Question écrite n° 29590 :
Assurance construction

9e Législature

Question de : M. Rochebloine Fran�ois
- Union du Centre

M Francois Rochebloine appelle tout specialement l'attention de M le ministre d'Etat, ministre de l'economie, des finances et du budget, sur le vif mecontentement des professionnels du batiment a la suite de l'institution a compter du 1er janvier 1990 de la taxe de 0,40 p 100 sur le chiffre d'affaires des entreprises du batiment destinee a alimenter le fonds de compensation des risques de l'assurance Construction. Il attire son attention sur le fait que cette taxe de 0,40 p 100 sur le chiffre d'affaires des entreprises du batiment destinee a alimenter le fonds de compensation des risques de l'assurance Construction. Il attire son attention sur le fait que cette taxe frappera la facturation de tous travaux du batiment assujettis a garantie decennale et risque de se traduire pour les consommateurs par une augmentation du prix des travaux. Il lui demande s'il ne conviendrait pas de prevoir un dispositif modulant la participation financiere au systeme selon les types d'entreprises et d'activites. Il lui demande, par ailleurs, si des etudes ont ete menees par son departement ministeriel sur l'evolution du systeme de l'assurance Construction dans le cadre europeen. Faut-il, par exemple, aller vers une garantie quinquennale et comment ? Il regrette enfin l'absence de concertation avec les professionnels qui aurait certainement permis de traiter le probleme en profondeur et aurait evite une decision unilaterale particulierement mal ressentie par tous les professionnels concernes.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - L'article 42 de la loi de finances rectificative pour 1989 a etabli un dispositif coherent visant a permettre au Fonds de compensation des risques de l'assurance construction de faire face durablement aux charges qui lui incombent. L'economie generale de ces mesures est de partager de maniere equilibree l'effort contributif entre l'Etat, le secteur du batiment et le secteur des assurances. L'institution, au benefice du Fonds, d'une contribution additionnelle de 0,4 p 100 assise sur le chiffre d'affaires correspondant a l'execution de travaux de batiment, due par toute personne ayant souscrit un contrat d'assurance de responsabilite decennale, est un element essentiel de cet ensemble de mesures de redressement. La mesure prolonge celle votee en 1983 qui avait institue une contribution au Fonds de compensation des risques de l'assurance construction de 8,5 p 100 pour les artisans et de 25,5 p 100 pour les grosses entreprises. De 1983 a 1989, les artisans ont participe a hauteur de 6 p 100 aux recettes du Fonds alors qu'ils sont a l'origine en 1989 de 25 p 100 des sinistres et qu'ils representent 43 p 100 du chiffre d'affaires du batiment. Dans ce contexte, il est legitime que le principe de solidarite, clairement affirme lors de la mise en place des mesures precitees, se manifeste au sein meme du secteur du batiment et que, de ce fait, la contribution additionnelle sur le chiffre d'affaires des professionnels de ce secteur s'impose, selon les memes modalites, a toutes les personnes ayant souscrit un contrat de responsabilite decennale.

Données clés

Auteur : M. Rochebloine Fran�ois

Type de question : Question écrite

Rubrique : Assurances

Ministère interrogé : économie, finances et budget

Ministère répondant : économie, finances et budget

Date :
Question publiée le 4 juin 1990

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