cotisations
Question de :
M. Gérard Gouzes
Lot-et-Garonne (2e circonscription) - Socialiste
M. Gérard Gouzes attire l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur la situation des agriculteurs qui bénéficient d'une indemnisation à la suite d'un sinistre survenu antérieurement à la réforme instituée par la loi du 23 janvier 1990, mais dont le versement effectif des indemnités est postérieur. Ne peut-on pas considérer cette indemnisation comme un revenu exceptionnel qui doit être rattaché à l'exercice de la réalisation du sinistre et donc ne pas être soumis à cotisations sociales ? Il apparaît en effet injuste de faire cotiser deux fois des agriculteurs dans cette situation : une fois sur le revenu cadastral, une fois sur les revenus professionnels. Devant cet état de fait, ne semble-t-il pas opportun que des correctifs soient apportés pour la détermination de l'assiette des cotisations des agriculteurs en posant le principe de l'exclusion des indemnisations exceptionnelles de l'assiette des cotisations sociales. Il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour modifier la réglementation actuelle.
Réponse publiée le 23 mars 1998
La réforme des cotisations sociales engagée depuis 1990 a eu pour objectif de calculer les cotisations sociales des agriculteurs sur leurs revenus professionnels, bénéfices fiscaux forfaitaires ou réels, comme pour les autres catégories sociales. Ainsi, aux termes de l'article 1003-12 du code rural, sont considérés comme revenus professionnels, pour la détermination de l'assiette des cotisations dues au régime de protection sociale des personnes non salariées des professions agricoles, les revenus nets professionnels retenus pour le calcul de l'impôt sur le revenu, ou le cas échéant de leurs sommes. En conséquence, dès lors que les revenus exceptionnels résultant d'une indemnisation entrent en ligne de compte pour la détermination du bénéfice fiscal, ils doivent également être pris en considération dans l'assiette des cotisations sociales. Il est peu important que ce revenu exceptionnel se rapporte à une période où, du fait de la réglementation applicable, un tel revenu n'était pas intégré dans l'assiette des cotisations. Néanmoins, les caisses de mutualité sociale agricole peuvent, avec les crédits mis à leur disposition par le BAPSA à cet effet, étaler le paiement d'une partie des cotisations dues. Les caisses de mutualité sociale agricole peuvent également accorder la remise des majorations de retard dues.
Auteur : M. Gérard Gouzes
Type de question : Question écrite
Rubrique : Sécurité sociale
Ministère interrogé : emploi et solidarité
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 19 janvier 1998
Réponse publiée le 23 mars 1998