assurance maladies et accidents
Question de :
M. Jean-Paul Bacquet
Puy-de-Dôme (4e circonscription) - Socialiste
M. Jean-Paul Bacquet attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les problèmes auxquels sont confrontés certains adhérents de compagnie d'assurances. En effet, lorsqu'une personne est déclarée invalide à 100 % par la sécurité sociale, elle peut être évaluée à un pourcentage moindre par le « médecin expert » de la compagnie d'assurances dont elle dépend. Cela a pour conséquence de créer des situations difficilement gérables, et quelquefois tragiuqes, où un malade invalide est à la fois interdit de travail par les médecins de la sécurité sociale, mais déclaré apte à reprendre son emploi par un médecin au service d'une compagnie d'assurances. Ne pourrait-on pas envisager que la notion « d'invalidité » soit définie pour les compagnies d'assurances sur les mêmes bases que celles de la sécurité sociale. Il lui demande de lui faire connaître sa position à ce sujet, et les mesures qu'il entend éventuellement prendre pour faire cesser cette situation.
Réponse publiée le 15 juin 1998
Dans le cadre d'un contrat d'assurance, la définition de l'invalidité relève de la liberté contractuelle. Par conséquent, chaque société d'assurance peut choisir une définition spécifique de l'invalidité en fonction de sa démarche commerciale relative à la couverture de ce risque. Cette définition peut s'avérer différente de celle retenue par les organismes de sécurité sociale, ce qui peut être source d'incompréhension pour les assurés. Cela étant, un alignement sur la définition de l'invalidité utilisée par la sécurité sociale apparaît difficilement envisageable. Cela conduirait à soumettre complètement les sociétés d'assurance aux décisions des organismes sociaux quant à la définition, variable au cours du temps, du risque couvert. Or une telle situation est incompatible avec une appréciation et une tarification correctes des risques. C'est pourquoi la commission consultative de l'assurance, instance comprenant des représentants des professionnels et des consommateurs, préconise, dans son rapport relatif à l'assurance emprunteurs, de renforcer l'information des assurés en ce qui concerne la définition de l'invalidité. Elle recommande notamment que les documents d'information remis à l'assuré comportent une mise en garde explicite sur l'absence de liens entre les décisions de la sécurité sociale et celles des assureurs en matière d'invalidité. Elle propose également d'harmoniser les dénominations des différents types d'invalidité et d'incapacité utilisés par les assureurs afin de favoriser la comparaison entre les différents contrats. Les services du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie étudient la mise en oeuvre de ces différentes propositions.
Auteur : M. Jean-Paul Bacquet
Type de question : Question écrite
Rubrique : Assurances
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 22 décembre 1997
Réponse publiée le 15 juin 1998