Question écrite n° 66612 :
politique fiscale

11e Législature

Question de : M. Philippe Houillon
Val-d'Oise (1re circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Philippe Houillon attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le régime d'imposition des personnes handicapées titulaires d'une carte d'invalidité à 90 %. Ces personnes ont alors une demi-part supplémentaire pour le calcul de l'impôt sur le revenu. En revanche, quand elles deviennent veuves, elles ne peuvent bénéficier de la demi-part supplémentaire même si elles entrent dans les catégories limitativement rémunérées par la loi. Il lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour tenir compte de la situation de ces personnes dont le veuvage aggrave leur condition de vie.

Réponse publiée le 24 décembre 2001

Conformément aux dispositions du 3 de l'article 195 du code général des impôts, les contribuables mariés dont l'un des conjoints est titulaire de la carte d'invalidité prévue à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles (invalidité d'au moins 80 %) bénéficient d'une demi-part supplémentaire de quotient familial. Lorsque la personne handicapée devient veuve, elle conserve le bénéfice de cette majoration de quotient familial, en application du 1 de l'article 195 du code général des impôts qui prévoit que les personnes célibataires, divorcées ou veuves n'ayant pas d'enfant à charge ont droit à une part et demie de quotient familial au lieu d'une part lorsqu'elles sont notamment titulaires de la carte d'invalidité déjà citée. Ces dispositions répondent aux préoccupations exprimées par l'auteur de la question. Cela étant, il résulte des termes mêmes du 1 de l'article 195 déjà cité que cet avantage fiscal ne peut pas se cumuler avec une quelconque autre majoration de quotient familial à laquelle les contribuables concernés pourraient prétendre par ailleurs, et notamment celle accordée aux personnes qui ont un ou plusieurs enfants majeurs ou imposés distinctement. En effet, l'augmentation du nombre de parts qui résulterait du cumul de diverses demi-parts supplémentaires aboutirait à des conséquences excessives contraires au principe du quotient familial qui est de proportionner l'impôt aux charges réelles du contribuable.

Données clés

Auteur : M. Philippe Houillon

Type de question : Question écrite

Rubrique : Impôt sur le revenu

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 1er octobre 2001
Réponse publiée le 24 décembre 2001

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