Question écrite n° 6091 :
contrats emploi solidarité

11e Législature
Question renouvelée le 6 avril 1998

Question de : M. François Hollande
Corrèze (1re circonscription) - Socialiste

M. François Hollande appelle l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur la réduction du nombre de coventions pouvant être conclues dans le cadre des contrats emploi solidarité. Cette diminution a pour conséquence un durcissement des critères d'accès aux CES puisque peuvent actuellement bénéficier prioritairement de ce dispositif les bénéficiaires du RMI, les chômeurs de très longues durée, les travailleurs handicapés, les chômeurs de longue durée âgés de plus de cinquante ans et à titre exceptionnel, les jeunes chômeurs en grande difficulté. Nul ne peut songer à contester la nécessité de l'existence des CES pour la catégorie de population précitée. Il n'en demeure pas moins que la mise en place de cet accès prioritaire exclut un nombre important de personnes du dispositif, lesquelles connaissent elles aussi, de grandes difficultés sociales et qui n'ont que très peu d'espoir de trouver un emploi par ailleurs. Il lui demande donc si elle entend prendre des mesures afin d'élargir les conditions d'accès au dispositif CES.

Réponse publiée le 19 octobre 1998

L'honorable parlementaire a attiré l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur la nécessité d'ouvrir l'accès du contrat emploi-solidarité à des personnes en grande difficulté mais qui n'entrent pas dans l'une des catégories actuellement définies à l'article L. 322-4-7 du code du travail (chômeurs de longue durée, chômeurs de plus de cinquante ans, personnes handicapées, bénéficiaires de l'allocation de revenu minimum d'insertion, jeunes de plus de dix-huit ans et de moins de vingt-six ans titulaires au plus d'un diplôme de niveau V). Le Gouvernement partage la préoccupation de l'honorable parlementaire. La logique administrative de gestion des dispositifs de la politique de l'emploi n'est pas adaptée. Une approche individualisée construisant des réponses adaptées aux difficultés de chacun est nécessaire. Des instructions ont été adressées en ce sens au service public de l'emploi par une circulaire du 31 décembre 1997. La loi du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions confirme cette orientation et prévoit que ces contrats pourront désormais être conclus au bénéfice de personnes ne ressortissant pas de catégories administratives définies dans les textes mais rencontrant des difficultés particulières d'insertion sociale et professionnelle.

Données clés

Auteur : M. François Hollande

Type de question : Question écrite

Rubrique : Emploi

Ministère interrogé : emploi et solidarité

Ministère répondant : emploi et solidarité

Renouvellement : Question renouvelée le 6 avril 1998

Dates :
Question publiée le 10 novembre 1997
Réponse publiée le 19 octobre 1998

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