Question écrite n° 7684 :
emplois jeunes

11e Législature

Question de : M. Jean-Pierre Blazy
Val-d'Oise (9e circonscription) - Socialiste

M. Jean-Pierre Blazy appelle l'attention de M. le ministre de la défense sur les intentions de l'Etat pour les emplois jeunes qui devront intégrer la gendarmerie nationale en qualité d'ajoint de sécurité. Les informations qui ont été fournies indiquent que ce dispositif sera effectivement appliqué sur tout le territoire national, mais que les salaires de ceux-ci seront pris en charge à 80 % par l'Etat alors que les salaires des adjoints de sécurité recrutés par le ministère de l'intérieur sont totalement pris en charge par l'Etat. L'inquiétude des maires du Val-d'Oise qui sont concernés par les zones de gendarmerie est de devoir participer au financement de ces emplois jeunes sur leurs propres budgets, alors que ceux concernés par les zones de police d'Etat ne le devront pas. Il lui demande donc quels mécanismes de compensation seront mis en place afin de rééquilibrer cette situation.

Réponse publiée le 9 février 1998

La loi du 16 octobre 1997, relative au développement d'activités pour l'emploi des jeunes, prévoit la création des adjoints de sécurité. Il s'agit de contractuels de droit public, recrutés par l'Etat, et placés auprès des fonctionnaires des services actifs de la police nationale pour exercer des missions d'accueil et de sécurisation. Le financement de ces emplois est assuré par l'Etat. Ainsi 20 000 adjoints de sécurité sont prévus. La gendarmerie nationale n'est pas concernée par ce dispositif. La loi précitée prévoit également la création d'emplois d'agents locaux de médiation, qui sont des emplois jeunes de droit commun. Ce dispositif repose sur la conclusion, entre l'Etat et les employeurs des secteurs publics ou associatifs, de conventions destinées à permettre le développement d'activités d'utilité sociale répondant à des besoins nouveaux ou non satisfaits. C'est ainsi que dans le domaine de la sécurité, cette loi permet aux collectivités locales, comme à certains organismes associatifs, de recruter des agents locaux de médiation, et ce quelle que soit la zone de compétence, police ou gendarmerie, en matière de sécurité publique. La rémunération de ces personnels est au moins égale au SMIC. Les collectivités locales contribuent à hauteur de 20 % au versement de ce salaire, le reste étant financé par l'Etat. Enfin, la loi de programmation militaire 1997-2002 a prévu 27 171 volontaires dans les forces armées, dont 16 232 dans la gendarmerie nationale. Ce dispositif spécifique, distinct de celui des emplois jeunes, sera financé en totalité par le budget de la défense.

Données clés

Auteur : M. Jean-Pierre Blazy

Type de question : Question écrite

Rubrique : Emploi

Ministère interrogé : défense

Ministère répondant : défense

Dates :
Question publiée le 15 décembre 1997
Réponse publiée le 9 février 1998

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