Question écrite n° 29626 :
Transports sanitaires

9e Législature

Question de : M. Bayrou Fran�ois
- Union du Centre

M Francois Bayrou attire l'attention de M le ministre de la solidarite, de la sante et de la protection sociale sur la volonte des ambulanciers de voir leur statut evoluer sur divers points, compte tenu de la specificite de la profession. En effet, bien que consideres comme auxiliaires medicaux, ces professionnels sont parallelement soumis a la convention collective des transports routiers, peu adaptee a l'exigence de rapidite d'intervention habituellement requise. Aucune priorite ne leur est notamment accordee sur la route malgre la gravite de l'etat de certains passagers. Les delais de paiement consentis par la securite sociale (en moyenne quarante-cinq jours) constituent egalement un sujet de preoccupation, puisqu'ils impliquent une tresorerie de trois mois d'avance. La mise en place d'une methode de facturation par teletransmission serait en l'espece un point positif. En consequence, il lui demande de bien vouloir lui preciser quelles mesures il entend prendre afin qu'une revalorisation generale de cette profession soit operee rapidement.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - La profession d'ambulancier a connu ces dernieres annees un profond remaniement de son cadre reglementaire (avec notamment la generalisation de l'agrement, la refonte du programme du certificat de capacite d'ambulancier), parallelement a l'organisation de l'aide medicale urgente issue de dispositions legales communes, la loi du 6 janvier 1986. Malgre la participation de la profession de l'aide medicale urgente, appelee a s'accroitre, il ne peut etre envisage de lui reconnaitre un statut d'auxiliaire medical ; celui-ci correspond en effet aux professions exercant leur art dans le domaine medical par delegation : l'ambulancier assure quant a lui une prestation de transport, dans le domaine sanitaire, il releve a ce titre de la convention collective des transports routiers. Par ailleurs, en ce qui concerne les problemes de circulation routiere, les ambulances, certes, ne sont pas prioritaires, mais font partie des vehicules dont les autres usagers sont tenus de faciliter la progression. Il convient d'observer a cet egard qu'une extension inconsideree du benefice de la priorite a d'autres vehicules que ceux actuellement concernes - SAMU-SMUR, police, pompiers - risquerait d'aboutir a l'effet inverse de celui recherche, tout en compromettant la securite des usagers de la route. La convention nationale type de dispense d'avance des frais pour les transports sanitaires prevoit que les paiements par les caisses primaires d'assurance maladie doivent etre effectues dans le mois suivant la reception des dossiers. En outre, les caisses primaires peuvent consentir des acomptes sur bordereaux selon les modalites pratiques definies aux clauses locales de chaque convention departementale, ces acomptes etant compris entre 50 p 100 et 80 p 100 du montant desdits bordereaux. Par ailleurs, des echanges d'informations magnetiques peuvent etre mis en oeuvre, en fonction des possibilites locales. Les modalites de mise en place de ces systemes de transmission font actuellement l'objet d'etudes par la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salaries en liaison avec les organisations professionnelles des ambulanciers.

Données clés

Auteur : M. Bayrou Fran�ois

Type de question : Question écrite

Rubrique : Transports

Ministère interrogé : solidarité, de la santé et de la protection sociale

Ministère répondant : solidarité, de la santé et de la protection sociale

Date :
Question publiée le 4 juin 1990

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