Coree du Sud
Question de :
M. Coussain Yves
- Union pour la démocratie française
M Yves Coussain attire l'attention de M le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres, sur la situation des prisonniers politiques en Coree du Sud. En effet, selon Amnesty International, huit cents militants politiques et syndicaux ont ete arretes dans les grandes villes et parmi les deux cents prisonniers politiques incarceres, certains d'entre eux auraient ete maltraites et ne beneficieraient pas de l'assistance judiciaire qui leur est due. En outre, on signale une recrudescence des executions. En consequence, il lui demande de bien vouloir lui preciser l'action que la France entend mener dans l'hypothese ou ces informations se reveleraient fondees.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - La France et ses partenaires europeens maintiennent une attitude vigilante concernant la situation des droits de l'homme en Coree. Celle-ci est au demeurant evoquee dans de multiples instances internationales, a l'UNESCO comme a la commission des Nations Unies a Geneve, ou les autorites coreennes fournissent des indications sur le sort et les conditions de detention de certains prisonniers. Sur un plan strictement bilateral, en recevant le President coreen en visite d'Etat au mois de decembre dernier, les autorites francaises, tout en rendant hommage aux importants progres accomplis au cours de la periode recente pour mener la Coree sur la voie de la democratie, ont exprime l'espoir que ce processus soit mene a son terme pour parvenir a un complet respect des droits de l'homme. D'autre part, elles ont conscience qu'une reduction des tensions dans la peninsule coreenne aurait une influence certaine en ce domaine et elles encouragent donc toute initiative pouvant conduire a l'etablissement d'un dialogue intercoreen. De ce point de vue, la recente rencontre entre le President Roh et M Gorbatchev ouvre des perspectives nouvelles. Il convient de separer la situation heritee du passe et l'etat de belligerance entre les deux Coree de l'actualite des dernieres semaines, qui a vu se developper d'importants mouvements sociaux et des manifestations violentes en Republique de Coree auxquels les autorites de ce pays ont du effectivement faire face dans des conditions parfois difficiles. S'agissant des executions capitales intervenues recemment, le Gouvernement francais ne peut que regretter que la peine de mort existe encore dans le dispositif judiciaire coreen comme dans celui de nombreux autres Etats.
Auteur : M. Coussain Yves
Type de question : Question écrite
Rubrique : Politique exterieure
Ministère interrogé : affaires étrangères
Ministère répondant : affaires étrangères
Date :
Question publiée le 23 avril 1990