Alpinisme
Question de :
M. Cazenave Richard
- Rassemblement pour la République
M Richard Cazenave attire l'attention de M le secretaire d'Etat a la jeunesse et aux sports sur les multiples incertitudes qui pesent actuellement sur le metier de guide de montagne. La creation du diplome d'accompagnateur en moyenne montagne, puis du diplome de moniteur d'escalade, sont venus concurrencer dangereusement cette profession. Le projet actuellement a l'etude au ministere de la jeunesse et des sports, et qui vise a porter a 1 500 metres l'altitude d'exercice des brevetes d'escalade, pourrait porter un coup fatal au metier de guide. Ces memes professionnels sont par ailleurs inquiets de l'absence de toute directive europeenne reglementant et uniformisant ces metiers a risques. Enfin, ils attendent que soit instaure un veritable statut de pluriactif qui permettrait, notamment a un seul organisme de gerer l'ensemble des activites des guides, et l'instauration d'un seul systeme de cotisations. C'est pourquoi il lui demande d'examiner avec la plus grande attention ces trois sujets d'inquietude qui preoccupent vivement l'ensemble de la profession des guides de montagne.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - Les guides de montagne ont manifeste leur inquietude au regard du projet de transfert de 800 a 1 500 metres de l'altitude maximale autorisee pour l'exercice des brevetes d'Etat d'escalade. La commission permanente de l'alpinisme au sein de laquelle siegent les representants des professions sportives de la montagne s'est penchee depuis de nombreux mois sur cette question. Au cours de sa reunion de septembre 1990, elle a adopte a l'unanimite la conclusion selon laquelle il ne peut exister de concurrence, mais au contraire une complementarite entre les differents metiers sportifs de la montagne. Reunie de nouveau le 18 decembre 1990, la commission permanente a decide de porter a 1 500 metres l'altitude determinant le niveau de competence des brevetes d'escalade en se referant a l'enquete qui a ete conduite par le Conseil superieur des sports de montagne, de laquelle il ressort que les principaux interesses sont des jeunes locaux qu'une limite inferieure penalisait dans l'exercice de leur activite. Il fallait par ailleurs tenir compte des besoins des organismes de tourisme social, telle l'Union nationale des centres de plein air dont la qualite des techniciens a permis de fournir un effort considerable, depuis de nombreuses annees, au benefice des jeunes en difficulte et pour le maintien des montagnards dans leur milieu. Pour ce qui concerne l'Europe, la mise en place prochaine du grand marche communautaire a conduit a la creation d'une commission europeenne des metiers sportifs de la montagne au sein du Conseil national. La responsabilite en a ete confiee a M Arnaud Pinguet, secretaire general du Conseil superieur des sports de montagne, qui jouit de la confiance generale du milieu montagnard. Il s'agit avant tout d'examiner avec les partenaires de la Communaute europeenne les possibilites d'harmonisation des formations et de l'exercice des professions. Quant a la pluriactivite, c'est un probleme largement debattu au sein de la commission permanente du Conseil superieur des sports de montagne et du Conseil national de la montagne, que preside le Premier ministre. Le secretariat d'Etat a la jeunesse et aux sports apporte son concours le plus actif a la reflexion conduite en ce domaine.
Auteur : M. Cazenave Richard
Type de question : Question écrite
Rubrique : Sports
Ministère interrogé : jeunesse et sports
Ministère répondant : jeunesse et sports
Date :
Question publiée le 28 janvier 1991