TGV
Question de :
Mme Stirbois Marie-France
- Non-Inscrit
Mme Marie-France Stirbois attire l'attention de M le ministre de l'equipement, du logement, des transports et de la mer sur les risques entraines par le futur passage du TGV Nord a proximite d'installations industrielles a haut risques concernees par le plan particulier d'intervention fixe par arrete prefectoral. Le trace du TGV passe a 3 kilometres de Metaleurop (ex-Penarroya) a Noyelles-Godault, qui presente des stockages de chlore et de dyoxyde de soufre. Les zones concernees par les consequences d'un eventuel accident (application du plan particulier d'intervention, ou PPI) sont la, pour le chlore, de 3,5 kilometres et, pour le SO 2, de 2 kilometres. Le trace passe aussi a 1 kilometre environ de Rhone-Poulenc a La Madeleine-les-Lille ou sont stockes du chlore : zone PPI de 1,5 kilometre ; du phosphene : zone PPI de 3,5 kilometres ; de l'ammoniac : zone PPI de 0,9 kilometre. Elle rappelle que des accidents sont recemment intervenus dans ces zones. A Penarroya, le 9 fevrier 1989, un depot de nitrate de soude, de soufre et de lingots de magnesium saupoudres de bouteilles d'acetylene a explose provoquant un incendie degageant d'abondantes fumees irritantes. Les vitres des habitations ont ete detruites dans un rayon de 3 kilometres. Un accident est survenu a Rhone-Poulenc le 21 fevrier 1989 avec degagement d'un nuage de 2 tonnes d'ammoniac, ce qui a conduit a ordonner le confinement a domicile de la population voisine. Elle lui demande quelles decisions il entend prendre pour assurer la plus grande securite des passagers du TGV.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - Le Gouvernement a decide le 9 octobre 1987 de realiser le projet du TGV-Nord apres avoir pris connaissance des travaux de plusieurs groupes de travail associant les collectivites territoriales, et apres une concertation approfondie avec les elus. Le trace a ete soumis a enquete publique du 31 mai au 13 juillet 1988, et a fait l'objet d'un avis favorable de la commission d'enquete. Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) a emis egalement un avis favorable, et le projet a ete declare d'utilite publique par decret du 29 septembre 1989. En ce qui concerne le passage du TGV-Nord a proximite d'installations industrielles a haut risques, les distances qui separent la ligne nouvelle et les installations, permettent d'affirmer que le passage du TGV n'augmente pas les consequences d'un accident survenant dans de telles installations. De meme, les circulations TGV sont les mieux a meme d'assurer la securite des passagers dans le cas d'accident survenant dans de tels sites industriels. En effet, en plus des moyens de telecommandes agissant directement sur la signalisation, les rames TGV sont reliees en permanence au poste de commandement central. Il est donc possible a tout moment, d'arreter dans un delai particulierement bref toute circulation avant penetration dans une zone qui deviendrait dangereuse. Pour les rames engagees dans une zone virtuellement dangereuse, la vitesse de circulation est une garantie pour que l'exposition a des emanations gazeuses soit la plus reduite possible. Les mesures de securite a prendre pour de telles situations peuvent donc se limiter a faire aviser le poste de commandement central de la SNCF par telephone, dans le cadre de la mise en oeuvre des plans particuliers d'intervention concernes.
Auteur : Mme Stirbois Marie-France
Type de question : Question écrite
Rubrique : Sncf
Ministère interrogé : équipement, logement, transports et de la mer
Ministère répondant : équipement, logement,du transport et espace
Date :
Question publiée le 2 juillet 1990