Question écrite n° 36158 :
Remunerations

9e Législature

Question de : M. Masson Jean-Louis
- Rassemblement pour la République

M Jean-Louis Masson rappelle a M le ministre d'Etat, ministre de l'education nationale, de la jeunesse et des sports, que les zones d'education prioritaire (ZEP) creees en 1984 avaient pour objectif d'ouvrir de nouvelles perspectives dans le cadre d'une politique d'education qui devait assurer la reussite du plus grand nombre. Afin de reussir, ces ZEP devaient faire l'objet d'une attention particuliere en moyens humains et pedagogiques. Les enseignants qui en sont charges ont pour but d'offrir des chances de reussite a leurs eleves : en favorisant les secteurs de reussite qui sont les leurs ; en combattant les ecueils majeurs qu'ils rencontrent ; en leur offrant des perspectives d'avenir aussi bien professionnel que social. Pour tenir compte des difficutes que rencontrent ces enseignants, il a annonce en septembre 1989, dans le cadre des mesures de revalorisation, la creation d'une indemnite de sujetions speciales de 6 200 francs par an en faveur des enseignants exercant dans les zones difficiles, cette indemnite devant prendre effet a partir du mois de septembre 1990. A cette date, les enseignants de l'academie Nancy-Metz ont appris que 189 d'entre eux seulement en beneficieraient, pour 33 etablissements classes ZEP, soit 1 000 enseignants environ au total. Il est evidemment apparu impossible de selectionner 189 d'entre eux qui auraient pu pretendre a l'ISS Certains de ces enseignants lui ont fait savoir qu'il aurait decide de reduire l'ISS a 2 000 francs annuels afin d'eviter cette selection et d'attribuer cette indemnite a tous les enseignants en cause. L'ISS ne doit etre ni selective, ni reduite a un montant derisoire de 166,66 francs par mois. Il lui demande de faire reetudier le probleme afin que l'indemnite de sujetions speciales destinee aux zones difficiles soit versee integralement, c'est-a-dire 6 200 francs par an.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Tous les enseignants exercant dans les ZEP (zones d'education prioritaire) doivent percevoir, a compter de la rentree 1990, une indemnite de sujetion speciale. Le dispositif initialement envisage devait s'appliquer progressivement pour atteindre l'ensemble des enseignants concernes en septembre 1995, soit au terme de six annees. En 1990, 14 300 indemnites d'un montant de 6 200 francs par an etaient prevues. C'est sur la base de ce dispositif qu'un contingent d'indemnites avait ete notifie a chaque academie. Il est apparu que ce contingent academique ne permettait d'indemniser les enseignants que dans un petit nombre d'etablissements classes en ZEP Par ailleurs, la carte des ZEP a ete reajustee a la rentree 1990, et ceci pour les trois annees a venir. Dans ces conditions, a la demande des recteurs, d'autres bases de repartition ont du etre retenues. Il a ete juge opportun d'attribuer cette indemnite a tous les enseignants en ZEP, plutot que d'etablir une discrimination entre les enseignants d'une meme ZEP Un tel choix ne permettait cependant pas d'allouer, des cette annee, 6 200 francs par an a chacun. C'est pourquoi le montant de l'indemnite a ete module sur les bases suivantes : 2 000 francs par an des cette annee ; 4 100 francs par an a la rentree 1991 ; 6 200 francs par an a la rentree 1992. Ainsi, s'il est vrai que le taux de l'indemnite a du etre momentanement reduit, pour tenir compte des credits budgetaires inscrits a ce titre, dans le respect des engagements pris a l'occasion du releve de conclusion de mars 1989 avec les organisations syndicales, il faut souligner que, des la premiere annee, c'est la totalite des enseignants en ZEP qui beneficie de la mesure, soit 78 000 enseignants.

Données clés

Auteur : M. Masson Jean-Louis

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement : personnel

Ministère interrogé : éducation nationale, jeunesse et sports

Ministère répondant : éducation nationale, jeunesse et sports

Date :
Question publiée le 26 novembre 1990

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