Fabrication de la liasse

Amendement n°II-AC564

Déposé le samedi 26 octobre 2024
Discuté
Retiré
(mercredi 30 octobre 2024)
Photo de monsieur le député Roger Chudeau
Photo de madame la députée Bénédicte Auzanot
Photo de monsieur le député Philippe Ballard
Photo de monsieur le député José Beaurain
Photo de monsieur le député Bruno Bilde
Photo de monsieur le député Bruno Clavet
Photo de madame la députée Nathalie Da Conceicao Carvalho
Photo de madame la députée Tiffany Joncour
Photo de madame la députée Florence Joubert
Photo de monsieur le député Julien Odoul
Photo de madame la députée Caroline Parmentier
Photo de monsieur le député Thierry Perez
Photo de madame la députée Lisette Pollet
Photo de madame la députée Sophie-Laurence Roy
Photo de monsieur le député Arnaud Sanvert
Photo de madame la députée Anne Sicard

Modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :

(en euros)
Programmes+-
Enseignement scolaire public du premier degré00
Enseignement scolaire public du second degré25 377 8520
dont titre 225 377 8520
Vie de l'élève00
Enseignement privé du premier et du second degrés00
Soutien de la politique de l'éducation nationale025 377 852
dont titre 2025 377 852
Enseignement technique agricole00
TOTAUX25 377 85225 377 852
SOLDE0
Exposé sommaire

Depuis des décennies, les gouvernements affichent leur volonté de faire de l’éducation une priorité des politiques publiques. Il y a un an, Gabriel Attal avait fait de l’école la « mère des batailles » : 1700 postes supprimés dans le 1er degré dans le budget 2024. Un an après, lors de son discours de politique générale, Michel Barnier a annoncé qu’il ferait de l’école une « priorité » : 4000 postes supprimés, dont 3155 dans le 1er degré. 

Pour justifier cette baisse des dépenses, le ministère met en avant une baisse de la démographie scolaire (à la rentrée 2025, on annonce une diminution de 97 000 élèves scolarisés). En fondant leur politique éducative sur une logique purement comptable, le Gouvernement oublie une chose essentielle : l’enseignement n’est une dépense, mais un investissement sur l’avenir. Faire des économies sur le système éducatif est une faute stratégique : c’est sacrifier l’avenir de nos enfants. 

 Cette faute est d’autant plus grave et injustifiée que notre école est dans un état de crise avancée. 50 % des élèves entrant en sixième ne savent pas lire correctement. L’État devrait profiter de la baisse démographique pour améliorer les conditions de l’enseignement (revaloriser les salaires, baisser les effectifs de classe, assurer le remplacement des professeurs absents, investir dans la formation initiale et continue des enseignants). 

Par ailleurs, la suppression des postes va accentuer les inégalités territoriales, en touchant massivement les zones rurales où la démographie est en berne. Comme toujours, c’est la France rurale et périphérique qui est sacrifiée les choix budgétaires de Bercy. 

Le présent amendement vise à compenser la suppression des 438  ETPT du programme 141. 

 

Il augmente les crédits de titre 2 de l’action 1 « Enseignement en collège » du programme 141 « Enseignement scolaire public du second degré » de 25 377 852 euros et réduit à due concurrence les crédits de l’action 1 « Pilotage et mise en œuvre des politiques éducatives » du programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale ».