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mis en distribution

le 4 juillet 2007

N° 3
_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 27 juin 2007


PROJET DE LOI

de règlement du budget de l’année 2006

(Renvoyé à la Commission des finances, de l’économie générale et du plan,
à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du règlement)

présenté

au nom de M. François FILLON,

Premier ministre,

par M. Eric WOERTH,

Ministre du Budget,

des Comptes publics et de la Fonction publique

TABLE DES MATIÈRES

EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS 5

I - La situation économique 7

II - La situation budgétaire 8

1. Caractéristiques générales du budget de l’année 2006 8

2. Évolution des autorisations et prévisions budgétaires 13

3. Analyse de l’exécution 28

III - Synthèse générale 40

ARTICLES DU PROJET DE LOI ET EXPOSÉ DES MOTIFS PAR ARTICLE 43

Article 1er : Résultats du budget de l’année 2006 47

Article 2 : Tableau de financement de l’année 2006 49

Article 3 : Résultat de l’exercice 2006 – affectation au bilan et approbation du bilan et
de l’annexe 51

Article 4 : Budget général – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement et
aux crédits de paiement 55

Article 5 : Budgets annexes – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement et
aux crédits de paiement 70

Article 6 : Comptes spéciaux – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement,
aux crédits de paiement et aux découverts autorisés – Affectation des soldes 72

Article 7 : Règlement du compte spécial 906 « Opérations à caractère industriel et
commercial de la Documentation française » 79

Article 8 : Ratification de décrets relatifs à la rémunération de services rendus par l’État 80

EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS

I. LA SITUATION ÉCONOMIQUE

   

L'économie française a bénéficié en 2006 du redressement de l'activité mondiale. Sur l'ensemble de l'année, la croissance a été robuste, s'établissant à +2,1% après +1,2% en 2005.

L'ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

   

L'économie mondiale bénéficie depuis 2004 d'une croissance très vigoureuse.

L'économie américaine a connu en 2006 une croissance soutenue (+3,3% contre +3,2% en 2005), malgré des signes de ralentissement depuis le milieu de l'année 2006. Ce ralentissement est resté modéré, la consommation des ménages étant toujours très dynamique en dépit de la décélération des prix immobiliers. La consommation a bénéficié du dynamisme des revenus salariaux et non salariaux et de la poursuite de la baisse du taux d'épargne, favorisée par des conditions financières toujours favorables malgré la remontée des taux directeurs jusqu'à l'été 2006.

L'économie japonaise a continué de progresser sur la tendance de croissance qu'elle avait retrouvée dès fin 2003. La demande intérieure a montré des signes clairs d'accélération au début de l'année 2006.Toutefois, sur la seconde partie de l'année la consommation privée s’est montrée moins bien orientée, malgré un rebond au quatrième trimestre.

Les pays émergents d'Asie ont vu leur croissance rester très dynamique en 2006, malgré un très léger ralentissement à partir du troisième trimestre de l'année 2006. L'activité en Chine est restée très vive sur l'ensemble de l'année (+10,7%) en dépit des efforts des autorités pour limiter la forte progression du crédit.

Après plusieurs années de relative atonie, l'activité de la zone euro s'est montrée très vigoureuse en 2006 (+2,7% en moyenne annuelle contre +1,4% en 2005).Tirées par le dynamisme de l'activité chez ses principaux partenaires, les exportations de la zone euro ont nettement accéléré à la fin de l’année 2005, stimulant en retour l'investissement des entreprises et l'emploi. Dans ce contexte, la demande des ménages s'est progressivement ranimée. Ces deux composantes de la demande intérieure se sont encore renforcées au cours de 2006, alors que l'environnement international était moins bien orienté.

LA SITUATION EN FRANCE

   

Après avoir fortement accéléré au premier semestre 2006, l'activité a légèrement ralenti ensuite, en ligne avec la moins bonne orientation de la demande mondiale.

Profitant de l'accélération de l'activité dans le monde et surtout chez les partenaires de la zone euro, les exportations ont fortement rebondi en 2006, ce qui a permis un maintien des parts de marché de la France au sein de l'OCDE. Pour faire face à l'accélération de la demande, les entreprises ont d'abord réduit leurs stocks. La demande des ménages est restée le moteur principal de la croissance, accélérant même en 2006. La consommation a été principalement soutenue par l'amélioration du marché du travail. La baisse marquée du taux de chômage a aussi favorisé la consommation, et le dynamisme de l'emploi a stimulé les revenus dont le pouvoir d'achat a progressé de +2,8% contre 1,1% en 2005. L’investissement des entreprises est resté soutenu (+4,6% pour les entreprises non financières en 2006 après +3,6% en 2005). L'investissement en logements a cependant ralenti du fait du resserrement des conditions financières et du durcissement des dispositifs d'aide à l'investissement locatif.

II. LA SITUATION BUDGÉTAIRE

   

Sont examinées ci-après :

. les principales caractéristiques du budget de 2006 et de son exécution comparées aux années antérieures ;

. l’évolution des autorisations et prévisions budgétaires résultant de la loi de finances rectificative et des mesures réglementaires ;

. l’analyse détaillée des opérations exécutées.

1. Caractéristiques générales du budget de 2006

   

A Prévisions et résultats

(En millions €)

 

Loi de finances initiale

Loi de finances rectificative n° 2006-1771 du 30-12-2006

Total avant intervention du projet de loi de règlement

Projet de loi de règlement

Ecart projet de loi de règlement - loi de finances rectifiée

 

(I)

(II)

III = (I+II)

(IV)

(IV-III)

DÉPENSES DU BUDGET GENERAL BRUTES

 

 

 

345 125

 

Dépenses brutes hors fonds de concours

334 616

7 305

341 921

341 564

- 357

A déduire :

 

 

 

 

 

Remboursements et dégrèvements d'impôts

68 538

4 040

72 578

72 239

- 339

Dépenses nettes, hors financement par fonds de concours

266 078

3 265

269 343

269 325

- 18

Dépenses nettes, hors financement par fonds de concours et hors mesure de régularisation concernant les pensions

266 078

0

266 078

266 060

- 18

Dépenses financées par fonds de concours

4 024

 

4 024

3 561

- 463

Total des dépenses nettes du budget général, y compris financement par fonds de concours

270 102

3 265

273 367

272 886

- 481

Total des dépenses nettes du budget général, y compris financement par fonds de concours, hors mesure de régularisation concernant les pensions

270 102

0

270 102

269 621

- 481

RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL hors FSC

 

 

 

 

 

Recettes fiscales brutes

326 269

8 877

335 146

340 132

4 986

A déduire :

 

 

 

 

 

Remboursements et dégrèvements d'impôts

68 538

4 040

72 578

72 239

- 339

Recettes fiscales nettes

257 731

4 837

262 568

267 893

5 325

Recettes non fiscales

24 844

166

25 010

24 780

- 230

Prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales et des Communautés européennes

- 65 397

- 485

- 65 882

- 65 831

51

Recettes nettes, hors fonds de concours

217 178

4 518

221 696

226 842

5 146

Fonds de concours

4 024

 

4 024

3 561

- 463

Total des recettes nettes du budget général, y compris fonds de concours

221 202

4 518

225 720

230 403

4 683

 

 

 

 

 

 

Solde du budget général

- 48 900

1 253

- 47 647

- 42 483

5 164

Solde du budget général, hors mesure de régularisation concernant les pensions

- 48 900

4 518

- 44 382

- 39 218

5 164

Solde des comptes spéciaux (hors FMI)

1 953

0

1 953

3 484

1 531

SOLDE D'EXÉCUTION DES LOIS DE FINANCES

 

 

 

 

 

.Hors FMI

- 46 947

1 253

- 45 694

- 38 999

6 695

.Hors FMI, hors FSC

- 46 947

1 253

- 45 694

- 38 999

6 695

.Hors FMI, hors FSC et hors mesure de régularisation concernant les pensions

- 46 947

4 518

- 42 429

- 35 734

6 695

En 2006, le déficit inscrit en loi de finances initiale (- 46,9 milliards €) est ramené en exécution à – 35,71 milliards € hors FMI et FSC contre – 43,5 milliards € en 2005.

Les principaux écarts par rapport aux prévisions de la loi de finances rectificative sont les suivants, s’agissant du budget général :

- en recettes :

Les recettes fiscales, hors remboursements et dégrèvements d’impôts, inscrites pour 257,7 milliards € en L.F.I., réévaluées à 262,6 milliards € par le collectif de décembre, atteignent 267,9 milliards € (en augmentation de 5,3 milliards €).

Pour les recettes non fiscales, les réalisations ont été inférieures aux prévisions rectifiées de 
0,2 milliard €.

Au total, les recettes nettes du budget général, hors fonds de concours évalués à 4 milliards € en L.F.I., sont supérieures de 5,1 milliards € aux prévisions rectifiées ; y compris fonds de concours, elles sont supérieures de 4,7 milliards €.

- en dépenses2 :

Les dépenses du budget général, se sont élevées à 269,63 milliards € hors remboursements et dégrèvements d’impôts.

En gestion 2006, les reports provenant de la gestion précédente (+4,6 milliards €) sont comparables aux crédits disponibles en fin de gestion (-4,6 Md€) dont 4 Md€ ont fait l’objet de reports en gestion 2007.

L’autorisation de dépenses votée par le Parlement a été strictement respectée en exécution. Les dépenses hors fonds de concours ont ainsi atteint 266,1 Md€, soit le niveau prévu en L.F.I. 2006.

Les opérations des comptes spéciaux (hors FMI) font apparaître en 2006 un excédent de
3,5 milliards €, contre + 1,7 milliard € en 2005.

Les comptes d’affectation spéciale présentent un solde créditeur de 1,9 milliard € essentiellement imputable au compte « Pensions » qui enregistre un montant de recettes de 49,5 milliards € pour un montant de dépenses de 48,3 milliards €.

Les comptes de concours financiers s’élèvent en dépenses à 88,7 milliards € et en recettes à
89,6 milliards €, soit un excédent de recettes de 0,9 milliard €.

Le compte d’avances aux collectivités territoriales, avec 73,7 milliards € en dépenses et 74,2 milliards € en recettes, soit un solde de 0,5 Md€, occupe une place prépondérante dans les comptes de concours financiers.

Les prêts à des États étrangers laissent un excédent de recettes de 0,8 milliard €, les recettes s’élevant à 1,1 milliard € pour un montant de dépenses de 0,3 milliard €.

Les comptes de commerce s’établissent à 45,8 milliards € en dépenses et à 46,4 milliards € en recettes, soit un excédent de recettes de 0,6 milliard €.

Les opérations des comptes de commerce sont principalement marquées par celles du compte « Gestion de la dette et de la trésorerie de l’État » qui s’élèvent à 43,1 milliards € en dépenses et à 43,6 milliards € en recettes, soit un excédent de recettes de 0,5 milliard €.

Les comptes d’opérations monétaires sont en déficit de 1,1 milliard €, imputable essentiellement aux opérations avec le Fonds Monétaire International (-1,2 milliard €). Hors FMI, ils dégagent un solde positif de
0,1 milliard €.

RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL
DE LA PRÉVISION À L’EXÉCUTION

(En millions €)

Désignation des recettes

Loi de finances initiale (I)

Loi de finances initiale rectifiée (II)

Écart LFR-LFI (III)

Projet de loi de règlement (IV)

Écart PLR-loi de finances initiale rectifiée (IV-II)

A. Recettes fiscales

 

 

 

 

 

Impôt sur le revenu

57 482

58 180

698

58 619

439

Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles

7 240

6 080

- 1 160

6 300

220

Impôt sur les sociétés et contribution sociale sur les bénéfices des sociétés

49 455

54 520

5 065

58 373

3 853

Autres impôts directs et taxes assimilées

9 157

10 013

856

10 426

413

Taxe intérieure sur les produits pétroliers

19 324

19 259

- 65

18 870

- 389

Taxe sur la valeur ajoutée

162 664

166 100

3 436

166 268

168

Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes

20 947

20 994

47

21 276

282

TOTAL A

326 269

335 146

8 877

340 132

4 986

A déduire : Remboursements et dégrèvements d'impôts

68 538

72 578

4 040

72 239

- 339

TOTAL A (net)

257 731

262 568

4 837

267 893

5 325

B. Recettes non fiscales

24 844

25 010

166

24 780

- 230

TOTAL NET (A + B)

282 575

287 578

5 003

292 673

5 095

C. Prélèvements sur les recettes de l'État

 

 

 

 

 

au profit des Collectivités territoriales

- 47 402

- 48 091

- 689

- 48 198

- 107

au profit des Communautés européennes

- 17 995

- 17 791

204

- 17 633

158

TOTAL C

- 65 397

- 65 882

- 485

- 65 831

51

TOTAL NET DES RECETTES, NETTES DES PRELEVEMENTS (A + B - C)

217 178

221 696

4 518

226 842

5 146

D. Fonds de concours

4 024

4 024

 

3 561

- 463

TOTAL GENERAL NET, Y COMPRIS FONDS DE CONCOURS (A + B - C + D)

221 202

225 720

4 518

230 403

4 683

COMPTES SPÉCIAUX
DE LA PRÉVISION À L’EXÉCUTION

(En millions €)

Catégorie de comptes spéciaux

Loi de finances initiale (I)

Loi de finances rectificative (II)

Total avant intervention du projet de loi de règlement (III)

Projet de loi de règlement (IV)

Écart Projet de loi de règlement - Loi de finances rectifiée
(IV - III)

 

D

R

S

D

R

S

D

R

S

D

R

S

D

R

S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale (1)

60 499

61 524

1 025

3 265

3 265

0

63 764

64 789

1 025

66 422

68 282

1 860

2 658

3 493

835

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes de concours financiers (2)

91 956

92 333

377

 

 

0

91 956

92 333

377

88 727

89 612

885

-3 229

-2 721

508

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes de commerce

 

 

504

 

 

 

 

 

504

45 746

46 379

633

 

 

129

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes d'opérations monétaires -hors FMI

 

 

47

 

 

 

 

 

47

125

231

106

 

 

59

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOTAL DES COMPTES SPECIAUX HORS FMI

 

 

1 953

 

 

0

 

 

1 953

 

 

3 484

 

 

1 531

(D : Dépenses, R : Recettes, S : Solde)

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Les autorisations d’engagement s’élèvent à :

- LFI : 60 524 millions €

- LFR : 3 266 millions €

- PLR : 66 602 millions €

(2) Les autorisations d’engagement s’élèvent à :

- LFI : 92 477 millions €

- PLR : 89 336 millions €

B Éléments d’appréciation

L’exécution des lois de finances pour 2006 peut être appréciée par comparaison avec celles des quatre dernières années au regard de plusieurs critères :

• l'évolution des dépenses et des recettes du budget général ;

• la couverture des dépenses par les recettes ;

• l’évolution du déficit budgétaire ;

l’évolution du besoin de financement des administrations publiques

L'ÉVOLUTION DES DÉPENSES ET DES RECETTES
DU BUDGET GÉNÉRAL (1)

(En milliards €)

 

2002

2003

2004

2005

2006

           

Recettes du budget général

230,1

221,6

243,0

249,1

230,4

           

Dépenses du budget général

280,1

278,3

288,4

294,3

(2) 269,6

           

(1) Hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours

(2) Hors mesure de régularisation concernant les pensions.

LA COUVERTURE DES DÉPENSES PAR LES RECETTES (1)

(En milliards €)

 

2002

2003

2004

2005

2006

           

Recettes du budget général

230,1

221,6

243,0

249,1

230,4

           

Dépenses du budget général

280,1

278,3

288,4

294,3

(2) 269,6

           

% de couverture des dépenses par les recettes

82,2

79,6

84,3

84,7

85,5

(1) Hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours

(2) Hors mesure de régularisation concernant les pensions

L’ÉVOLUTION DU SOLDE DES LOIS DE RÈGLEMENT
(HORS FMI, HORS FSC)

(En milliards €)

 

2002

2003

2004

2005

2006

           

Solde d'exécution (1)

- 49,3

- 56,9

- 43,9

- 43,5

- 35,7

           

(1) Hors mesure de régularisation concernant les pensions

L’ÉVOLUTION DU DÉFICIT DES AMINISTRATIONS PUBLIQUES

(En milliards €)

 

2002

2003

2004

2005

2006

           

Déficit des administrations publiques

48,8

65,6

59,8

50,9

45,0

Déficit public en pourcentage du PIB total

3,2

4,1

3,6

3,0

2,5

Source : Insee, Comptes Nationaux, Chiffres notifiés à l'Union européenne le 30 mars 2007

Pour l'ensemble des administrations publiques, le déficit au sens de Maastricht est ainsi ramené de
50,9 milliards € en 2005 à 45 milliards € en 2006.

2. Évolution des autorisations et prévisions budgétaires

   

A Les modifications liées à la loi de finances rectificative

Les prévisions initiales de 2006 ont été modifiées par la loi de finances rectificative n° 2006-1771 du 30 décembre 2006 qui a pris en compte les annulations de crédits intervenues par décrets au cours de l’exercice de 2006 et procédé à la ratification de quatre décrets d’avance pris pendant l’année 2006.

1- Évolution des prévisions de recettes

La loi de finances rectificative n° 2006-1771 du 30 décembre 2006

Cette loi de finances rectificative comprend la révision des évaluations de recettes pour 2006 associée au projet de loi de finances pour 2007, et les modifications ultérieurement apportées à cette révision.

Les recettes nettes sont supérieures de 4 518 millions € à ce qui a été inscrit en loi de finances initiale :

 

(En millions €)

Révision des évaluations de recettes fiscales

8 877

produit de l’impôt sur les sociétés

4 945

produit de la taxe de la valeur ajoutée

3 436

produit de l’impôt sur le revenu

698

produit de la taxe intérieure sur les produits pétroliers

- 65

Révision à la hausse des remboursements et dégrèvements d’impôts

- 4 040

Total pour les recettes fiscales nettes

4 837

Révision des recettes non fiscales

166

Total pour les recettes nettes

5 003

Augmentation des prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales

- 689

Diminution des prélèvements sur recettes au profit des communautés européennes

204

TOTAL NET DES RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL

4 518

2- Évolution des crédits

a. Les ouvertures de crédits en collectif

Les ouvertures de crédits supplémentaires du budget général portent sur un total de 4 697 millions €
(27 239 millions € en autorisations d’engagement). Elles se répartissent comme suit :

(En millions €)

Budget Général

 

Budget Général net des ouvertures de remboursements et dégrèvements d’impôts 4

4 697

Budget Général net des ouvertures de remboursements et dégrèvements d’impôts, hors mesure de régularisation concernant les pensions

1 432

Comptes spéciaux

 

Compte d’affectation spéciale « Pensions »

3 265

La mensualisation du paiement des pensions des fonctionnaires, dont le processus s’est étalé entre 1974 et 1987, a conduit à décaler d’un mois l’imputation budgétaire de ces dépenses. Jusqu’au 31 décembre 2005, les douze mois de pensions imputés en comptabilité budgétaire sur un exercice donné correspondaient ainsi aux paiements effectués entre le mois de décembre de l’année précédente et le mois de novembre de l’année considérée.

L’article 28 de la loi organique relative aux lois de finances, en posant le principe que les dépenses sont prises en compte au titre du budget de l’année au cours de laquelle elles sont payées, impose de comptabiliser désormais les pensions payées entre les mois de janvier et décembre puisque le service est réputé fait à la fin de chaque mois et que l’imputation budgétaire doit intervenir au moment du décaissement.

La transition entre les deux méthodes de comptabilisation au 1er janvier 2006 a posé la question du traitement des dépenses de pensions versées au mois de décembre 2005 (pour un montant de 3,3 milliards €). Celles-ci n’ont pu, en effet, être comptabilisées sur l’exercice 2005. Conformément aux recommandations de la Cour des comptes et aux indications données à l’occasion du débat d’orientation budgétaire, l’ouverture des crédits nécessaires à la régularisation de ces dépenses a été proposée en loi de finances rectificative. Cette opération a pour conséquence une dégradation, purement comptable, du solde budgétaire.

Cette régularisation est sans incidence sur le déficit public tel que notifié à la Commission européenne puisque la comptabilité nationale, fondée sur le principe des droits constatés, rattache la dépense à l’exercice en cause.

En pratique, cette opération se traduit par une ouverture à hauteur de 3,3 milliards € sur une action (créée à cette seule fin et qui ne subsistera pas en gestion 2007) du programme « Régime de retraite des mines, de la SEITA et divers » de la mission « Régimes sociaux et de retraite » du budget général. Cette ouverture finance le versement d’une subvention à due concurrence au compte d’affectation spéciale « Pensions », laquelle permet de gager une ouverture de crédits du même montant sur le programme « Pensions civiles et militaires de retraite et allocations temporaires d’invalidité ».

b. Les décrets d’avances

Les quatre décrets d’avance, pris au cours de l’année 2006, ont porté sur un montant global de 1 636 millions € en crédits de paiement (1 699 millions € en autorisations d’engagement). Ils ont été pris afin de financer notamment des opérations dans les domaines tels que l’action sanitaire, le domaine agricole, la défense, la sécurité, l’action sociale et intégration, la coopération internationale.

Ces ouvertures ont été entièrement compensées par des annulations de crédits5 imputées sur le budget général.

c. Les annulations de crédits en collectif

Outre les annulations de crédits mentionnées ci-dessus, les annulations de crédits associées au collectif portent sur un montant net6 de 1 432 millions € en crédits de paiements (942 millions € en autorisations d’engagement).

3- Évolution des prévisions de solde budgétaire

Après les modifications apportées par la loi de finances rectificative, le déficit initialement fixé à - 46 947 millions € est ramené à – 42 429 millions € (hors mesure de régularisation concernant les pensions).

4- Récapitulation des modifications apportées par la loi de finances rectificative.

Le tableau ci-après retrace la situation de la prévision budgétaire après l’intervention de la loi de finances rectificative.

(En millions €)

 

Loi de finances

Décrets

Loi de finances rectificative n° 2006-1771 du 30 décembre 2006

Total des

 

initiale

d'avances et d'annulations

Annulations

Ouvertures

Total net

prévisions pour 2006

 

 

 

 

 

 

 

BUDGET GENERAL

 

 

 

 

 

 

Dépenses

 

 

 

 

 

 

Dépenses brutes du budget général

334 616

 

2 078

9 383

7 305

341 921

A déduire :

 

 

 

 

 

 

Remboursements et dégrèvements d'impôts

68 538

 

646

4 686

4 040

72 578

Dépenses nettes du budget général

266 078

 

1 432

4 697

3 265

269 343

Fonds de concours

4 024

 

 

 

 

4 024

Dépenses nettes du budget général, y compris fonds de concours

270 102

 

1 432

4 697

3 265

273 367

Dépenses nettes du budget général, y compris fonds de concours, hors mesure régularisation concernant les pensions

270 102

 

1 432

1 432

0

270 102

Ressources

 

 

 

 

 

 

Recettes fiscales brutes

326 269

 

 

 

8 877

335 146

A déduire :

 

 

 

 

 

 

Remboursements et dégrèvements d'impôts

68 538

 

 

 

4 040

72 578

Recettes fiscales nettes

257 731

 

 

 

4 837

262 568

Recettes non fiscales

24 844

 

 

 

166

25 010

A déduire :

 

 

 

 

 

 

Prélèvements sur recettes de l'État au profit des collectivités territoriales et Communautés européennes

65 397

 

 

 

485

65 882

Recettes nettes des prélèvements

217 178

 

 

 

4 518

221 696

Fonds de concours

4 024

 

 

 

0

4 024

Recettes nettes du budget général, y compris fonds de concours

221 202

 

 

 

4 518

225 720

Solde du budget général

-48 900

 

 

 

1 253

-47 647

Solde du budget général, hors mesure de régularisation concernant les pensions

-48 900

 

 

 

4 518

-44 382

 

 

 

 

 

 

 

BUDGETS ANNEXES

 

 

 

 

 

 

Dépenses, hors fonds de concours

2 005

 

 

 

0

2 005

Dépenses, y compris fonds de concours

2 020

 

 

 

0

2 020

 

 

 

 

 

 

 

Recettes, hors fonds de concours

2 005

 

 

 

0

2 005

Recettes, y compris fonds de concours

2 020

 

 

 

0

2 020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMPTES SPECIAUX

 

 

 

 

 

 

Dépenses

 

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

60 499

 

 

3 265

3 265

63 764

Comptes de concours financiers

91 956

 

 

 

0

91 956

Comptes de commerce (solde)

-504

 

 

 

0

-504

Comptes d'opérations monétaires (solde)

-47

 

 

 

0

-47

Total des dépenses des comptes spéciaux

151 904

 

 

3 265

3 265

155 169

 

 

 

 

 

 

 

Ressources

 

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

61 524

 

 

3 265

3 265

64 789

Comptes de concours financiers

92 333

 

 

 

0

92 333

Total des recettes des comptes spéciaux

153 857

 

 

3 265

3 265

157 122

Solde des comptes spéciaux

1 953

 

 

0

0

1 953

SOLDE GENERAL

-46 947

 

 

 

1 253

-45 694

SOLDE GENERAL, HORS MESURE DE REGULARISATION CONCERNANT LES PENSIONS

-46 947

 

 

 

4 518

-42 429

B. Les mesures réglementaires

Aux mesures législatives exposées précédemment se sont ajoutées des mesures de gestion à caractère réglementaire. Celles-ci peuvent être classées en deux groupes :

1. Les modifications affectant la répartition des crédits.

Ces mesures ne modifient pas le montant net des crédits de l’ensemble du budget général, mais seulement leur ventilation entre les ministères ou à l’intérieur d’un même ministère. C’est le cas, notamment, des transferts, des répartitions de dotation globale et des virements.

2. Les modifications affectant - en augmentation ou en diminution - le volume des crédits.

Viennent accroître les dotations, les crédits reportés de 2005 à 2006, les ouvertures de crédits au titre des fonds de concours ainsi que les modifications de crédits liées à des plus-values de recettes (budgets annexes et comptes d’affectation spéciale).

Viennent, en revanche, diminuer le volume des crédits au titre de l’exercice 2006 les reports de crédits vers la gestion 2007 prononcés par arrêtés ministériels et les décrets d’annulations non associés aux décrets d’avances et au collectif de fin d’année.

FONDS DE CONCOURS, PAR

Désignation

Prévisions

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

A. Budget général

 

 

Action extérieure de l'État

14 780 400

14 780 400

Administration générale et territoriale de l'État

22 391 319

22 391 319

Agriculture, pêche, forêt et affaires rurales

8 977 000

8 977 000

Aide publique au développement

165 600

165 600

Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation

656 000

656 000

Conseil et contrôle de l'État

2 572 867

2 572 867

Culture

41 819 395

30 281 640

Défense

718 142 240

718 142 240

Développement et régulation économiques

40 723 000

40 723 000

Direction d'e l'action du Gouvernement

279 800

279 800

Écologie et développement durable

6 507 365

10 507 365

Engagements financiers de l'État

0

0

Enseignement scolaire

33 738 910

33 738 910

Gestion et contrôle des finances publiques

15 247 400

15 247 400

Justice

748 000

748 000

Médias

0

0

Outre-Mer

10 080 000

10 080 000

Politique des territoires

28 695 000

33 830 000

Pouvoirs publics

0

0

Provisions

0

0

Recherche et enseignement supérieur

38 954 000

66 719 000

Régimes sociaux et de retraite

0

0

Relations avec les collectivités territoriales

604 458

604 458

Remboursements et dégrèvements

0

0

Santé

1 200 000

1 200 000

Sécurité

19 487 231

19 487 231

Sécurité civile

901 506

901 506

Sécurité sanitaire

218 943 000

218 943 000

Solidarité et intégration

18 076 440

18 076 440

Sport, Jeunesse et vie associative

6 089 766

6 063 804

Stratégie économique et pilotage des finances publiques

20 810 000

20 810 000

Transports

2 528 260 699

2 509 760 875

Travail et emploi

218 287 661

218 287 661

Ville et logement

297 500

373 500

TOTAL DU BUDGET GÉNÉRAL

4 017 436 557

4 024 349 016

 

 

 

B. Budgets annexes

 

 

Contrôle et exploitation aériens

14 600 000

14 600 000

TOTAL DES BUDGETS ANNEXES

14 600 000

14 600 000

 

 

 

TOTAL GÉNÉRAL (A + B)

4 032 036 557

4 038 949 016

MISSION, POUR L’ANNÉE 2006 (en euros)

Exécution

Différences

Variations en %

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

 

 

 

 

 

 

11 811 008

11 811 008

-2 969 392

-2 969 392

-20,1

-20,1

20 926 941

20 926 941

-1 464 378

-1 464 378

-6,5

-6,5

8 626 963

8 626 963

-350 037

-350 037

-3,9

-3,9

1 235 103

1 235 103

1 069 503

1 069 503

645,8

645,8

1 925 253

1 925 253

1 269 253

1 269 253

193,5

193,5

2 644 950

2 644 950

72 083

72 083

2,8

2,8

27 132 773

116 945 460

-14 686 622

86 663 820

-35,1

286,2

607 713 500

615 976 949

-110 428 740

-102 165 291

-15,4

-14,2

34 589 813

34 917 179

-6 133 187

-5 805 821

-15,1

-14,3

983 692

983 692

703 892

703 892

251,6

251,6

12 852 609

11 432 275

6 345 244

924 910

97,5

8,8

0

0

0

0

 

 

2 430 745

2 430 745

-31 308 165

-31 308 165

-92,8

-92,8

10 787 985

10 787 985

-4 459 415

-4 459 415

-29,2

-29,2

1 924 119

1 924 119

1 176 119

1 176 119

157,2

157,2

0

0

0

0

 

 

32 729 068

33 002 751

22 649 068

22 922 751

224,7

227,4

44 907 562

9 595 587

16 212 562

-24 234 413

56,5

-71,6

0

0

0

0

 

 

0

0

0

0

 

 

49 002 159

57 348 970

10 048 159

-9 370 030

25,8

-14,0

0

0

0

0

 

 

551 315

551 315

-53 143

-53 143

-8,8

-8,8

0

0

0

0

 

 

1 990 115

1 990 115

790 115

790 115

65,8

65,8

21 207 641

21 207 641

1 720 410

1 720 410

8,8

8,8

259 446

259 446

-642 060

-642 060

-71,2

-71,2

209 074 348

209 074 348

-9 868 652

-9 868 652

-4,5

-4,5

26 963 688

26 963 688

8 887 248

8 887 248

49,2

49,2

4 287 429

2 206 519

-1 802 337

-3 857 285

-29,6

-63,6

20 575 437

20 575 437

-234 563

-234 563

-1,1

-1,1

2 799 132 791

2 232 150 205

270 872 092

-277 610 670

10,7

-11,1

100 048 208

100 048 208

-118 239 453

-118 239 453

-54,2

-54,2

79 670

79 670

-217 830

-293 830

-73,2

-78,7

(1)4 056 394 331

(2)3 557 622 522

38 957 774

-466 726 494

1,0

-11,6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 913 947

5 913 947

-8 686 053

-8 686 053

-59,5

-59,5

5 913 947

5 913 947

-8 686 053

-8 686 053

-59,5

-59,5

 

 

 

 

 

 

4 062 308 278

3 563 536 469

30 271 721

-475 412 547

0,8

-11,8

(1) Après prise en compte des décrets d’annulations d’autorisations d’engagement sur exercices antérieurs pour 3 603 942 €

(2) Après prise en compte des décrets d’annulations de crédits de paiement sur exercices antérieurs pour 3 604 251 €

REPORTS DE CRÉDITS, PAR MISSION,

Désignation

Reports 2005 à 2006

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

A. Budget général

 

 

Action extérieure de l'État

16 333 868

17 743 868

Administration générale et territoriale de l'État

11 063 416

13 470 355

Agriculture, pêche, forêt et affaires rurales

147 966 955

147 966 955

Aide publique au développement

3 021 861

19 949 287

Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation

5 634 479

12 183 889

Conseil et contrôle de l'État

4 897 596

7 027 746

Culture

15 064 143

24 259 135

Défense

118 784 110

2 028 150 680

Développement et régulation économiques

209 319 238

183 727 483

Direction d'e l'action du Gouvernement

5 791 727

7 294 369

Écologie et développement durable

1 683 089

1 960 979

Engagements financiers de l'État

1 428 134

1 428 134

Enseignement scolaire

16 888 658

16 927 582

Gestion et contrôle des finances publiques

80 696 361

133 454 570

Justice

24 495 073

27 672 423

Médias

36 732 368

36 732 368

Outre-Mer

7 903 198

13 461 428

Politique des territoires

6 386 291

7 543 565

Pouvoirs publics

226 137

226 137

Provisions

 

 

Recherche et enseignement supérieur

10 962 925

14 813 962

Régimes sociaux et de retraite

1 046 845

1 046 845

Relations avec les collectivités territoriales

21 661 429

149 291 456

Remboursements et dégrèvements

 

 

Santé

5 545 211

5 545 211

Sécurité

40 966 288

129 455 962

Sécurité civile

1 781 451

37 494 951

sécurité sanitaire

422 910 435

423 713 653

Solidarité et intégration

358 389 938

358 254 602

Sport, Jeunesse et vie associative

3 107 106

7 731 096

Stratégie économique et pilotage des finances publiques

11 177 897

72 449 321

Transports

148 757 196

183 259 502

Travail et emploi

415 690 307

416 000 138

Ville et logement

2 005 466

127 353 376

TOTAL DU BUDGET GÉNÉRAL

2 158 319 196

4 627 591 028

DE 2005 A 2006 ET DE 2006 A 2007 (en euros)

Reports 2006 à 2007

Différences

Variations en %

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

 

 

 

 

 

 

98 839 287

18 698 830

82 505 419

954 962

505,1

5,4

29 070 258

26 319 915

18 006 842

12 849 560

162,8

95,4

20 853 161

12 018 885

-127 113 794

-135 948 070

-85,9

-91,9

91 847 068

15 583 614

88 825 207

-4 365 673

2 939,4

-21,9

6 670 678

9 976 384

1 036 199

-2 207 505

18,4

-18,1

22 725 100

6 707 680

17 827 504

-320 066

364,0

-4,6

272 436 473

87 720 915

257 372 330

63 461 780

1 708,5

261,6

5 560 620 757

1 610 680 220

5 441 836 647

-417 470 460

4 581,3

-20,6

110 445 642

47 605 041

-98 873 596

-136 122 442

-47,2

-74,1

36 204 757

10 977 485

30 413 030

3 683 116

525,1

50,5

23 919 726

8 701 266

22 236 637

6 740 287

1 321,2

343,7

 

 

-1 428 134

-1 428 134

-100,0

-100,0

106 243 174

39 699 850

89 354 516

22 772 268

529,1

134,5

305 150 098

206 314 308

224 453 737

72 859 738

278,1

54,6

1 373 396 442

28 724 820

1 348 901 369

1 052 397

5 506,8

3,8

1 995 031

8 359 384

-34 737 337

-28 372 984

-94,6

-77,2

230 386 882

70 543 208

222 483 684

57 081 780

2 815,1

424,0

123 846 226

11 406 760

117 459 935

3 863 195

1 839,3

51,2

 

 

-226 137

-226 137

-100,0

-100,0

 

 

0

0

 

 

290 592 468

52 053 285

279 629 543

37 239 323

2 550,7

251,4

 

