URSS
Question de :
M. Birraux Claude
- Union du Centre
M Claude Birraux M le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres, sur le probleme de l'indemnisation des porteurs francais d'emprunts russes contractes avant 1917. Il considere que le contexte actuel est favorable pour une relance des negociations que le Gouvernement dit souhaiter faire avancer sur la question. La signature de l'accord intervenu entre la Grande-Bretagne et l'Union sovietique, le 15 aout 1986, constitue un precedent interessant. L'Union sovietique a par ailleurs montre son interet recemment et a plusieurs reprises pour les marches occidentaux de capitaux. Il souhaiterait donc qu'un element nouveau atteste clairement et rapidement des progres de la negociation.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - L'honorable parlementaire a bien voulu appeler l'attention du Gouvernement sur le probleme de l'indemnisation des porteurs de titres russes anterieurement a la Revolution. La signature de l'accord intervenu le 15 aout 1986 entre la Grande-Bretagne et l'Union sovietique a constitue un fait nouveau, signe d'une approche sovietique plus pragmatique. Les autorites sovietiques se refusaient en effet, jusqu'ici, a reconnaitre les dettes contractees par le regime tsariste et opposaient une fin de non-recevoir aux demandes presentees a ce sujet. Cependant, la situation du contentieux franco-sovietique est beaucoup plus difficile que celle des arrieres britanniques, d'une ampleur moindre et s'inscrivant dans un contexte different. Comme le sait l'honorable parlementaire, le Gouvernement a soutenu, d'une maniere constante, les interets de nos compatriotes et n'a cesse de demander aux Sovietiques l'ouverture de negociations. Nous avons rappele a plusieurs reprises aux autorites sovietiques notre souhait de trouver une solution favorable aux porteurs francais. La volonte d'approfondir et de developper les echanges et la cooperation franco-sovietique qui existe et s'exprime de part e d'autre conduit tout naturellement a ce que ce dossier puisse a nouveau etre evoque dans les instances bilaterales appropriees. La France continuera donc a saisir toutes les occasions favorables pour qu'une issue heureuse puisse etre trouvee a ce contentieux.
Auteur : M. Birraux Claude
Type de question : Question écrite
Rubrique : Politique exterieure
Ministère interrogé : affaires étrangères
Ministère répondant : affaires étrangères
Date :
Question publiée le 4 juin 1990