Assurance construction
Question de :
Mme Stirbois Marie-France
- Non-Inscrit
Mme Marie-France Stirbois demande a M le ministre d'Etat, ministre de l'economie, des finances et du budget, quelles sont les mesures qu'il compte prendre pour reparer les injustices evidentes resultant de la nouvelle taxe de 0,4 p 100 sur le chiffre d'affaires des professionnels de la construction, prevue dans l'article 49 de la loi de finances rectificative de 1989. Elle rappelle que cette taxe vient d'etre instauree pour resorber le deficit du fonds de compensation des risques de l'assurance construction, cree en 1983 pour indemniser les sinistres dus a la garantie decennale. Mais elle fait observer que cette taxe penalise l'artisanat puisque celui-ci represente 50 p 100 du chiffre d'affaires total du batiment, alors que les sinistres qu'il genere au sein du fonds ne depassent pas 24 p 100 du total. En outre, cette taxe ne tient pas compte des risques particuliers a chaque profession et conduit donc inevitablement a des injustices. Elle demande si le Gouvernement entend, au niveau des decrets d'application, remedier a ces anomalies et quelle reponse il compte donner a la chambre des artisans et des petites entreprises du batiment avec laquelle aucune concertation ne semble avoir ete organisee.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - L'article 42 de la loi de finances rectificative pour 1989 et la loi de finances pour 1990 ont etabli un dispositif coherent visant a permettre au Fonds de compensation des risques de l'assurance construction de faire face durablement aux charges qui lui incombent. L'economie generale de ces mesures est de partager de maniere equilibree l'effort contributif entre l'Etat, le secteur du batiment et le secteur des assurances. L'institution, au benefice du Fonds, d'une contribution additionnelle de 0,4 p 100 assise sur le chiffre d'affaires correspondant a l'execution de travaux ou de prestations de batiment pour lesquels une assurance de responsabilite decennale a ete souscrite a titre obligatoire ou a titre facultatif, est un element essentiel de cet ensemble de mesures de redressement. La mesure prolonge celle votee en 1983 qui avait institue une contribution au Fonds de compensation des risques de l'assurance construction de 8,5 p 100 pour les artisans et de 25,5 p 100 pour les grandes entreprises. De 1983 a 1989, les artisans ont participe a hauteur de 6 p 100 aux recettes du Fonds alors qu'ils sont a l'origine en 1989 de 25 p 100 des sinistres et qu'ils representent 43 p 100 du chiffre d'affaires du batiment. Dans ce contexte, il est legitime que le principe de solidarite, clairement affirme lors de la mise en place des mesures precitees, se manifeste au sein meme du secteur du batiment et que, de ce fait, la contribution additionnelle sur le chiffre d'affaires des professionnels de ce secteur s'impose, selon les memes modalites, a toutes les personnes ayant souscrit un contrat de responsabilite decennale.
Auteur : Mme Stirbois Marie-France
Type de question : Question écrite
Rubrique : Assurances
Ministère interrogé : économie, finances et budget
Ministère répondant : économie, finances et budget
Date :
Question publiée le 16 juillet 1990