821 070

-1 046 845

-225 775

-100,0

-21,6

186 794 633

120 734 359

165 133 204

-28 557 097

762,3

-19,1

 

 

0

 

 

 

2 903 094

3 630 257

-2 642 117

-1 914 954

-47,6

-34,5

245 788 937

77 565 295

204 822 649

-51 890 667

500,0

-40,1

2 634 942

46 087 722

853 491

8 592 771

47,9

22,9

211 821 337

404 604 089

-211 089 098

-19 109 564

-49,9

-4,5

183 429 821

216 567 041

-174 960 117

-141 687 561

-48,8

-39,5

29 078 440

8 884 361

25 971 334

1 153 265

835,9

14,9

312 547 771

75 147 247

301 369 874

2 697 926

2 696,1

3,7

2 478 377 151

463 493 448

2 329 619 955

280 233 946

1 566,1

152,9

660 147 557

259 079 963

244 457 250

-156 920 175

58,8

-37,7

87 170 235

41 133 625

85 164 769

-86 219 751

4 246,6

-67,7

13 105 937 146

3 989 840 327

10 947 617 950

-637 750 701

507,2

-13,8

REPORTS DE CRÉDITS, PAR MISSION,

Désignation

Reports 2005 à 2006

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

 

 

 

B. Budgets annexes

 

 

Contrôle et exploitation aériens

16 959 808

25 454 938

Journaux officiels

3 128 110

3 291 460

Monnaies et médailles

 

88 230

 

 

 

TOTAL DES BUDGETS ANNEXES

20 087 918

28 834 628

 

 

 

C. Comptes spéciaux

 

 

Comptes à crédits

 

 

Comptes d'affectation spéciale

 

 

Cinéma, audiovisuel et expression radiophonique local

117 709 174

117 709 174

Contrôle et sanction automatisés des infractions au code de la route

 

 

Développement agricole et rural

 

 

Gestion du patrimoine immobilier de l'État

415 201 966

415 201 966

Participations financières de l'État

 

 

Pensions

 

 

Total des comptes d'affectation spéciale

532 911 140

532 911 140

Comptes de concours financiers

 

 

Accords monétaires internationaux

 

 

Avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics

 

 

Avances à l'audiovisuel public

 

 

Avances aux collectivités territoriales

 

 

Prêts à des États étrangers

 

 

Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés

 

 

Total des comptes de concours financiers

 0

TOTAL DES COMPTES SPÉCIAUX

532 911 140

532 911 140

 

 

 

TOTAL GÉNÉRAL (A + B + C)

2 711 318 254

5 189 336 796

DE 2005 A 2006 ET DE 2006 A 2007 (en euros)

Reports 2006 à 2007

Différences

Variations en %

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

212 463 216

 

195 503 408

-25 454 938

1152,7

-100,0

7 005 244

3 389 345

3 877 134

97 885

123,9

3,0

 

 

0

-88 230

 

-100,0

 

 

 

 

 

 

219 468 460

3 389 345

199 380 542

-25 445 283

992,5

-88,2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

128 877 901

128 892 912

11 168 727

11 183 738

9,5

9,5

3 559 378

55 557 869

3 559 378

55 557 869

 

 

21 213 735

21 717 621

21 213 735

21 717 621

 

 

817 373 338

920 435 633

402 171 372

505 233 667

96,9

121,7

 

 

 

 

 

 

224 333 876

224 333 876

224 333 876

224 333 876

 

 

1 195 358 228

1 350 937 911

662 447 088

818 026 771

124,3

153,5

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

   

 

 

 

 

   

 

 

 

 

   

 

 

 

 

   

 

 

 

 

   

 

 

 0

 0

0 0

1 195 358 228

1 350 937 911

662 447 088

818 026 771

124,3

153,5

 

 

 

 

 

 

14 520 763 834

5 344 167 583

11 809 445 580

154 830 787

435,6

3,0

MODIFICATIONS APPORTÉES AUX LOIS DE FINANCES INITIALE

 

Prévisions

 

Virements

Transferts

Désignation

des lois de
finances
initiale et
rectificative (a)

Reports
de la gestion
précédente

Ouvertures

Annulations

Ouvertures

Annulations

             

I. Autorisations d’engagement

           
             

Budget général :

           

Dépenses brutes

374 526

2 158

183

- 183

1 936

- 1 936

A déduire :

           

Remboursements et dégrèvements d’impôts

- 72 578

 »

 »

 »

 »

 »

Dépenses nettes

301 948

2 158

183

- 183

1 936

- 1 936

             

Budgets annexes

2 046

20

       
             

Comptes spéciaux :

           

Comptes d’affectation spéciale

60 524

533

       

Comptes de concours financiers

92 477

 

       
             

Total des comptes spéciaux

153 001

533

       

Total des autorisations d’engagement

456 995

2 711

183

- 183

1 936

- 1 936

             
             

II. Crédits de paiement

           
             

Budget général :

           

Dépenses brutes

341 921

4 628

183

- 183

1 958

- 1 958

A déduire :

           

Remboursements et dégrèvements d’impôts

- 72 578

 

     

 

Dépenses nettes

269 343

4 628

183

- 183

1 958

- 1 958

             

Budgets annexes

2 005

28

       
             

Comptes spéciaux :

           

Comptes d’affectation spéciale

63 765

533

       

Comptes de concours financiers

91 955

         

Comptes de commerce (solde)

- 504

         

Comptes d’opérations monétaires (solde)

- 47

         

Total des comptes spéciaux

155 169

533

       

Total des crédits de paiement

426 517

5 189

183

- 183

1 958

- 1 958

(a) Chiffres déterminés sur la base des crédits répartis.

(b) Annulations de crédits de paiement ayant fait l’objet de décrets pris en fonction des dispositions de l’article 14 de la loi organique relative aux lois de finances non retenus dans les prévisions rectificatives.

ET RECTIFICATIVE PAR LES MESURES RÉGLEMENTAIRES

(En millions €)

Répartitions

 

Modifications

     

Situation

   

Fonds de

de crédits

Autres

Crédits

Reports

avant

Ouvertures

Annulations

 

liées à des

modifications

 

à la gestion

l’intervention

   

concours

plus-values
de recettes

réglementaires (b)

ouverts

suivante

du projet de loi
de règlement

               
               
               
               

411

- 411

4 056

 

 

380 740

- 13 078

367 662

               

 

 

 

 

 

- 72 578

 

- 72 578

411

- 411

4 056

 

 

308 162

- 13 078

295 084

               
   

6

   

2 072

- 219

1 853

               
               
     

3 807

»

64 864

- 1 195

63 669

       

»

92 477

 

92 477

               
     

3 807

 

157 341

- 1 195

156 146

411

- 411

4 062

3 807

 »

467 575

- 14 492

453 083

               
               
               
               
               

50

- 50

3 558

   

350 107

- 3 990

346 117

               

»

 

 

 

 

- 72 578

 

- 72 578

50

- 50

3 558

   

277 529

- 3 990

273 539

               
   

6

 

 

2 039

- 3

2 036

               
               
     

3 807

 

68 105

- 1 351

66 754

         

91 955

 

91 955

         

- 504

 

- 504

         

- 47

 

- 47

     

3 807

 

159 509

- 1 351

158 158

50

- 50

3 564

3 807

 

439 077

- 5 344

433 733

C Modifications de crédits demandées dans le projet de loi de règlement

Le projet de loi de règlement comporte diverses mesures d’ouvertures et d’annulations de crédits se répartissant comme suit :

(En euros)

Désignation des missions

Ouvertures de crédits complémentaires

Annulations de crédits non consommés

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

A. Budget général

 

 

 

 

