autoroutes
Question de :
M. André Chassaigne
Puy-de-Dôme (5e circonscription) - Gauche démocrate et républicaine
M. André Chassaigne interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur le déficit de présence humaine aux péages autoroutiers. En cette période estivale, les autoroutes françaises connaissent une recrudescence de trafic. Différentes études montrent une augmentation substantielle des tarifs, ainsi qu'une inhomogénéité de ces mêmes tarifs ramenés aux kilomètres parcourus. En effet, il existe de fortes disparités de tarif, selon l'autoroute que l'on emprunte. Les sociétés régissant ces tronçons autoroutiers sont en permanence dans la recherche de profit. Cela se traduit, entre autres, par des péages sans aucune présence physique. Dans certains péages, les usagers n'ont comme seuls moyens de paiement une carte bancaire ou du numéraire. Or les automobilistes n'ont aucune obligation de détenir une carte bancaire et peuvent ne pas disposer de monnaie. Dans ce cas, ils sont contraints d'attendre l'arrivée d'agents de la société autoroutière, attente dépassant fréquemment la demi-heure. Alors que leurs profits ne cessent de grossir, réduisant leur masse salariale au profit d'implantations d'automate, sans que de grands investissements concrets ne voient le jour, les sociétés se bornent, dans la majorité des cas, à avoir seulement une politique d'entretien, en proposant un service a minima aux usagers. Il lui demande d'instaurer des règles obligeant les différentes sociétés concessionnaires à maintenir une présence humaine à chaque péage.
Réponse publiée le 24 septembre 2013
L'automatisation des péages d'autoroutes a été engagée début 2000 par les sociétés concessionnaires, à l'époque majoritairement détenues par l'État. Cette automatisation n'est pas un cas isolé et s'explique par l'apparition d'innovations technologiques. La montée en puissance des cartes bancaires a également conduit de nombreux organismes publics ou privés à installer des automates de paiement. Néanmoins, la présence d'opérateurs aux péages est maintenue aux barrières terminales, soit en guichet, soit en poste de supervision. A cet égard, le maintien de personnels aux barrières isolées (échangeurs par exemple) pose des questions de sécurité, en particulier pour les échangeurs peu fréquentés, ce qui explique que les gestionnaires aient pu dans certains cas privilégier l'automatisation complète. Les agents des sociétés interviennent sur place, jour et nuit, pour assister les usagers en difficulté, même s'il est vrai que ces interventions peuvent être plus longues sur les barrières isolées. Conscient de ces enjeux, et afin de garantir une qualité de service à l'usager optimale, l'État a contractualisé avec les concessionnaires plusieurs indicateurs et objectifs de performance en matière d'entretien et d'exploitation, assortis de pénalités en cas de performance insuffisante. Les sociétés sont par exemple tenues de respecter un temps d'intervention sur incident, ainsi qu'un temps d'attente au péage limité. Le ministre délégué, chargé des transports, de la mer et de la pêche a demandé aux services la plus grande vigilance sur le respect des engagements contractuels. Dans ce contexte, l'effectif consacré à l'exploitation et à l'entretien du réseau dans les sociétés concessionnaires est resté stable depuis 2007.
Auteur : M. André Chassaigne
Type de question : Question écrite
Rubrique : Voirie
Ministère interrogé : Transports, mer et pêche
Ministère répondant : Transports, mer et pêche
Dates :
Question publiée le 13 août 2013
Réponse publiée le 24 septembre 2013