sapeurs-pompiers
Question de :
M. Franck Marlin
Essonne (2e circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Franck Marlin attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les nombreux actes de violence qui entravent les interventions des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires dans certains quartiers dits sensibles. Des exemples récents de fausses alertes, dégradations volontaires et, plus grave, d'agressions physiques sont à déplorer en Essonne. Cette violence, qui s'exerce à l'encontre de femmes et d'hommes courageux, est inacceptable. Il l'interroge sur les dispositions qu'il compte prendre afin d'assurer une protection des sapeurs-pompiers lorsqu'il sont dans l'exercice de leur mission.
Réponse publiée le 16 février 1998
Les manifestations de violences urbaines affectent souvent le bon fonctionnement des services publics. Pour prévenir ces situations des dispositions spécifiques ont été étudiées pour sécuriser les interventions de sapeurs-pompiers dans les zones urbaines sensibles. Elles prennent la forme d'organisation de liaisons radio, communication réciproque de renseignements, de la définition de modalités mutuelles d'intervention, d'actions de formation commune... Des instructions ont été adressées aux services de police pour resserrer les liens traditionnels existant entre les services de sécurité publique et les sapeurs-pompiers afin que ces derniers puissent intervenir dans des conditions optimales de sécurité. Dans le département de l'Essonne, et plus précisément dans certains quartiers de l'agglomération urbaine d'Evry-Corbeil, des dispositions sont prises pour assurer l'accompagnement des équipes de secours et d'incendie lorsque la situation le nécessite. A cet effet, un protocole a été conclu en 1996 à Evry, prévoyant notamment la mise en place d'une coordination opérationnelle police-pompiers en cas de sinistre survenant dans ces zones urbaines sensibles.
Auteur : M. Franck Marlin
Type de question : Question écrite
Rubrique : Sécurité publique
Ministère interrogé : intérieur
Ministère répondant : intérieur
Dates :
Question publiée le 29 décembre 1997
Réponse publiée le 16 février 1998