URSS
Question de :
M. Cozan Jean-Yves
- Union du Centre
M Jean-Yves Cozan attire l'attention de M le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres, sur la situation des porteurs d'emprunts russes souscrits avant la Revolution de 1917. Ces Francais n'ont a l'heure actuelle beneficie d'aucune indemnisation alors que la conjoncture economique et politique semble favorable a un avancement des negociations en ce domaine. L'evolution politique recente et le recours accru de l'URSS aux marches des capitaux occidentaux ces dernieres annees apparaissent comme des elements permettant de discuter ce dossier. Certes, le Gouvernement francais a toujours considere que le dossier n'etait pas clos. Mais les porteurs francais ne recoltent pas les fruits des negociations, alors que les porteurs britanniques ont beneficie il y a quatre ans d'une indemnisation de leurs titres. Il lui demande en consequence de preciser les intentions du Gouvernement sur ce dossier et de faire le point des eventuelles negociations en cours.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - L'honorable parlementaire a bien voulu appeler l'attention du Gouvernement sur le probleme de l'indemnisation des porteurs de titres russes anterieurement a la Revolution. La signature de l'accord intervenu le 15 aout 1986 entre la Grande-Bretagne et l'Union sovietique a constitue un fait nouveau, signe d'une approche sovietique plus pragmatique. Les autorites sovietiques se refusaient en effet, jusqu'ici, a reconnaitre les dettes contractees par le regime tsariste et opposaient une fin de non-recevoir aux demandes presentees a ce sujet. Cependant, la situation du contentieux franco-sovietique est beaucoup plus difficile que celle des arrieres britanniques, d'une ampleur moindre et s'inscrivant dans un contexte different. Comme le sait l'honorable parlementaire, le Gouvernement a soutenu, d'une maniere constante, les interets de nos compatriotes et n'a cesse de demander aux Sovietiques l'ouverture de negociations. Nous avons rappele a plusieurs reprises aux autorites sovietiques notre souhait de trouver une solution favorable aux porteurs francais. La volonte d'approfondir et de developper les echanges et la cooperation franco-sovietique qui existe et s'exprime de part e d'autre conduit tout naturellement a ce que ce dossier puisse a nouveau etre evoque dans les instances bilaterales appropriees. La France continuera donc a saisir toutes les occasions favorables pour qu'une issue heureuse puisse etre trouvee a ce contentieux.
Auteur : M. Cozan Jean-Yves
Type de question : Question écrite
Rubrique : Politique exterieure
Ministère interrogé : affaires étrangères
Ministère répondant : affaires étrangères
Date :
Question publiée le 4 juin 1990