fédération nationale des sourds de France
Question de :
M. Bruno Le Roux
Seine-Saint-Denis (1re circonscription) - Socialiste
M. Bruno Le Roux appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la situation dans laquelle se trouve la Fédération nationale de sourds de France. Cette fédération a pour vocation de promouvoir la présence des sourds dans la société et la reconnaissance de leur culture. Il s'agit notamment pour elle de permettre la présence d'un interprète chaque fois que cela est nécessaire pour un coût unitaire de 600 francs. Mais la faiblesse des soutiens financiers qui lui sont accordés ne lui permettent pas de fournir à la communauté sourde les moyens nécessaires à la bonne insertion de ses membres dans la vie sociale. Il lui demande quelles mesures pourraient être prises pour soutenir davantage l'action de cette fédération.
Réponse publiée le 16 février 1998
L'action de l'Etat en faveur de la reconnaissance et de l'insertion des sourds dans la société s'appuie notamment sur les crédits d'intervention du ministère de l'emploi et de la solidarité. L'action de ce ministère repose à ce titre sur le relais privilégié constitué par le secteur associatif et principalement la Fédération nationale des sourds de France. L'Etat apporte un appui financier direct à cette association qui disposait, en l'occurrence, d'une subvention de 90 000 francs en 1997. Il appartient au ministre de l'emploi et de la solidarité d'établir, dans le cadre des crédits budgétaires votés par le Parlement, le montant des subventions accordées aux associations nationales agissant en faveur des handicapés. Il lui revient donc de définir, le cas échéant, les modalités d'une modification des conditions de financement de la Fédération nationale des sourds de France, dans le contexte actuel de stabilisation des crédits budgétaires et de maîtrise des dépenses publiques. Pour autant, le soutien financier de l'Etat ne se limite pas aux seules subventions ministérielles versées. Il existe ainsi des dispositions fiscales spécifiques applicables aux personnes handicapées et par conséquent aux sourds, destinées à compenser partiellement les charges supplémentaires occasionnées par le handicap. De même, certaines prestations en faveur des handicapés ont vocation à couvrir des frais tels que le recours à un interprète.
Auteur : M. Bruno Le Roux
Type de question : Question écrite
Rubrique : Associations
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 22 décembre 1997
Réponse publiée le 16 février 1998