Action extérieure de l'État

1 128 840,80

5 168 677,96

37 430 484,15

7 593 499,65

Administration générale et territoriale de l'État

0,00

20 162 078,92

144 899 989,76

36 405 142,30

Agriculture, pêche, forêt et affaires rurales

16 714 010,26

22 994 870,09

156 361 384,55

23 198 014,11

Aide publique au développement

19 389 407,45

1 200 000,64

3 745 338,98

1 200 000,54

Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation

514 508,79

774 000,18

18 973 724,96

7 052 126,05

Conseil et contrôle de l'État

0,00

0,00

22 299 425,00

10 616 412,04

Culture

721 012,84

11 916 744,64

58 137 639,71

12 228 198,19

Défense

0,00

19 177 286,01

264 124 478,27

94 730 610,87

Développement et régulation économiques

16 408 825,46

9 230 411,08

21 881 884,36

19 580 687,97

Direction d'e l'action du Gouvernement

0,00

0,00

24 424 435,68

24 288 218,25

Écologie et développement durable

927 398,38

466 627,34

23 628 704,98

3 355 679,32

Engagements financiers de l'État

0,00

0,00

100 823 427,33

100 823 427,33

Enseignement scolaire

85 806 377,88

91 651 110,37

116 410 613,06

104 499 742,56

Gestion et contrôle des finances publiques

50 656 309,81

46 543 561,76

52 435 197,17

60 323 987,89

Justice

12 291 774,97

18 957 306,93

157 150 964,63

19 610 582,36

Médias

0,00

0,00

5 507 629,89

41 154 499,89

Outre-Mer

0,00

4 363 147,84

68 097 853,00

12 137 351,79

Politique des territoires

0,00

971 336,80

42 791 173,01

10 466 908,70

Pouvoirs publics

0,00

0,00

28 377,00

296 914,45

Provisions

0,00

0,00

52 493 212,00

30 821 818,00

Recherche et enseignement supérieur

25 758 749,20

32 039 126,61

976 504 576,26

32 239 473,16

Régimes sociaux et de retraite

0,00

0,00

8 484 000,00

8 500 997,62

Relations avec les collectivités territoriales

0,00

331 440,94

47 402 790,90

331 442,08

Remboursements et dégrèvements

0,00

0,00

339 028 483,90

339 028 483,90

Santé

0,00

0,00

5 962 694,83

2 352 676,13

Sécurité

0,00

30 534 238,39

198 589 383,58

54 418 383,53

Sécurité civile

0,00

6 976 082,11

31 934 004,74

17 057 962,62

Sécurité sanitaire

0,00

2 440 386,17

145 159 033,84

2 440 386,39

Solidarité et intégration

2 538 185,27

2 502 314,97

50 864 715,19

19 643 369,63

Sport, Jeunesse et vie associative

0,63

0,00

7 082 364,48

10 582 896,09

Stratégie économique et pilotage des finances publiques

984 100,13

0,23

6 319 721,54

7 276 070,10

Transports

5 075 999,96

6 089 780,70

63 711 018,23

15 407 364,45

Travail et emploi

7 442 177,04

9 527 984,98

19 066 128,10

105 646 055,82

Ville et logement

0,00

0,03

53 088 674,78

100 208 361,87

TOTAL DU BUDGET GÉNÉRAL

246 357 678,87

344 018 515,69

3 324 843 527,86

1 335 517 745,65

B. Budgets annexes

 

 

 

 

Contrôle et exploitation aériens

163 563 518,00

0,00

40 237 195,00

78 530 980,24

Journaux officiels

0,00

26 577 957,80

27 950 981,92

35 798 289,30

Monnaies et médailles

13 702 851,57

10 710 450,20

26 091 411,27

26 653 479,02

TOTAL DES BUDGETS ANNEXES

177 266 369,57

37 288 408,00

94 279 588,19

140 982 748,56

La quasi totalité des ouvertures de crédits complémentaires résulte de la mise en œuvre de la fongibilité asymétrique. Celle ci ne donne pas lieu à un mouvement réglementaire modifiant les crédits ouverts. Elle a pour conséquence une majoration des dépenses autre que de personnel à hauteur de cette somme et dans le même temps une sous-exécution correspondante du titre 2. La demande de crédits supplémentaire tend à rétablir l’équilibre budgétaire induit par cette procédure.

(En euros)

Désignation des missions

Ouvertures de crédits complémentaires

Annulations de crédits non consommés

Autorisations de découvert complémentaires

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

C. Comptes spéciaux

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

 

 

 

 

 

Cinéma, audiovisuel et expression radiophonique local

0,00

0,00

1 617 952,24

1 617 952,24

 

Contrôle et sanction automatisés des infractions au code de la route

0,00

0,26

457 759,95

457 758,66

 

Développement agricole et rural

0,31

0,36

0,00

0,00

 

Gestion du patrimoine immobilier de l'État

0,00

0,00

146 415,42

0,41

 

Participations financières de l'État

0,00

0,00

2 032 374,84

2 140 014,84

 

Pensions

0,44

0,44

328 153 045,40

327 576 216,04

 

Total des comptes d'affectation spéciale

0,75

1,06

332 407 547,85

331 791 942,19

0,00

Comptes de concours financiers

 

 

 

 

 

Accords monétaires internationaux

0,00

0,00

 

 

 

Avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics

0,00

0,00

1 526 679 217,24

1 526 679 217,24

 

Avances à l'audiovisuel public

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Avances aux collectivités territoriales

0,00

0,00

1 249 674 557,99

1 384 378 382,99

 

Prêts à des États étrangers

239 808 110,25

0,00

596 158 438,86

309 291 202,01

 

Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés

0,00

0,00

8 299 189,24

8 313 193,98

 

Total des comptes de concours financiers

239 808 110,25

0,00

3 380 811 403,33

3 228 661 996,22

0,00

Comptes de commerce

 

 

 

 

 

Approvisionnement des armées en produits pétroliers

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Constructions navales de la marine militaire

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Couverture des risques financiers de l'État

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Exploitations industrielles des ateliers aéronautiques de l'État

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Gestion de la dette et de la trésorerie de l'État

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Lancement de certains matériels aéronautiques et de certains matériels d'armement complexes

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Liquidation d'établissements publics de l'État et liquidations diverses

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Opérations à caractère industriel et commercial de la documentation française

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Opérations commerciales des domaines

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Opérations industrielles et commerciales des directions départementales et régionales de l'Équipement

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Régie industrielle des établissements pénitentiaires

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Total des comptes de commerce

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Comptes d'opérations monétaires

 

 

 

 

 

Émission des monnaies métalliques

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Opérations avec le Fonds monétaire international

0,00

0,00

0,00

0,00

11 454 198 706,83

Pertes et bénéfices de change

0,00

0,00

0,00

0,00

 

Total des comptes d'opérations monétaires

0,00

0,00

0,00

0,00

11 454 198 706,83

TOTAL DES COMPTES SPÉCIAUX

239 808 111,00

1,06

3 713 218 951,18

3 560 453 938,41

11 454 198 706,83

 

 

 

 

 

 

TOTAL GÉNÉRAL (A + B + C)

663 432 159,44

381 306 924,75

7 132 342 067,23

5 036 954 432,62

11 454 198 706,83

3. Analyse de l’exécution

   

1 LE SOLDE BUDGÉTAIRE DE L’EXERCICE 2006

La situation des comptes de l’État s’est nettement améliorée : le déficit budgétaire s’établit à 35,7 milliards € hors FMI, FSC et mesure de régularisation des pensions7, en amélioration de 7,8 milliards € par rapport à 2005 et de 11,2 milliards € par rapport à la LFI pour 2006. Les dépenses de l’État ont été maîtrisées : en 2006, pour la quatrième année consécutive, elles ont respecté le plafond voté par le Parlement et ont été stabilisées en volume.

Les recettes fiscales ont dégagé une plus-value de 10,2 milliards € affectée à la réduction du déficit, conformément à l’article 66 de la LFI pour 2006.

2 LE BUDGET GÉNÉRAL

2.1 Les recettes du budget général

Structure des recettes du budget général nettes des remboursements et dégrèvements

Les recettes du budget général, hors remboursements et dégrèvements d’impôts (R et D) et hors FSC, s’élèvent à 230,4 milliards € au lieu de 218,8 milliards € en 2005 (+ 5,3 %), en tenant compte des changements de périmètre en raison notamment des transferts de recettes à la sécurité sociale.

Les recettes fiscales, hors R et D, s’établissent à 267,9 milliards € au lieu de 251,5 milliards € en 2005
(+ 6,5 %). Elles se décomposent en 340,1 milliards € de recettes brutes dont se déduisent 72,2 milliards € de remboursements et dégrèvements d’impôts.

Hors mesures de modernisation du versement des acomptes d’IS, les principales mesures fiscales affectant les recettes de l’exercice 2006 sont les suivantes :

- indexation de 1,8% des tranches du barème de l’impôt sur le revenu (-1,2 Md€, LFI 2006) ;

- déductibilité de la hausse de la CSG (-0,2 Md€, LFR 2004) ;

- crédit d’impôt en faveur du développement durable (-0,35 Md€, LFI 2005) ;

- amélioration de la prime pour l’emploi (-0,8 Md€, LFI 2006) ;

- réforme de l’Imposition forfaitaire annuelle (+0,8 Md€, LFI 2006) ;

- Imposition des intérêts capitalisés rémunérant les sommes transférées hors de France lors de l'émission de TSDI (+0,4 Md€, LFI 2006)

- réduction à 1,5 % du taux de la contribution de l'IS (-0,55 Md€, LFI 2005) ;

- création d'un crédit d'impôt en faveur de la première accession à la propriété (-0,5 Md€, LFI 2005) ;

- abaissement du taux réduit d'imposition des plus-values nettes à long terme de 19 à 15% en 2005, puis pour les seules PVNLT sur titres de participation de 15 à 8% en 2006, et de 8 à 0% en 2007 (-0,4 Md€, LFR 2004) ;

- instauration d'une taxe exceptionnelle sur les sommes inscrites au compte de réserve spéciale des entreprises au taux de 2,5% ("exit tax" perçue par l'État en 2006 et 2007) (+0,65 Md€, LFR 2004) ;

- déductibilité en matière d'impôt sur les sociétés de la contribution additionnelle à la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) nouvellement instituée (-0,4 Md€, Loi relative à l’assurance maladie) ;

