Tunisie
Question de :
M. André Gerin
Rhône (14e circonscription) - Communiste
M. André Gérin attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères au sujet de la situation de la Tunisie vis-à-vis de la liberté de presse et des droits de l'homme. L'association « Reporters sans frontières » s'inquiète du nombre croissant d'emprisonnement de journalistes, des mauvais traitements et des tortures qu'ils subissent en prison. La presse indépendante ne peut pas exister, elle fait l'objet de surveillance, de censure et de harcèlement. Les journalistes tunisiens ne peuvent pas enquêter à l'étranger. Il en est de même dans l'autre sens : la presse, notamment française, y est régulièrement interdite. La Tunisie a ratifié des traités internationaux tels que le pacte international relatif aux droits civils et politiques et la convention des Nations Unies contre la torture et autres traitements cruels. Cette violation des droits de l'homme, de son expression, concerne aussi les Tunisiens qui ne partagent pas le même avis que les autorités du pays. Il lui demande ce que le gouvernement français entend faire pour inciter le gouvernement tunisien à respecter les droits de l'homme dans le cadre des relations diplomatiques entre nos deux pays.
Réponse publiée le 2 février 1998
La France est attentive à la situation des droits de l'homme en Tunisie, comme partout dans le monde. Elle est le premier partenaire de la Tunisie, et développe avec ce pays des relations traditionnelles d'amitié et de coopération dans tous les domaines. Dans ce contexte, les autorités françaises et tunisiennes entretiennent un dialogue régulier et confiant, et ne s'interdisent d'aborder aucun sujet. La visite d'Etat du Président Ben Ali, en octobre dernier, l'a confirmé, avec un bilan très positif. La France soutient la Tunisie dans ses choix économiques, convaincue que l'ouverture économique et le progrès social s'accompagnera nécessairement d'un progrès dans le domaine des droits de l'homme. Elle encourage la Tunisie à aller plus avant dans l'établissement d'un Etat de droit et dans le développement des libertés publiques, sans méconnaître le contexte régional difficile dans lequel se situe la Tunisie. Elle l'incite à poursuivre sur la voie des mesures qui ont été annoncées à la fin de 1997, notamment en faveur d'une plus grande liberté de la presse.
Auteur : M. André Gerin
Type de question : Question écrite
Rubrique : Politique extérieure
Ministère interrogé : affaires étrangères
Ministère répondant : affaires étrangères
Dates :
Question publiée le 24 novembre 1997
Réponse publiée le 2 février 1998