Session annuelle de l’AP-OTAN en 2025 (Ljubljana)

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71e session annuelle à Ljubljana (Slovénie) du 10 au 13 octobre 2025 – chefs des délégations du Triangle de Weimar | Copyright : Assemblée nationale
71e session annuelle à Ljubljana (Slovénie) du 10 au 13 octobre 2025 | Copyright : Assemblée nationale
Commission sur la démocratie et la sécurité en Sicile et à Lampedusa (Italie) du 27 octobre au 29 octobre 2025 | Copyright : Assemblée nationale
71e session annuelle à Ljubljana (Slovénie) du 10 au 13 octobre 2025 – réunion bilatérale avec la délégation allemande | Copyright : Assemblée nationale
71e session annuelle à Ljubljana (Slovénie) du 10 au 13 octobre 2025 | Copyright : Assemblée nationale

L’Assemblée parlementaire de l’OTAN (AP-OTAN) tient normalement deux sessions par an - une au printemps et une à l’automne. Durant trois jours de réunions, en commission d’abord puis en séance plénière, les parlementaires examinent les défis les plus pressants pour la sécurité transatlantique et formulent des recommandations adressées aux gouvernements alliés et à l’OTAN pour y répondre.

La session annuelle 2025 de l’AP-OTAN s’est déroulée à Ljubljana (Slovénie) du 10 au 13 octobre 2025.

La délégation française était composée des deux députés suivants : Natalia Pouzyreff (EPR) et Aurélien Saintoul (LFI-NFP). Au cours de cette session, Mme Pouzyreff a été élue au poste de rapporteur général de la commission politique.

Dans une déclaration en visioconférence en séance plénière, le Président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a mis en avant les réussites militaires de l’Ukraine, notamment dans la région du Donbass. Il a également insisté sur le caractère crucial d’interrompre la fourniture à la Russie de composants essentiels à la fabrication des drones et des missiles et de renforcer les sanctions.

Par ailleurs, le Secrétaire général Mark Rutte s’est félicité de la réponse rapide apportée avec l’opération « sentinelle orientale » (Eastern Sentry). Il a qualifié de « juste partage » la situation sur le point de se produire, dans laquelle les dépenses des Alliés européens et du Canada équivaudront à celles des États-Unis. Citant l’initiative PURL, il a invité les Alliés à maintenir la cadence et l’élan compte tenu des multiples défis auxquels l’Alliance doit faire face. Au sujet de l’Indopacifique, le Secrétaire général a rappelé sa volonté de coopération sans aucune velléité d’étendre l’OTAN à cette zone. Mme Pouzyreff a interrogé le Secrétaire général sur les moyens mis en œuvre par l’OTAN pour aider les pays européens à construire une base industrielle et sur l’articulation des efforts nationaux avec ceux de l’Union européenne et de l’OTAN. Ce dernier a confirmé l’importance de mettre en place une industrie de défense européenne forte et de dépenser d’ici quelques années 3,5% du PIB pour la développer. S’il a reconnu que la France et d’autres pays européens avaient déjà augmenté de manière considérable leurs dépenses, il a tenu à souligner le rôle de l’industrie de défense américaine qui bénéficie également de financements et dont les Européens ont besoin pour monter en puissance. Il a encouragé les États membres à être le plus pragmatique possible dans les dépenses de défense, notamment en utilisant les instruments à leur disposition à l’instar du programme pour l'industrie européenne de la défense (EDIP) ou du mécanisme d’action de sécurité pour l’Europe (SAFE), tous deux soutenus par l’OTAN.

Les membres de l’AP OTAN ont adopté à l’unanimité les six projets de résolution suivants :

– Renforcer la résilience démocratique des sociétés euro-atlantiques face aux ingérences étrangères ;

– Répondre présent face aux impératifs liés à la dissuasion et à la défense après le sommet de l’OTAN à La Haye ;

– Renforcer le partenariat et la sécurité transatlantiques sur le plan économique dans le sillage du sommet de l’OTAN à La Haye ;

– Favoriser la stabilité et la réconciliation dans les Balkans occidentaux ;

– Solidarité avec l’Ukraine : l’impérieuse nécessité d’une paix juste et durable ;

– Préparer l’OTAN à l’avenir des guerres sans équipage.

En marge du programme, les chefs de la délégation française ont pris part à une réunion trilatérale avec leurs homologues du Royaume-Uni et de l’Allemagne. Les discussions ont porté sur les récentes incursions de drones dans l’espace aérien d’Alliés, notamment sur la compétence à agir pour abattre ces drones ou sur les règles d’engagement, étant entendu que la réponse devrait être proportionnée. Les participants ont évoqué les enjeux liés à la mobilisation des avoirs russes gelés, du renforcement des sanctions et de la base industrielle et de défense. Lors de la réunion avec la délégation allemande, les chefs de délégation ont finalisé un projet de déclaration, également signé par les chefs de la délégation polonaise afin de réaffirmer les recommandations adoptées par l’AP OTAN. Enfin, la délégation française s’est entretenue avec la délégation italienne pour évoquer un sujet de préoccupations communes : le flanc sud de l’OTAN.