Question écrite n° 56 :
Viticulteurs

9e Législature

Question de : M. Godfrain Jacques
- Rassemblement pour la République

M Jacques Godfrain expose a M le ministre de l'agriculture et de la foret que son attention a ete appelee sur un exploitant agricole qui a realise en 1982 un plan de developpement pour moderniser et mecaniser son vignoble, lequel atteint aujourd'hui 35 hectares, l'ensemble correspondant a un pret de 600 000 francs au taux de 6 p 100 applicable a la zone plaine. Grace a cette procedure, l'interesse beneficie d'un outil de production moderne qui lui permettrait d'etre en bonne position en matiere de competitivite. Il est pourtant victime d'un handicap compte tenu du fait qu'en 1985 la zone consideree a ete classee par arrete ministeriel du 25 juillet en zone defavorisee, ce qui reduit le taux des prets des plans de developpement a 3,75 p 100. La logique et l'equite auraient voulu que la Caisse de credit agricole applique a cette date de changement de zone le nouveau taux permettant une diminution des charges d'exploitation, donc une meilleure competitivite. L'interesse s'est vu refuser la demande qu'il a presentee dans ce sens. Il souhaiterait savoir s'il ne lui parait pas possible de prendre des mesures generales pour abaisser le taux des prets de modernisation actuellement en cours lorsque des changements de taux sont intervenus pour les zones concernees.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Le classement en zones defavorisees ou de montagne obeit a des criteres d'ordre socio-economique pour les premieres, d'ordre physique pour les secondes. Ces criteres sont definis par les reglementations nationales et communautaires. L'agriculture de ces zones classees beneficie d'un certain nombre d'aides publiques specifiques. Certaines d'entre elles consistent en des taux preferentiels applicables aux prets bonifies d'installation et de modernisation et aux prets speciaux aux CUMA, prets qui sont attribues a compter de la date du classement de la zone au titre de la reglementation nationale. Ainsi les taux d'interet reserves aux zones classes ne sauraient-ils s'appliquer retroactivement aux prets contractes avant cette date.

Données clés

Auteur : M. Godfrain Jacques

Type de question : Question écrite

Rubrique : Vin et viticulture

Ministère interrogé : agriculture et forêt

Ministère répondant : agriculture et forêt

Date :
Question publiée le 4 juillet 1988

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