centres techniques régionaux de la consommation
Question de :
M. Renaud Muselier
Bouches-du-Rhône (5e circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Renaud Muselier appelle l'attention de M. le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation sur une mesure qui frappe les centres techniques régionaux de la consommation (CTRC). Une décision soudaine de réduire de 5 millions de francs le budget « consommation » 2001 diminue substantiellement la subvention de fonctionnement 2001 qui leur est allouée. Il est annoncé qu'elle sera compensée par un report budgétaire partiel sur l'exercice 2002, ce qui signifie que les subventions 2001 ne seront pas entièrement réaffectées en 2002. Alors que bien des actions et les dépenses correspondantes sont déjà engagées, les associations adhérentes du centre s'interrogent sur le caractère brutal et soudain (mi-septembre) de cette décision. En conséquence, il lui demande ce qu'envisage le Gouvernement pour préserver le bon fonctionnement de ces centres au service des associations de consommateurs.
Réponse publiée le 19 novembre 2001
Le total des crédits d'aide au mouvement consommateur s'élève dans le budget 2001 à 7,72 millions d'euros. Il est prévu dans le projet de loi de finances pour 2002 de reconduire ce montant, ce qui confirme la volonté du Gouvernement de soutenir l'appui financier au mouvement consommateur dont la vitalité témoigne du rôle social et économique joué par les associations de consommateurs. Dans le cadre de la régulation budgétaire intervenue en cours d'année, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a décidé un report sur 2002 de 0,76 million d'euros. Cette décision budgétaire est intervenue au moment du versement des dotations prévues pour les centres techniques régionaux de la consommation (CTRC), et a donc pesé sur les subventions effectivement perçues par ces centres. La situation des CTRC pour faire face à ce report de crédits n'apparaît pas homogène. En effet, selon l'examen auquel la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a procédé au vu des documents financiers produits, la majorité des centres dispose de réserves financières allant au-delà du fonds de roulement raisonnablement nécessaire dans le contexte des règles de financement public. Dans ce cas, l'utilisation des réserves financières disponibles permettra de faire face à cette situation et contribuera à normaliser la gestion des CTRC. Le ministre a toutefois demandé à la DGCCRF d'approfondir rapidement et individuellement la situation de chacun des centres concernés. Il entend solliciter sur cette base, auprès de la secrétaire d'Etat au budget, une levée de report permettant de faire face aux besoins avérés. En tout état de cause, la gestion des CTRC doit assurer la conformité et la transparence de l'utilisation des subventions versées.
Auteur : M. Renaud Muselier
Type de question : Question écrite
Rubrique : Consommation
Ministère interrogé : PME, commerce, artisanat et consommation
Ministère répondant : PME, commerce, artisanat et consommation
Dates :
Question publiée le 22 octobre 2001
Réponse publiée le 19 novembre 2001