Question écrite n° 7920 :
ergothérapeutes

11e Législature

Question de : M. Bernard Perrut
Rhône (9e circonscription) - Union pour la démocratie française

M. Bernard Perrut appelle l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur les risques de confusion de compétences pouvant être entraînés par la création des nouveaux emplois-jeunes mis en parallèle avec certaines professions existantes et protégées par un statut. Il lui signale notamment le cas du 16e métier, dit d'« accompagnateur de personnes dépendantes », dont la définition comporte : « faciliter la réinsertion lors de la sortie de l'hôpital ». Or cette terminologie fait partie de la définition des actes professionnels des ergothérapeutes, dont la formation est réglementée et pour lesquels le code de la santé publique prévoit des sanctions pénales en cas d'exercice illégal de l'ergothérapie. La création de ce nouveau métier ne risque-t-elle pas de mettre en cause l'embauche des ergothérapeutes dans de nombreux domaines ? Il lui demande quelles dispositions peuvent être prises pour éviter que cette 16e profession ne mette pas en cause la qualité des soins apportés aux personnes bénéficiaires et ne porte pas atteinte à l'avenir de la profession d'ergothérapeute.

Réponse publiée le 23 mars 1998

L'honorable parlementaire a bien voulu appeler l'attention de la ministre de l'emploi et de la solidarité sur les conséquences du programme « nouveaux services-nouveaux emplois » sur les activités de certains professionnels, notamment les ergothérapeutes. Comme cela a été indiqué dans la circulaire du 24 octobre 1997 relative à la mise en oeuvre du programme précité, les emplois créés pour les jeunes bénéficiaires de ce programme ne doivent en aucun cas se substituer à des emplois déjà existants du secteur public ou du secteur privé. C'est un point sur lequel il a été demandé aux préfets d'être particulièrement vigilants. Cette exigence de non-substitution aux emplois existants, et notamment aux emplois relevant de professions réglementées, a été rappelée, s'agissant des professions médicales, paramédicales et sociales, dans la circulaire du 12 février 1998 relative à la mise en place du programme « nouveaux services-nouveaux emplois » dans les secteurs sanitaire et social. Par ailleurs, il convient de rappeler qu'il n'y a pas de liste officielle de métiers qui bénéficient de l'aide de l'Etat dans le cadre de ce dispositif. Les vingt-deux métiers repris au mois d'août dans un quotidien du soir n'avaient de valeur que comme exemple. L'objectif est de répondre aux vrais besoins là où ils s'expriment. Ce sera donc aux préfets, dans le cadre des instructions qui leur sont données, de valider les projets. L'activité évoquée vise à répondre aux besoins importants d'accompagnement de personnes dépendantes, notamment après une hospitalisation. Il s'agit d'organiser leur retour dans de bonnes conditions, de préparer leur domicile, de prendre rendez-vous avec les professsions spécialisées, de prendre en compte les besoins de transports, enfin de résoudre des problèmes matériels, administratifs et sociaux. Cette activité est ainsi complémentaire du travail social et elle n'interfère pas avec celle des professions de santé réglementées comme les ergothérapeutes.

Données clés

Auteur : M. Bernard Perrut

Type de question : Question écrite

Rubrique : Professions de santé

Ministère interrogé : emploi et solidarité

Ministère répondant : emploi et solidarité

Dates :
Question publiée le 15 décembre 1997
Réponse publiée le 23 mars 1998

partager