Question écrite n° 29743 :
URSS

9e Législature

Question de : M. Lequiller Pierre
- Union pour la démocratie française

M Pierre Lequiller attire l'attention de M le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres, sur la situation des Francais porteurs d'emprunts russes souscrits avant la revolution de 1917. Jusqu'a present aucune indemnisation des porteurs francais n'a pu etre obtenue du gouvernement sovietique. Or, les porteurs britanniques ont beneficie, il y a quatre ans, d'une indemnisation de leurs titres, le probleme des porteurs francais ne doit pas rester sans solution, sachant que la Suisse et les Etats-Unis ont engage des negociations. L'evolution politique recente mais aussi le recours accru de l'URSS aux marches de capitaux occidentaux apparaissent comme des elements qui permettent de relancer ce dossier. Le President de la Republique, lors de sa derniere rencontre avec Mikhail Gorbatchev, devait evoquer le probleme des emprunts russes. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer si des negociations sont en cours, s'il envisage d'etablir un recensement des titres existants, enfin, quelle solution pourrait advenir pour regler ce contentieux depuis si longtemps maintenu.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - L'honorable parlementaire a bien voulu appeler l'attention du Gouvernement sur le probleme de l'indemnisation des porteurs de titres russes anterieurement a la Revolution. La signature de l'accord intervenu le 15 aout 1986 entre la Grande-Bretagne et l'Union sovietique a constitue un fait nouveau, signe d'une approche sovietique plus pragmatique. Les autorites sovietiques se refusaient en effet, jusqu'ici, a reconnaitre les dettes contractees par le regime tsariste et opposaient une fin de non-recevoir aux demandes presentees a ce sujet. Cependant, la situation du contentieux franco-sovietique est beaucoup plus difficile que celle des arrieres britanniques, d'une ampleur moindre et s'inscrivant dans un contexte different. Comme le sait l'honorable parlementaire, le Gouvernement a soutenu, d'une maniere constante, les interets de nos compatriotes et n'a cesse de demander aux Sovietiques l'ouverture de negociations. Nous avons rappele a plusieurs reprises aux autorites sovietiques notre souhait de trouver une solution favorable aux porteurs francais. La volonte d'approfondir et de developper les echanges et la cooperation franco-sovietique qui existe et s'exprime de part e d'autre conduit tout naturellement a ce que ce dossier puisse a nouveau etre evoque dans les instances bilaterales appropriees. La France continuera donc a saisir toutes les occasions favorables pour qu'une issue heureuse puisse etre trouvee a ce contentieux.

Données clés

Auteur : M. Lequiller Pierre

Type de question : Question écrite

Rubrique : Politique exterieure

Ministère interrogé : affaires étrangères

Ministère répondant : affaires étrangères

Date :
Question publiée le 11 juin 1990

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