adoption
Question de :
Mme Anne-Marie Comparini
Rhône (1re circonscription) - Union pour la Démocratie Française
Mme Anne-Marie Comparini souhaite appeler l'attention de M. le ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille sur le non-respect des dispositions prises lors des discussions à l'Assemblée nationale de la loi n° 2005-744 portant réforme de l'adoption. En effet, le projet de réforme devait instituer une troisième voie entre la démarche individuelle et le recours à un organisme autorisé pour l'adoption (OAA) et l'engagement avait été pris lors des débats que cette structure et les associations de parents adoptifs aient une voix consultative. Or, à la lecture des statuts qui seront présentés à l'assemblée constitutive du groupement d'intérêt public « Agence française de l'adoption », il est à constater que cela n'est pas respecté. Les OAA font partie de l'exécutif et constituent un troisième collège, après l'État et les départements, ils n'ont plus le rôle consultatif présenté aux élus. Quant à elles, les associations de parents sont reléguées dans un comité de suivi, qui se réunira deux fois par an avec pour mission de trouver une issue à une situation de crise. Elle désire donc connaître les raisons de ce recul de la part des services du ministère et savoir s'il va éviter de mettre en oeuvre ce projet de statut afin de respecter les engagements pris lors des discussions parlementaires.
Réponse publiée le 8 août 2006
Les statuts du groupement d'intérêt public approuvés par arrêté du 12 décembre 2005 prévoient la participation des organismes autorisés pour l'adoption dans les instances décisionnelles de la structure aux côtés de l'État et des départements d'une part, et celle des associations au sein du comité de suivi d'autre part. Les dispositions de l'article R. 225-12 du code de l'action sociale et des familles précisent à quelles conditions une personne morale est dite « organisme autorisé pour l'adoption ». Celles-ci ne sont pas toutes satisfaites par les associations de parents : ces dernières ne peuvent conduire ou suivre une procédure d'adoption. Sans méconnaître leur rôle essentiel de représentation et de défense des intérêts des familles ainsi que leurs compétences, il est apparu nécessaire de ne pas les associer aux instances décisionnelles de l'agence, mais de leur confier une place au sein d'une instance consultative ad hoc placée auprès de la directrice générale. Dans ses relations avec l'agence, le ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille est toutefois attentif à ce que le groupement développe avec ces associations un partenariat étroit ne se limitant pas à leur seule participation au comité de suivi. Ainsi, les premiers voyages organisés par l'agence à la fin du premier semestre 2006 ont été préparés avec les associations de parents, en fonction du pays d'origine des enfants à adopter.
Auteur : Mme Anne-Marie Comparini
Type de question : Question écrite
Rubrique : Famille
Ministère interrogé : sécurité sociale, personnes âgées, personnes handicapées et famille
Ministère répondant : sécurité sociale, personnes âgées, personnes handicapées et famille
Dates :
Question publiée le 20 décembre 2005
Réponse publiée le 8 août 2006