Question écrite n° 20 :
Marche unique

9e Législature

Question de : M. Bayard Henri
- Union pour la démocratie française

M Henri Bayard appelle l'attention de M le garde des sceaux, ministre de la justice sur les consequences, en ce qui concerne les professions judiciaires et juridiques, de l'ouverture en 1993 du marche unique europeen. Face a la puissance des societes anglaises et allemandes, dans ce domaine, il lui demande si des mesures sont a l'etude pour qu'a l'echeance prevue, dans le cadre des structures appropriees, les professions juridiques et financieres francaises puissent assurer leur vocation europeenne.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - La perspective de l'ouverture en 1993 du marche unique europeen rend effectivement necessaire la prise de mesures destinees a permettre aux professions judiciaires et juridiques francaises de se trouver en situation de concurrence loyale avec leurs homologues des autres pays europeens. Dans ce but, il est envisage de permettre a l'ensemble de ces professions, et notamment aux avocats, aux avoues a la cour, aux huissiers de justice, aux notaires, aux commissaires-priseurs, aux administrateurs judiciaires et aux mandataires-liquidateurs, d'exercer leurs activites sous forme de societes de capitaux sur le modele des societes commerciales deja existantes (SA et SARL), etant observe que ce mode d'exercice est deja, en l'etat actuel de la legislation, possible pour les conseils juridiques. Un projet de loi en ce sens, mais de portee plus generale puisqu'il concerne l'ensemble des professions liberales, est actuellement elabore par la delegation interministerielle aux professions liberales, en liaison avec la chancellerie. Poursuivant le meme objectif, un autre projet de loi relatif a la protection des usagers du droit, en cours d'elaboration au ministere de la justice, tend a reserver aux professions reglementees la consultation et la redaction d'actes en matiere juridique.

Données clés

Auteur : M. Bayard Henri

Type de question : Question écrite

Rubrique : Politiques communautaires

Ministère interrogé : justice

Ministère répondant : justice

Date :
Question publiée le 4 juillet 1988

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