Question écrite n° 72036 :
FNDS

11e Législature

Question de : Mme Marcelle Ramonet
Finistère (1re circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

Mme Marcelle Ramonet appelle l'attention de Mme la ministre de la jeunesse et des sports sur le devenir du Fonds national pour le développement du sport (FNDS). Elle lui rappelle que la loi organique n° 2001-692 entraînera la disparition du FNDS à compter du 1er janvier 2005, par l'abrogation de l'ordonnance n° 59-2 du 2 janvier 1959 qui avait institué les comptes spéciaux du Trésor. Dans sa forme actuelle, les crédits du FNDS sont gérés en partenariat entre le ministère et le mouvement sportif représenté par le comité national olympique et sportif français (CNOSF) mais également de façon déconcentrée dans chaque région et chaque département entre les représentants de l'Etat et du monde sportif. Attachés à la gestion paritaire comme à la poursuite d'une politique volontaire en faveur de la pratique sportive, les comités régionaux olympiques et sportifs (CROS) et les comités départementaux olympiques et sportifs (CDOS) se sont émus, lors de leur récent congrès, de cette nouvelle donne. Ils craignent en effet que cette mesure conduise en 2005 à un fléchissement des moyens consacrés au développement du sport. Elle lui indique que le mouvement sportif souhaite que l'Etat s'engage, dès à présent, à inscrire les recettes affectées au FNDS sur un compte d'affectation spéciale du budget général du ministère de la jeunesse et des sports et de confirmer pour l'avenir la gestion paritaire de ces crédits. Elle lui demande de lui préciser les modalités que le Gouvernement entend retenir pour rassurer le mouvement sportif français sur ces dispositions futures.

Réponse publiée le 6 mai 2002

Mme la ministre de la jeunesse et des sports a été destinataire d'une motion exprimant des inquiétudes sur l'avenir du Fonds national de développement du sport (FNDS), émanant du Conseil national des comités régionaux olympiques et sportifs (CROS) et des comités départementaux olympiques et sportifs (CDOS). Cette motion lui a été directement communiquée par les représentants du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) à l'occasion de la tenue, le 10 octobre dernier, du conseil de gestion du FNDS. Contrairement aux craintes du mouvement sportif, le FNDS, en tant que tel, n'est pas « abrogé », puisque la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF) maintient l'existence des comptes d'affectation spéciale. En revanche, il est exact que l'article 21 de ce texte dispose que les recettes des comptes d'affectation spéciale sont « par nature en relation directe avec les dépenses concernées », ce qui n'est que partiellement le cas pour le FNDS (essentiellement à hauteur des 22,87 MEUR, soit 150 MF, de la taxe de 5 % sur les droits de retransmission audiovisuelle des spectacles sportifs qui avait été proposée au Parlement). Il est donc certain que, si les choses restent en l'état, l'abrogation de l'ordonnance du 2 janvier 1959 à compter du 1er janvier 2005 privera de base juridique l'essentiel des ressources du FNDS, qui provient du prélèvement sur les enjeux de la Française des jeux. Une réponse juridiquement recevable pourrait être l'inscription de ces crédits dans le budget général du ministère de la jeunesse et des sports. Si cette solution est retenue, il faudrait s'assurer préalablement qu'un tel changement de statut permette le suivi en gestion des crédits ainsi « budgétisés », compte tenu des nouvelles règles posées par la LOLF (fongibilité des crédits entre titres, limitation des reports). De son côté, le mouvement sportif, comme le président du Comité national olympique et sportif français vient à nouveau d'en faire part à Mme la ministre de la jeunesse et des sports, souhaite le maintien du FNDS sous sa forme actuelle de compte d'affectation spéciale. M. Laurent Fabius, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, et Mme Florence Parly, secrétaire d'Etat au budget, ont été informés de cette demande. En tout état de cause, ainsi que cela a été indiqué devant le Parlement au cours du débat budgétaire, Mme la ministre considère que le principe de la gestion paritaire des crédits du FNDS entre l'Etat et le mouvement sportif, y compris au niveau déconcentré, peut et doit être maintenu, quel que soit le cadre juridique retenu. Les services du ministère de la jeunesse et des sports et ceux de la direction du budget, en concertation avec le mouvement sportif, vont travailler ensemble à dessiner la forme juridique que pourra prendre, à l'avenir, le FNDS, de façon à lever toutes les inquiétudes. Il n'y aurait que des avantages à ce que les assemblées soient tenues informées de leurs travaux.

Données clés

Auteur : Mme Marcelle Ramonet

Type de question : Question écrite

Rubrique : Sports

Ministère interrogé : jeunesse et sports

Ministère répondant : jeunesse et sports

Dates :
Question publiée le 21 janvier 2002
Réponse publiée le 6 mai 2002

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