budget et réforme de l'État : services extérieurs
Question de :
M. Jean-Marie Aubron
Moselle (8e circonscription) - Socialiste
Interpellé par le Syndicat national des cadres des douanes, M. Jean-Marie Aubron attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le démantèlement des services douaniers de proximité. En effet, un projet de démantèlement géographique des services douaniers serait à l'étude, prévoyant la suppression de la quasi-totalité des 250 postes comptables et de 50 % des bureaux de douane. Pourtant, ces services sont déterminants pour l'accès des PME/PMI au commerce international. Ils ont également en charge la gestion de la réglementation nécessitant des services publics de proximité viticulture, débitants de tabac, transporteurs et répartition de la taxe intérieure sur les produits pétroliers. Cette réforme semble se faire dans la précipitation sans évaluer son impact sur le service public de proximité : dont la qualité sera une fois de plus amoindrie. C'est pourquoi, il le prie de bien vouloir lui indiquer ses intentions.
Réponse publiée le 12 septembre 2006
Depuis plusieurs années, la direction générale des douanes et droits indirects s'est engagée dans une importante démarche de modernisation afin de renforcer son efficacité, d'améliorer la qualité du service rendu à l'usager et de développer sa capacité de lutte contre les grandes fraudes, en préservant une présence adaptée de ses services sur l'ensemble du territoire. Amorcé en 2002, ce processus, qui participe de la réforme de l'État, a concerné tous les secteurs d'activité de la douane : contributions indirectes, surveillance terrestre et maritime, renseignement et administration générale. La réforme du dédouanement vient parachever ce mouvement. Chaque réorganisation importante initiée au sein du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie est menée selon une méthodologie éprouvée : tout d'abord, une consultation de l'ensemble des acteurs concernés, très souvent suivie d'une expérimentation puis d'une évaluation et, enfin seulement, d'une généralisation, si les résultats sont concluants. Depuis plus d'un an, une réflexion a été engagée avec les agents et les principaux opérateurs économiques et fédérations professionnelles concernés afin d'envisager les adaptations à apporter au dédouanement français, placé de fait dans une situation de concurrence avec ses homologues européens et contraint de prendre en compte la dématérialisation des formalités prônée par la Commission. La situation n'est en effet pas favorable pour la France : un audit mené récemment sur le traitement douanier des grands opérateurs du commerce international montre une augmentation du dédouanement à l'étranger pour des produits destinés à la France. Dans ces conditions, reconquérir ces flux est un impératif stratégique pour promouvoir l'attractivité des plates-formes portuaires et aéroportuaires françaises et permettre ainsi d'y maintenir et développer des activités logistiques en France, sources importantes d'emplois. Ce diagnostic posé, la réflexion va se prolonger dès l'automne prochain par l'ouverture d'une phase d'expérimentation qui sera menée dans plusieurs régions et dont un bilan sera établi à l'automne 2007. La direction régionale des douanes dont relève la circonscription du parlementaire n'est pas concernée par cette expérimentation et poursuivra donc son activité dans un cadre organisationnel inchangé.
Auteur : M. Jean-Marie Aubron
Type de question : Question écrite
Rubrique : Ministères et secrétariats d'état
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 1er août 2006
Réponse publiée le 12 septembre 2006