Question écrite n° 67971 :
soins

11e Législature

Question de : M. Dominique Dord
Savoie (1re circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Dominique Dord attire l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur les termes du décret n° 2001-668 du 25 juillet 2001 qui vise à remettre en cause le montant de prise en charge par l'Etat de l'hébergement au cours d'une cure thermale des invalides de guerre. En effet, jusqu'à présent le montant d'hébergement pris en charge correspondait à cinq fois le forfait de la sécurité sociale et ce décret le ramène sans aucune discussion préalable à trois fois ce même forfait ce qui revient à une réduction d'environ 2 000 francs pour chaque invalide de guerre. Les invalides de guerre ayant fait une cure thermale cet été ont donc dû prendre cette somme dans leurs revenus, par exemple sur leur pension d'invalide, ce qui revient à dire que l'Etat retire d'une main ce qu'il donne de l'autre. Il lui demande s'il compte revenir sur ce décret et respecter l'esprit et la lettre de la législation. - Question transmise à M. le secrétaire d'Etat à la défense, chargé des anciens combattants.

Réponse publiée le 7 janvier 2002

Le décret n° 2001-668 du 25 juillet 2001 modifiant les articles D. 62, D. 62 bis, D. 65, D. 66, D. 69, D. 76 et D. 78 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et abrogeant les articles D. 67, D. 68, D. 74 et D. 77 du même code et son arrêté d'application pris le même jour fixent le montant de l'indemnité forfaitaire d'hébergement en faveur des titulaires d'une pension militaire d'invalidité effectuant une cure thermale au titre de l'article L. 115 dudit code. Le secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants tient à rappeler qu'au titre de l'article L. 115 suscité, l'Etat assure la prise en charge intégrale des frais de déplacement et de soins relatifs aux infirmités pensionnées. Tel n'est pas le cas des frais d'hébergement engagés lors des cures, qui recouvrent uniquement les prestations d'hébergement et de restauration et font l'objet d'une prise en charge partielle de l'Etat. C'est pourquoi une disposition particulière avait créé une indemnité forfaitaire de subsistance pour ceux qui ne souhaitaient pas être hébergés dans les établissements thermaux militaires à titre gratuit. En 1995, la fermeture de ces centres avait conduit à fixer par voie de circulaire le niveau de prise en charge de ces frais à 5 fois le montant de l'indemnité versée par la sécurité sociale aux curistes non titulaires d'une pension d'invalidité. Cependant, bien que ces dispositions aient satisfait nombre de pensionnés, un recours formé devant le Conseil d'Etat par l'un d'eux contre l'insuffisance du montant du remboursement a entraîné l'annulation de la circulaire pour défaut de base juridique, ce dispositif devant être fixé par décret. Les négociations engagées avec le ministre chargé des finances ont abouti au décret du 25 juillet 2001 qui prévoit désormais une prise en charge égale à trois fois le plafond de la participation forfaitaire des caisses primaires d'assurance maladie aux frais de séjour des assurés sociaux et de leurs ayants droit dans les stations de cure thermale. Ce tarif ne peut certes pas assurer la gratuité de l'hébergement dans les stations de cure, à l'hôtel ou en pension, mais il procure aux curistes relevant de l'article L. 115 du code déjà cité un niveau de prise en charge nettement supérieur à celui du droit commun de la sécurité sociale. Toutefois, pour tenir compte des difficultés soulevées par ce décret, le secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants a demandé à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre d'examiner la faisabilité financière et juridique d'un complément au remboursement qui serait éventuellement versé par cet établissement public aux curistes disposant de ressources modestes.

Données clés

Auteur : M. Dominique Dord

Type de question : Question écrite

Rubrique : Anciens combattants et victimes de guerre

Ministère interrogé : emploi et solidarité

Ministère répondant : anciens combattants

Dates :
Question publiée le 22 octobre 2001
Réponse publiée le 7 janvier 2002

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