chômeurs
Question de :
M. Dominique Baudis
Haute-Garonne (1re circonscription) - Union pour la démocratie française
M. Dominique Baudis appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur la participation financière de l'Etat pour réduire le prix des transports des demandeurs d'emplois. Il approuve la décision de l'Etat en faveur des demandeurs d'emplois de la région Ile-de-France, mais il demande qu'elle soit étendue à tous les réseaux de transports en commun. En prenant en charge 50 % du coût d'un « chèque mobilité », d'une valeur unitaire de 50 francs, qui serait attribué aux seuls demandeurs d'emplois de la région Ile-de-France, l'Etat accentuerait le traitement inéquitable existant entre la région parisienne et la province en matière de transport. En effet, cette mesure s'ajoute à l'aide importante que l'Etat accorde déjà sous forme de subventions de fonctionnement pour les seuls transports de la région parisienne, tous les autres réseaux de transport en commun étant exclus de telles mesures. Il est indispensable d'établir un traitement identique pour toutes les collectivités. Il souhaiterait donc que l'aide de l'Etat soit accordée, sur les mêmes bases que celles qui viennent d'être mises en vigueur pour la région d'Ile-de-France, à l'ensemble des autorités organisatrices des transports en commun.
Réponse publiée le 1er juin 1998
Le système d'aide au transport en faveur de certaines catégories de demandeurs d'emploi en Ile-de-France est mis en place par le syndicat des transports parisiens, autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, et est financé sur le produit du versement de transport et par diverses contributions spécifiques (ASSEDIC, région Ile-de-France, départements...). En ce qui concerne la contribution des ASSEDIC, celle-ci a été possible du fait d'une décision de principe favobrale, prise par l'UNEDIC, et qui ne concerne pas particulièrement l'Ile-de-France. Le dispositif a été établi à l'initiative de l'Etat qui est majoritaire au sein du conseil d'administration du syndicat des transports parisiens. Le ministre de l'équipement, des transports et du logement a proposé aux collectivités territoriales d'y être associées. La mise en place de dispositifs similaires dans d'autres régions relève de la compétence des autorités organisatrices de transport urbain et non urbain. En pratique et comme le souligne l'honorable parlementaire, nombre d'entre elles ont déjà prévu des mécanismes de prise en charge comparables à celui mis en place par le syndicat des transports parisiens. Le ministre de l'équipement, des transports et du logement est tout à fait favorable à l'extension de ce dispositif à toutes les agglomérations qui le souhaitent et a demandé à ses services de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de leur apporter un soutien juridique et technique.
Auteur : M. Dominique Baudis
Type de question : Question écrite
Rubrique : Emploi
Ministère interrogé : équipement et transports
Ministère répondant : équipement et transports
Signalement : Question signalée au Gouvernement le 25 mai 1998
Dates :
Question publiée le 26 janvier 1998
Réponse publiée le 1er juin 1998