- allègement des droits de succession, mutations à titre gratuit par décès (-0,4 Md€, LFI 2005) ;

- institution d'un prélèvement exceptionnel de 25% sur les distributions de bénéfices
(-1,5 Md€, LFI 2004) ;

Modifications de périmètre

La loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales prévoit, à compter du 1er janvier 2006, le transfert aux collectivités locales de compétences assurées jusqu’alors par l’État. Afin de compenser aux collectivités locales cette nouvelle charge, il est procédé à l’affectation de recettes fiscales. En 2006, les transferts de compétences de l’État vers les départements sont compensés par l’affectation d’une part supplémentaire du produit de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (0,1 Md€) et, pour les régions, d’une part supplémentaire de taxe intérieure sur les produits pétroliers (-0,6 Md€, LFI 2006) ;

Le budget exécuté en 2006 traduit l’incidence des mesures de transferts de recettes au profit des organismes de sécurité sociale, au titre de la compensation des exonérations de cotisations sociales auparavant traitée en dépense du budget général :

- transfert de taxe sur les salaires (-9,6 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits de consommation sur les alcools (-2,0 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits sur les bières et boissons non alcoolisées (-0,4 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits de circulation sur les vins, cidres, poirés et hydromels (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits sur les produits intermédiaires (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de la taxe sur les contributions patronales au financement de la prévoyance complémentaire
(-0,5 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de la taxe sur les primes d’assurance automobiles (-1,0 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de la taxe sur la valeur ajoutée collectée sur les produits pharmaceutiques et les tabacs (-5,8 Md€, LFI 2006) ;

D’autres affectations de recettes sont par ailleurs intervenues :

- transfert de la taxe sur les locaux à usage de bureau (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits de consommation sur les tabacs au FNAL (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits de consommation sur les tabacs au titre du transfert du risque maladie ENIM (-0,2 Md€, LFI 2006) ;

- affectation pour partie du droit de francisation des navires au Conservatoire du littoral (-28 M€, LFI 2006) ;

- affectation de la TICGN à l’ADEME (-0,2 Md€, LFI 2006) ;

- budgétisation des droits de licence sur la rémunération des débitants de tabac (+0,3 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de la taxe sur les concessionnaires d’autoroutes à l’AFITF (-0,5 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits de consommation sur les tabacs à l’organisme gérant les fonds de la formation professionnelle continue (-0,1 Md€, LFR 2006) ;

- transfert de droits de mutation à titre onéreux d’immeubles au Centre national des monuments historiques
(-0,1 Md€, LFI 2007) ;

L’impôt sur le revenu, y compris la contribution sur les revenus locatifs s’élève à 58,6 milliards € contre 56,4 milliards € en 2005 soit une progression de 3,9 %.

Le total des mesures fiscales ayant eu une incidence sur l’IR recouvré en 2006 s’élève à -2,8 Md€ (-1,6 Md€ hors indexation des tranches du barème). Les principales sont les suivantes :

- l’indexation de 1,8% des tranches du barème de l’impôt sur le revenu (-1,2 Md€, LFI 2006) ;

- déductibilité de la hausse de la CSG (-0,2 Md€, LFR 2004) ;

- crédit d’impôt en faveur du développement durable (-0,35 Md€, LFI 2005) ;

L’incidence de la PPE sur les recettes d’IR correspond à la fraction de la PPE qui n’excède pas l’impôt dû et se traduit par une diminution d’impôt. Cette diminution s’établit à 1,0 Md€ en 2006, selon les états de suivi des émissions de rôles d’impôt sur le revenu.

Les recettes nettes d’impôt sur les sociétés, y compris la contribution sociale sur les bénéfices des sociétés (CSB) s’élèvent à 48,8 milliards € (40,9 milliards en 2005, soit + 19 %).

L’impôt sur les sociétés net se décompose en 58,4 milliards € de recouvrements bruts dont se déduisent 9,6 milliards € de restitutions.

Hors mesures de modernisation du régime de versement des acomptes d’impôt sur les sociétés (IS) adoptées dans le cadre des lois de finances rectificatives pour 2005 et 2006, les mesures fiscales votées en 2006 ou antérieurement ont diminué les recouvrements d’IS nets (hors IS perçu par voie de rôle et sur avis de mise en recouvrement) de -0,8 Md€. Les principales mesures sont :

- réforme de l’imposition forfaitaire annuelle (+0,8 Md€, LFI 2006) ;

- imposition des intérêts capitalisés rémunérant les sommes transférées hors de France lors de l'émission de TSDI (+0,4 Md€, LFI 2006)

- réduction à 1,5 % du taux de la contribution de l'IS (-0,55 Md€, LFI 2005) ;

- création d'un crédit d'impôt en faveur de la première accession à la propriété (-0,5 Md€, LFI 2005) ;

- abaissement du taux réduit d'imposition des plus-values nettes à long terme de 19 à 15% en 2005, puis pour les seules PVNLT sur titres de participation de 15 à 8% en 2006, et de 8 à 0% en 2007 (-0,4 Md€, LFR 2004) ;

- instauration d'une taxe exceptionnelle sur les sommes inscrites au compte de réserve spéciale des entreprises au taux de 2,5% (« exit tax » perçue en 2006 et 2007) (+0,65 Md€, LFR 2004) ;

- déductibilité en matière d'impôt sur les sociétés de la contribution additionnelle à la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) nouvellement instituée (-0,4 Md€, loi relative à l’assurance maladie) ;

L’article 1er de la loi de finances rectificative pour 2005 a modifié les modalités de versement des acomptes d’IS en faisant obligation aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse un milliard d’euros de s’acquitter, sous certaines conditions de progression de leur bénéfice fiscal, au titre des acomptes versés, au minimum :

des deux-tiers de l’impôt dû au titre de l’exercice pour les entreprises dont le chiffre d’affaires se situe entre 1 et 5 Md€ ;

de 80% de l’impôt dû pour les sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse 5 Md€ ;

L’article 2 de la loi de finances rectificative pour 2006 a modifié ces taux en les portant à :

80% pour les sociétés dont le CA se situe entre 1 et 5 Md€ ;

90% pour les sociétés dont le CA dépasse 5 Md€.

Le produit constaté au titre de l’article 1er de la LFR pour 2005 s’est élevé à 2,3 Md€ en 2005. En l’état actuel des informations disponibles, le produit estimé des mesures de modernisation du régime de versement des acomptes (telles que résultant des dispositions de la LFR pour 2006) ressortirait à 4,2 Md€ en 2006.

La taxe sur la valeur ajoutée nette s’établit à 127,1 milliards € au lieu de 121 milliards €8 en 2005, soit une augmentation de 5 %. La TVA brute atteint 166,3 milliards € au lieu de 156,9 milliards €5, les remboursements de crédits de TVA étant pour leur part de 39,2 milliards € contre 35,9 milliards € en 2005.

Les mesures fiscales votées en 2006 et antérieurement ont diminué les recettes nettes de TVA de -6,6 Md€. Les principales mesures sont :

- transfert aux organismes de sécurité sociale de la taxe sur la valeur ajoutée collectée sur les produits pharmaceutiques et les tabacs (-5,8 Md€, LFI 2006) ;

- application du taux réduit de TVA aux acquisitions d'immeubles, à usage de résidence principale, situés dans des quartiers faisant l'objet d'une convention avec l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) (-0,1 Md€, Loi portant engagement national pour le logement) ;

- application du taux réduit de TVA sur les bonbons de chocolat (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

La taxe intérieure sur les produits pétroliers s’élève à 18,9 milliards € au lieu de 18,6 milliards € en 2005, soit une augmentation modérée de 1,6 % sous l’effet d’une consommation ralentie en réponse au renchérissement des prix.

Les mesures fiscales votées en 2006 et antérieurement ont diminué les recettes nettes de TIPP de -0,3 Md€. Les principales mesures sont :

- le transfert supplémentaire aux régions de taxe intérieure sur les produits pétroliers (-0,6 Md€, LFI 2006) ;

- la modification de la déduction fiscale relative à l’incorporation des biocarburants (restitution au lieu d’imputation) (+0,3 Md€)

Le montant des autres recettes fiscales nettes s’élève à 14,4 milliards € au lieu de 13,2 milliards € en 2005, soit une augmentation de 9,1 %.

