ans d'expérience de l'enseignement de la conduite. L'arrêté d'application du 8 janvier 2001 ne fixe aucune durée de travail obligatoire pour le contrat de travail à produire. En fonction des situations rencontrées et de critères tels que la pérennité de l'entreprise, les préfets peuvent donc accepter des contrats de travail comportant un nombre très limité d'heures de travail par mois. Des instructions dans ce sens ont été apportées aux préfets qui devraient rassurer les personnes concernées par ce changement de situation.

Données clés

Auteur : M. François Goulard

Type de question : Question écrite

Rubrique : Sécurité routière

Ministère interrogé : équipement et transports

Ministère répondant : équipement et transports

Dates :
Question publiée le 12 mars 2001
Réponse publiée le 24 septembre 2001

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