Question écrite n° 6887 :
exportations

11e Législature

Question de : M. Bernard Perrut
Rhône (9e circonscription) - Union pour la démocratie française

M. Bernard Perrut appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les conséquences fâcheuses qu'entraînerait la diminution envisagée dans le projet de loi de finances des moyens affectés à la promotion collective des vins sur les marchés extérieurs. En effet, le secteur viti-vinicole représente un chiffre d'affaires à l'exportation de 26 milliards de francs, au premier rang des secteurs agricoles. Ne bénéficiant pas d'aides directes à l'exportation, à la différence d'autres secteurs, il a le soutien efficace d'organismes publics comme la SOPEXA, dont la dotation est prévue pour 1998 en diminution de 40 millions. Au moment où le commerce international est en pleine croissance et où l'on voit émerger de nouveaux pays producteurs sur le marché, il lui demande s'il ne juge pas opportun de maintenir les moyens nécessaires pour assurer à la viticulture la possibilité d'actions efficaces de promotion et de recherche d'extension des marchés extérieurs.

Réponse publiée le 2 février 1998

Le secteur des vins et spiritueux représente, avec 26 milliards de francs de solde positif en 1996, le premier poste des exportations du secteur agro-alimentaire français. Les marchés correspondant au secteur des vins, ouverts et très concurrentiels, ont fait l'objet en 1997 d'une étude de filière menée à la demande du ministère de l'agriculture et de la pêche par la SOPEXA, avec le concours du centre français du commerce extérieur, pour établir une stratégie de promotion collective à l'export, car la France détient 40 à 50 % des parts de marché des vins tranquilles, et souhaite conserver et améliorer sa place sur les marchés internationaux. Dans ces conditions, le budget 1998 de l'ONIVINS prévoit, en dépit d'un contexte budgétaire très serré, de renforcer les actions de promotion collective, dont la ligne passe de 52 millions de francs dans le budget primitif de 1997 à 62 millions de francs dans le budget primitif de 1998. En ce qui concerne la SOPEXA, l'audit actuel mené conjointement par l'inspection générale des finances et l'inspection générale de l'agriculture permettra de dégager les priorités du « contrat d'objectif » que le président et le direction général de la SOPEXA devront présenter au ministre de l'agriculture et de la pêche. Le secteur des vins aura, dans ce cadre, la place qui lui revient.

Données clés

Auteur : M. Bernard Perrut

Type de question : Question écrite

Rubrique : Commerce extérieur

Ministère interrogé : agriculture et pêche

Ministère répondant : agriculture et pêche

Dates :
Question publiée le 24 novembre 1997
Réponse publiée le 2 février 1998

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