Question écrite n° 40902 :
IUFM : Alsace-Lorraine

9e Législature

Question de : M. Grussenmeyer Fran�ois
- Rassemblement pour la République

M Francois Grussenmeyer expose a M le ministre d'Etat, ministre de l'education nationale, de la jeunesse et des sports, que la mise en place des instituts universitaires pour la formation des maitres (IUFM) dans les academies de Strasbourg et de Nancy-Metz devrait, en ce qui concerne les etudiants de ceux-ci, comporter un examen de la capacite d'enseignement de la langue regionale pratiquee en Alsace et en Moselle, langue dont la forme ecrite est l'allemand. Les Alsaciens et les Mosellans beneficient d'une double culture rhenane et leur avenir passe au moins en partie par la connaissance des langues francaise et allemande. Non seulement celle-ci est souhaitable sur le plan culturel, mais elle permettra aux Alsaciens-Mosellans d'acceder plus facilement a un emploi, en particulier dans le domaine du commerce exterieur. Or, il est actuellement constate que chez les jeunes l'apprentissage dans le milieu familial du dialecte, pratique jusqu'ici par leurs parents, tend a disparaitre. Le probleme de la formation des maitres entreprise par les autorites academiques n'est pas parfaitement maitrise et la situation a cet egard est preoccupante. Or la quasi-totalite des habitants, en Alsace en particulier, demandent un enseignement precoce de la langue allemande. Lors de l'audition des parlementaires Alsaciens et Mosellans avec le ministre d'Etat, ministre de l'education nationale, le 18 decembre dernier, celui-ci avait reconnu qu'il etait necessaire de tenir compte de cet element a l'occasion de la nouvelle formation a mettre en place dans les IUFM Dans la pratique il conviendrait d'avoir une exigeance particuliere en ce domaine pour les deux IUFM des academies de Strasbourg et Nancy-Metz afin de permettre la formation d'un nombre d'enseignants suffisant pour l'enseignement de la langue allemande et pour certains enseignements en langue allemande, a la fois dans les ecoles pre-elementaires et elementaires ainsi que dans les colleges et lycees. Il lui demande s'il envisage d'associer les autorites departementales et regionales a un plan tendant a mettre en place ce systeme de formation specifique dans les trois departements d'Alsace et de Moselle.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Le ministre d'Etat, ministre de l'education nationale, est bien conscient de la necessite de preserver l'enseignement de la langue regionale utilisee en Alsace et en Moselle, dont l'allemand est la forme ecrite. C'est pourquoi les Instituts universitaires de formation des maitres (IUFM), en cours de creation dans les academies de Nancy-Metz et de Strasbourg, participeront activement a la formation de professeurs des ecoles germanistes, ayant vocation a enseigner l'allemand dans cette langue aux enfants des ecoles primaires. Les IUFM, etablissements d'enseignement superieur, mettent en place un enseignement obligatoire d'une langue vivante etrangere durant les deux annees de formation qui concernera tous les eleves-professeurs de l'enseignement du premier degre. Cette langue vivante pourra egalement etre choisie, a titre optionnel, au concours. Les eleves-professeurs d'Alsace et de Moselle pourront ainsi etre encourages, localement, a choisir l'allemand comme langue vivante durant leur formation, et en option au concours. Le volume horaire global de ces formations sera defini dans le cadre de l'autonomie pedagogique conferee aux IUFM Les academies de Strasbourg et de Nancy-Metz, concernees diversement par cette question, adapteront la formation initiale des maitres a leurs exigences propres. D'ores et deja, les negociations qui ont lieu au plan academique a l'initiative du recteur, prevoient que les instances regionales et departementales apporteront leur soutien aux diverses actions de formation des maitres a l'enseignement de l'allemand et en allemand dans les departements concernes.

Données clés

Auteur : M. Grussenmeyer Fran�ois

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement maternel et primaire : personnel

Ministère interrogé : éducation nationale, jeunesse et sports

Ministère répondant : éducation nationale

Date :
Question publiée le 25 mars 1991

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