Question écrite n° 31473 :
Centres de conseils et de soins : Ile-de-France

9e Législature

Question de : M. Autexier Jean-Yves
- Socialiste

M Jean-Yves Autexier attire l'attention de M le ministre de la solidarite, de la sante et de la protection sociale sur la situation des centres de sante sociaux a but non lucratif. Depuis cinq ans, cinquante-sept de ces centres, dont dix-sept en 1989, ont ete fermes en Ile-de-France. Les difficultes de telles institutions dont l'utilite est reconnue semblent provenir, selon les associations du monde mutualiste, en grande partie de la difference existant entre leur regime social et fiscal et celui de la medecine liberale. Le role social des centres de sante est largement reconnu et un recent rapport de l'Inspection generale des affaires sociales confirme l'interet et la specificite de ces structures de soins. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les suites qu'il entend donner a ce rapport et selon quels delais.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Les difficultes que rencontrent actuellement les centres de soins medicaux, infirmiers et dentaires, notamment celles concernant leur situation financiere, ne sont pas meconnues du ministre de la solidarite, de la sante et de la protection sociale. Ainsi, un groupe de travail a ete constitue recemment afin d'examiner la modification des normes techniques d'agrement de ces centres actuellement fixees par le decret no 56-284 du 9 mars 1956 (annexes XXVIII, XXVIII bis et XXIX). Le projet de decret en question precisera egalement la definition des centres de soins et les missions qui leur sont confiees. Depuis l'intervention de la loi no 85-10 du 3 janvier 1985, la situation tarifaire des centres de soins est desormais alignee sur celle des professionnels de sante d'exercice liberal. Une eventuelle reforme du financement des centres de sante appelle, au prealable, une analyse approfondie de la formation de leurs depenses, du service rendu et des causes des desequilibres eventuellement constates. A cet effet, une mission a ete confiee a l'inspection generale des affaires sociales. L'inspection generale a remis son rapport. Les suites qui pourraient etre donnees au vu des conclusions des rapporteurs sont en cours d'etude. Par ailleurs, la revalorisation de la lettre-cle AMI qui remunere l'activite des infirmiers et des infirmieres est effectuee par le biais d'avenants tarifaires a la convention nationale de la profession negocies entre les parties signataires du texte conventionnel et approuves ensuite par arretes interministeriels. Les pouvoirs publics etudient actuellement les propositions de revalorisation tarifaire formulees par les parties conventionnelles. Cependant, les propositions relatives au traitement d'antibiotherapie pour mucoviscidose que la commission permanente de la nomenclature generale des actes professionnels a fait parvenir a l'administration ont ete acceptees par les pouvoirs publics, conformement au contenu de l'arrete du 27 juin 1990 paru au Journal officiel du 5 juillet 1990.

Données clés

Auteur : M. Autexier Jean-Yves

Type de question : Question écrite

Rubrique : Etablissements sociaux et de soins

Ministère interrogé : solidarité, de la santé et de la protection sociale

Ministère répondant : solidarité, de la santé et de la protection sociale

Date :
Question publiée le 16 juillet 1990

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