COFACE
Question de :
M. Ehrmann Charles
- Union pour la démocratie française
M Charles Ehrmann attire l'attention de M le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres, sur la demande de renegociation bilaterale portant sur la partie de sa dette couverte par des garanties de la Coface presentee par l'Algerie a la France. Il lui demande de bien vouloir lui apporter toutes assurances que la France sera tres ferme a l'egard d'un pays qui, par le passe, n'hesitait pas a vendre au prix fort un petrole dont elle avait pourtant permis l'exploitation et qui, aujourd'hui, beneficie largement des devises envoyees par les Algeriens se trouvant dans l'Hexagone et que la France accueille liberalement.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - L'Algerie, confrontee a une situation financiere difficile et a un equilibre precaire de sa balance des paiements, souhaiterait qu'une partie de sa dette bilaterale vis-a-vis de la France, garantie par la COFACE, soit reechelonnee. La France, presidente du Club de Paris, ne peut repondre favorablement a une telle demande que dans un cadre multilateral qui contreviendrait aux regles de cette institution. Des lors, il revient aux autorites algeriennes et a elles seules de savoir si elles desirent ou non un reechelonnement multilateral de leur dette. Le Gouvernement algerien a jusqu'a present repondu par la negative a cette question. S'il changeait d'avis, le Gouvernement francais, en relation avec les principaux partenaires financiers de l'Algerie, etudierait les conditions d'un tel reechelonnement.
Auteur : M. Ehrmann Charles
Type de question : Question écrite
Rubrique : Commerce exterieur
Ministère interrogé : affaires étrangères
Ministère répondant : affaires étrangères
Date :
Question publiée le 13 juillet 1992