étudiants
Question de :
M. Philippe Rouault
Ille-et-Vilaine (3e circonscription) - Union pour un Mouvement Populaire
M. Philippe Rouault * souhaite attirer l'attention de M. le ministre délégué aux relations du travail sur les inquiétudes soulevées par l'union régionale des associations de parents d'enfants déficients auditifs (URAPEDA) de Bretagne quant à la décision de l'association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH) d'arrêter le financement des pôles de soutien à l'intégration des étudiants handicapés à la rentrée 2005-2006. Ces dispositifs - mis en place en 1990 et financés principalement par l'AGEFIPH, mais aussi par le Fonds social européen, les universités et les grandes écoles - ont fait preuve de leur efficacité en permettant à un nombre très important de jeunes sourds de réussir leurs études et de s'insérer rapidement dans le monde du travail. Ainsi, en Bretagne, en 10 ans, 120 étudiants sourds ou malentendants ont été épaulés. Aujourd'hui, l'AGEFIPH aurait décidé de stopper le financement des mesures en faveur de l'accompagnement des étudiants handicapés par la promulgation de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. En effet, celle-ci introduit le droit de compensation des conséquences du handicap et propose d'autres types de financement. Or, en l'état actuel, les décrets d'application n'étant pas encore parus, il n'existe aucune certitude quant à la prise en compte des besoins en aides techniques et humaines des étudiants sourds. Aussi, il le remercie de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre afin que la formation des jeunes sourds concernés ne soit pas remise en cause par l'arrêt des financements pour l'année universitaire 2005-2006 et, dès lors, de rassurer tant les personnes qui se sont engagées dans un cursus long, et qui craignent de voir leurs efforts anéantis, que celles qui, actuellement en fin d'études secondaires, souhaitent accéder à l'enseignement supérieur. - Question transmise à M. le ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille.
Réponse publiée le 27 décembre 2005
Lors du congrès de l'UNISDA, le 8 octobre 2005, M. Philippe Bas, ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille a rappelé que la loi du 11 février 2005 veut assurer la continuité des parcours scolaires des jeunes étudiants handicapés jusqu'à l'université et, plus généralement, jusqu'à l'enseignement supérieur. L'accompagnement doit donc lui aussi continuer. À la suite de la décision de l'AGEFIPH qui envisageait de cesser de financer l'accompagnement des étudiants, il a été demandé aux services des trois ministères chargés des personnes handicapées, de l'insertion professionnelle des jeunes et de l'enseignement supérieur de rechercher conjointement des solutions visant à favoriser la continuité. Suite à ce travail, il a été décidé que l'État passerait une convention avec l'AGEFIPH afin de maintenir les circuits actuels de financement dans les mêmes conditions jusqu'à la fin de l'année scolaire 2005-2006 et d'en partager la charge. Dès la rentrée 2006, le dispositif relais fondé sur les nouvelles obligations en matière d'accessibilité de l'université et la création du droit à compensation seront mis en place. Cette solution évitera toute rupture dans les scolarités des jeunes.
Auteur : M. Philippe Rouault
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement supérieur
Ministère interrogé : relations du travail
Ministère répondant : sécurité sociale, personnes âgées, personnes handicapées et famille
Dates :
Question publiée le 12 avril 2005
Réponse publiée le 27 décembre 2005