code de la route
Question de :
M. Bernard Perrut
Rhône (9e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Bernard Perrut demande à M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement ce qu'il pense des propositions qui ont été faites venues d'origines diverses de supprimer l'amnistie présidentielle pour les infractions aux règles de la sécurité routière, et quelle suite il entend donner à ces suggestions.
Réponse publiée le 31 décembre 2001
La dernière loi d'amnistie de 1995 écartait les infractions entraînant un retrait de plus de 3 points du permis de conduire. Ainsi avaient été exclus non seulement les délits, mais également les contraventions les plus graves qui constituent un risque évident pour les usagers de la route (excès de vitesse de 30 km/h et plus, franchissement des stops et des feux rouges, dépassements dangereux, arrêt ou stationnement dangereux, circulation sur la bande d'arrêt d'urgence...). Il s'agit d'infractions passibles d'une contravention de quatrième classe et d'une suspension du permis de conduire. Des hausses ponctuelles de l'accidentologie routière ont pu être observées quelques mois avant les élections présidentielles de 1988 et 1995, ce qui a conduit la FNAUT et des associations de victimes à interpeller les candidats à l'élection présidentielle. Comme il l'a rappelé lors de son intervention à l'Assemblée nationale, le 13 novembre dernier, en réponse à une question de M. Armand Jung, le ministre de l'équipement, des transports et du logement est défavorable à toute mesure d'amnistie aux infractions au code de la route, y compris le stationnement dangereux et sur des emplacements réservés aux handicapés. Par ailleurs, le Conseil national de sécurité routière a adopté, le 26 octobre 2001, une résolution demandant l'engagement immédiat des candidats et des formations politiques à renoncer, en cas d'élection, à toute décision d'amnistie, afin d'enrayer le relâchement des automobilistes constaté à l'approche de l'élection présidentielle.
Auteur : M. Bernard Perrut
Type de question : Question écrite
Rubrique : Sécurité routière
Ministère interrogé : équipement et transports
Ministère répondant : équipement et transports
Dates :
Question publiée le 3 décembre 2001
Réponse publiée le 31 décembre 2001