Question écrite n° 31143 :
RATP : metro

9e Législature

Question de : M. Gouhier Roger
- Communiste

M Roger Gouhier attire l'attention de M le ministre de l'equipement, du logement, des transports et de la mer sur la securite dans les transports parisiens souterrains. Jeudi 31 mai, une greve du metro parisien, a l'appel de la majorite des syndicats et au demeurant tres suivie, a mis en evidence la legitime revendication des personnels d'une plus grande securite sur le reseau ferre souterrain. Le metro a vu se multiplier les agressions contre le personnel et les voyageurs. Nous savons que, seule, une politique de repression ne pourra pas resoudre ce probleme. Et pourtant, la RATP, en creant il y a quelques mois ces groupes de « Rambos », n'a-t-elle pas favorise l'aspect uniquement repressif ? Ces surveillants muscles viennent se superposer aux brigades de gendarmerie et de police qui patrouillent deja sur le terrain. Ne faut-il pas voir un echec de la politique de desertion des quais et des stations ? C'est en creant de vrais emplois et en reoccupant l'espace peu a peu laisse vacant du milieu souterrain que la confiance des personnels et des voyageurs sera reconquise. Il demande a l'autorite de tutelle sa position quant a ces choix de la RATP.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Permettre aux usagers du metro et du RER de se deplacer en toute surete est l'un des objectifs du plan « securite » mis en oeuvre par la RATP Afin de juguler la delinquance, des mesures non seulement repressives mais encore preventives ont ete definies, car prevention et repression sont etroitement liees. Les forces de securite en tenue de la RATP, chargees de restaurer la qualite du service au quotidien en faisant respecter la reglementation concernant la police des chemins de fer, se composent d'environ 380 agents. Leur presence visible sur le reseau, qui ira en s'accroissant pour atteindre 420 agents a la fin de l'annee, represente une force de dissuasion de la delinquance et de securisation des usagers et du personnel. Leur competence et leur intervention s'exercent dans le cadre strictement defini des infractions a la police des chemins de fer. Les brigades de surveillance de la RATP travaillent en etroite collaboration avec les forces de police, dont une unite specialisee, forte de 400 agents, surveille le reseau. La coordination de ces differents corps est assuree par un controleur general de la police, mis a la disposition de la regie par le ministere de l'interieur. Par ailleurs, un comite de prevention et de securite a ete cree. Il a pour mission de proposer toutes les actions susceptibles de prevenir la delinquance sur les reseaux et d'agir sur les origines du phenomene. Ce comite, constitue d'une trentaine de personnes, regroupe des representants d'organismes qui, a des titres divers, sont concernes par ce probleme a Paris et en region Ile-de-France, car les agissements delictueux constates dans les transports publics ne sont que la cristallisation exacerbee de phenomenes sociaux de plus grande envergure. De plus, deux mesures, qui devraient contribuer a prevenir les agressions, seront mises en oeuvre en 1991. Il s'agit, d'une part, du nouveau service en station qui sera experimente sur les lignes 4 et 11 du metro et permettra d'assurer une plus grande presence des agents sur les quais et dans les couloirs en les liberant de taches purement commerciales, et, d'autre part, de l'installation de systemes perfectionnes de telesurveillance et teledetection, qui permettront de reduire les delais d'intervention en cas d'incident, dans quatre stations (Chatelet-Les Halles, Reaumur-Sebastopol, Strasbourg-Saint-Denis et Republique).

Données clés

Auteur : M. Gouhier Roger

Type de question : Question écrite

Rubrique : Transports urbains

Ministère interrogé : équipement, logement, transports et de la mer

Ministère répondant : équipement, logement, transports et de la mer

Date :
Question publiée le 9 juillet 1990

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