URSS
Question de :
M. Bosson Bernard
- Union du Centre
M Bernard Bosson demande a M le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres, de bien vouloir lui preciser la suite que le Gouvernement envisage de reserver aux propositions de loi, deposees sur le bureau de l'Assemblee nationale et du Senat, visant a organiser l'indemnisation des porteurs de titres emis par le Gouvernement imperial russe, lesquels ont ete victimes d'une veritable spoliation. Il attire son attention sur le fait qu'un certain nombre de porteurs residant dans des pays etrangers ont obtenu une indemnisation apres accord conclu entre les gouvernements de ces pays et le gouvernement de l'Union sovietique. Il lui demande de prendre toutes les dispositions qui lui apparaitront utiles pour intervenir de maniere tres ferme aupres du Gouvernement de l'URSS afin que les descendants des epargnants francais qui, en leur temps, avaient fait confiance aux pressantes invitations des gouvernements respectifs de l'epoque, soient correctement indemnises.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - L'honorable parlementaire a bien voulu appeler l'attention du Gouvernement sur le probleme de l'indemnisation des porteurs de titres russes anterieurement a la Revolution. La signature de l'accord intervenu le 15 aout 1986 entre la Grande-Bretagne et l'Union sovietique a constitue un fait nouveau, signe d'une approche sovietique plus pragmatique. Les autorites sovietiques se refusaient en effet, jusqu'ici, a reconnaitre les dettes contractees par le regime tsariste et opposaient une fin de non-recevoir aux demandes presentees a ce sujet. Cependant, la situation du contentieux franco-sovietique est beaucoup plus difficile que celle des arrieres britanniques, d'une ampleur moindre et s'inscrivant dans un contexte different. Comme le sait l'honorable parlementaire, le Gouvernement a soutenu, d'une maniere constante, les interets de nos compatriotes et n'a cesse de demander aux Sovietiques l'ouverture de negociations. Nous avons rappele a plusieurs reprises aux autorites sovietiques notre souhait de trouver une solution favorable aux porteurs francais. La volonte d'approfondir et de developper les echanges et la cooperation franco-sovietique qui existe et s'exprime de part e d'autre conduit tout naturellement a ce que ce dossier puisse a nouveau etre evoque dans les instances bilaterales appropriees. La France continuera donc a saisir toutes les occasions favorables pour qu'une issue heureuse puisse etre trouvee a ce contentieux.
Auteur : M. Bosson Bernard
Type de question : Question écrite
Rubrique : Politique exterieure
Ministère interrogé : affaires étrangères
Ministère répondant : affaires étrangères
Date :
Question publiée le 2 juillet 1990