traitements et salaires
Question de :
M. Claude Girard
Doubs (1re circonscription) - Union pour un Mouvement Populaire
M. Claude Girard appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur une situation affectant grand nombre de personnes imposables. En effet, un enfant-étudiant est rattaché au foyer fiscal de ses parents. Si cette personne accomplit un stage rémunéré ou un emploi saisonnier, la rémunération est soumise à l'impôt. Ce genre de mission engageant des frais de transports, ces derniers ne peuvent être comptabilisés en frais réels, si l'étudiant n'est pas propriétaire du véhicule et donc titulaire de la carte grise. Alors que cette situation est admise pour l'épouse qui emprunte le véhicule de son époux. Aussi, dans un souci d'équité, ne serait-il pas possible d'envisager de compléter l'instruction administrative du 30 décembre 1998, afin qu'un enfant, qui est à la charge de ses parents, demandant son rattachement fiscal, puisse bénéficier de cette déduction de frais réels, même s'il emprunte le véhicule parental. Il lui demande de lui indiquer si une adaptation de cette réglementation est envisageable.
Réponse publiée le 10 février 2004
Conformément aux dispositions du cinquième alinéa du 3° de l'article 83 du code général des impôts, les salariés peuvent, pour la détermination de leur rémunération nette imposable, renoncer à la déduction forfaitaire de 10 % et opter pour la déduction du montant réel et justifié de leurs frais professionnels, parmi lesquels figurent les frais de transport qu'ils engagent pour se rendre de leur domicile à leur lieu de travail et en revenir. Lorsque cette option est exercée, les salariés peuvent, lorsqu'ils sont propriétaires du véhicule qu'ils utilisent, se référer à l'évaluation publiée chaque année par la direction générale des impôts du prix de revient kilométrique des véhicules automobiles et des véhicules deux-roues motorisés (vélomoteurs, scooters ou motos). En revanche, comme ils prennent notamment en compte la dépréciation que le véhicule a subie au cours de l'année d'imposition, ces barèmes fiscaux ne peuvent pas être utilisés par les salariés qui, n'étant pas propriétaires du véhicule, ne supportent à ce titre aucun frais. Cela étant, ces personnes conservent la faculté de faire état des frais qu'elles ont réellement engagés au titre de l'utilisation du véhicule, sous réserve de justifier de leur réalité el de leur montant. A cet égard, à titre de simplification, les dépenses de carburant, qui représentent l'essentiel des frais résultant de l'utilisation d'un véhicule mis à disposition, peuvent être évaluées par référence aux barèmes spécifiques d'évaluation forfaitaire publiés annuellement au Bulletin officiel des impôts par l'administration. L'instruction du 6 mars 2003, publiée sous la référence 5 F-5-03, précise les montants applicables en fonction des véhicules utilisés pour l'imposition des revenus 2002. Ces dispositions permettent de prendre en compte de façon équitable les frais exposés quelle que soit la situation du contribuable au regard du véhicule utilisé. Il n'est pas envisagé de les modifier.
Auteur : M. Claude Girard
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impôt sur le revenu
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 24 novembre 2003
Réponse publiée le 10 février 2004