Les mesures fiscales votées en 2006 et antérieurement ont diminué les autres recettes fiscales nettes de -16,6 Md€. Les principales mesures sont :

- allègement des droits de succession, mutations à titre gratuit par décès (-0,4 Md€, LFI 2005) ;

- institution d'un prélèvement exceptionnel de 25% sur les distributions de bénéfices (-1,5 Md€, LFI 2004) ;

- transfert supplémentaire de Taxe spéciale sur les conventions d’assurance aux départements (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de Taxe sur les salaires aux Organismes de sécurité sociale (-9,6 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de Droits de consommation sur les alcools aux Organismes de sécurité sociale (-2,0 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de Droits sur les bières et boissons non alcoolisées aux Organismes de sécurité sociale
(-0,4 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de Droits de circulation sur les vins, cidres, poirés et hydromels aux Organismes de sécurité sociale (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de Droits sur les produits intermédiaires aux Organismes de sécurité sociale (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de la Taxe sur les contributions patronales au financement de la prévoyance complémentaire aux Organismes de sécurité sociale (-0,5 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de la Taxe sur les primes d’assurance automobiles aux Organismes de sécurité sociale
(-1,0 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de la Taxe sur les locaux à usage de bureau (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits de consommation sur les tabacs au FNAL (-0,1 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits de consommation sur les tabacs au titre du transfert du risque maladie ENIM (-0,2 Md€, LFI 2006) ;

- affectation pour partie du Droit de francisation des navires au Conservatoire du littoral (-28 M€, LFI 2006) ;

- affectation de la TICGN à l’ADEME (-0,2 Md€, LFI 2006) ;

- budgétisation des droits de licence sur la rémunération des débitants de tabac (+0,3 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de la Taxe sur les concessionnaires d’autoroutes à l’AFITF (-0,5 Md€, LFI 2006) ;

- transfert de droits de consommation sur les tabacs à l’organisme gérant les fonds de la formation professionnelle continue (-0,1 Md€, LFR 2006) ;

- transfert de droits de mutation à titre onéreux d’immeubles au Centre national des monuments historiques (-0,1 Md€, LFI 2007) ;

Les recettes non fiscales atteignent 24,8 Md€ au lieu de 36,1 Md€ en 2005 (recettes hors FSC et hors recettes d’ordre relative à la dette), soit une baisse de 31,3%. A périmètre constant, cette baisse est de 4,6%.

Les changements de périmètre sont à l’origine d’une part importante de la diminution constatée des recettes non fiscales. La plus importante des mesures de périmètre a trait à la création, en application de l’article 21 de la LOLF, du compte spécial des pensions qui regroupe l’ensemble des recettes et des dépenses relatives aux pensions servies aux agents civils et militaires, ainsi qu’aux ouvriers d’État. Il incarne au plan comptable et budgétaire le régime de retraite des agents de l’État. En cohérence avec la création de ce nouveau compte spécial, les retenues pour pensions sur le traitement des agents concernés n’abondent plus le budget général de l’État, mais sont rattachées directement en recettes du compte spécial des pensions

Ainsi, à elle seule, la création du compte d’affectation spéciale « Pensions » a entraîné un transfert de recettes estimé à 10 271 M€.

Les autres mesures de périmètre ont été les suivantes :

Budgétisation de fonds de concours relatifs à l’agriculture : 5 M€ ;

Mise en place des loyers budgétaires : 24 M€ ;

Budgétisation partielle du budget annexe de l’aviation civile : 81 M€ ;

Affectation d’une partie des amendes des radars automatiques à l’Agence pour le Financement des Infrastructures des Transports de France : -100 M€ ;

Création du CAS « Contrôle et sanction automatisés des infractions au code de la route » : -140 M€ ;

Création du CAS « Gestion du patrimoine immobilier de l’État » : -340 M€ ;

Budgétisation du Fonds National pour le Développement du Sport : 80 M€ ;

Budgétisation du CAS « Fonds de modernisation de la presse » : 29 M€

Les produits des exploitations industrielles et commerciales enregistrent une hausse de 57,6 % pour atteindre 6,8 milliards € après 4,3 milliards € en 2005. Cette hausse concerne :

les produits des participations de l’État dans des entreprises financières : 1,2 milliard € en 2006 contre 0,5 milliard € en 2005 et comprennent le dividende versé par la Banque de France (0,4milliard €) et celui de la Caisse des Dépôts et Consignations (0,7 milliard €) ;

la contribution de la Caisse des Dépôts et Consignations représentative de l’impôt sur les sociétés reste stable à 0,4 milliard €.  ;

les produits des participations de l’État dans des entreprises non financières et bénéfices des établissements publics non financiers : 3,2 milliards € au lieu de 1,7 milliard € en 2005 et comprennent notamment des dividendes reçus des entreprises du secteur de l'énergie (EDF: 1,3 milliard €, GDF: 0,5 milliard €) et de France Télécom (0,5 milliard €).

Les produits et revenus du domaine de l’État s’élèvent à 0,4 milliard € en 2006 comme en 2005. Ils sont essentiellement constitués des produits encaissés par les comptables des impôts (0,3 milliard €

Les taxes, redevances et recettes assimilées s’élèvent à 9,2 milliards € en 2006 au lieu de
9,9 milliards € en 2005, en baisse de 7,0 %. Les recettes liées au frais d’assiette et de recouvrement des impôts et taxes établis ou perçus au profit des collectivités locales et de divers organismes représentent 3,7 milliards € en 2006 au lieu de 3,4 milliards € en 2005.

Le produit des amendes forfaitaires de la police de la circulation et le produit des autres amendes et condamnations pécuniaires s’élèvent globalement à 1,5 milliard € en 2006 contre 2 milliards € en 2005. Il est rappelé que l'année 2005 avait enregistré un montant de 0,5 milliard € correspondant à l'amende versée par les opérateurs mobiles.

On enregistre également le reversement à l’État de la taxe d’aide au commerce et à l’artisanat d’un montant de 0,6 milliard € au lieu de 1,3 milliard € en 2005.

Les intérêts des avances et des prêts atteignent en 2006 0,4 milliard € après 1 milliard € en 2005. Cette différence provient du montant des intérêts des prêts du Trésor moins élevés qu’en 2005 (0,3 milliard € contre 0,9 milliard € en 2005). Les intérêts des prêts du Trésor à des États étrangers pour la consolidation de dettes envers la France s’élèvent à 0,1 milliard € après 0,8 milliard € en 2005. Ces prêts dépendent du calendrier et du résultat de négociations bilatérales et multilatérales marquées par une grande volatilité.

Les retenues et cotisations sociales au profit de l’État sont désormais essentiellement constituées par le prélèvement effectué sur le salaire des conservateurs des hypothèques (0,5 milliard €) après le transfert des recettes des cotisations salariales et les contributions aux charges de pensions de divers organismes (d’un montant de 9,7 milliards € en 2005) au compte d’affectation spéciale « Pensions ».

Le poste « Divers » s’élève à 6,8 milliards € en 2006 au lieu de 9,6 milliards € en 2005.

Cette baisse s’explique par l’absence des versements de la CADES au budget de l’État qui s’étaient élevés en 2005 à 3 milliards €.

Les prélèvements sur les fonds d’épargne gérés par la Caisse des Dépôts et Consignations atteignent globalement 1,5 milliard € au lieu de 1,2 milliard € en 2005.

Les reversements de la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur s'élèvent à 2,5 milliards € au lieu de 2 milliards € en 2005.

Les recouvrements de fonds de concours s’élèvent à 3,6 milliards € au lieu de 5,8 milliards € en 2005.

Ils se répartissent en :

- fonds de concours ordinaires et spéciaux : 3,4 milliards € en 2006 au lieu de 3,2 milliards € en 2005. Les principaux bénéficiaires sont : le ministère des Transports et de l’Équipement (2,2 milliards €), le ministère de la Défense et des Anciens Combattants (0,6 milliard €), le ministère de la Santé et des Solidarités (0,2 milliard €) et le ministère de la Culture et de la Communication (0,1 milliard €).

- coopération internationale : 0,2 milliard € au lieu de 2,6 milliards € en 2005 en forte diminution suite à l’imputation sur un compte de tiers des fonds structurels européens.

Les prélèvements sur recettes s’élèvent à 65,8 milliards € au lieu de 64,4 milliards € en 2005.

Ils sont constitués par :

- les prélèvements sur recettes opérés au profit des collectivités locales : 48,2 milliards € au lieu de
46,4 milliards € en 2005, soit une augmentation de 3,9 %. Le prélèvement au titre de la dotation globale de fonctionnement s’établit à 38,3 milliards € contre 37,3 milliards € en 2005, en progression de 2,7 %. Le prélèvement au profit du Fonds de compensation pour la TVA atteint pour sa part 4,5 milliards € en 2006 au lieu de 4,2 milliards € en 2005 (+ 7,1 %).

- les prélèvements au profit des Communautés européennes : 17,6 milliards € contre 18 milliards €, soit une diminution de 2,3 % imputable essentiellement à la contribution financière basée sur le Produit National Brut (11,6 milliards € en 2006 après 12,1 milliards € en 2005). Le prélèvement au titre de la contribution financière provenant de la TVA s’élève pour sa part à 4,3 milliards € (4,1 milliards € en 2005).

2.2 Les dépenses du budget général

En 2006, les dépenses brutes s’élèvent à 345,1 milliards €. Hors remboursements et dégrèvements d’impôts (72,2 milliards €), elles s’établissent à 272,9 milliards €.

Hors fonds de concours les dépenses s’élèvent à 269,3 milliards €.

Hors mesure de régularisation comptable des pensions de décembre 2005 et hors fonds de concours, les dépenses s’élèvent à 266,1 milliards €. Après prise en compte des changements de périmètre, l’augmentation des dépenses enregistre une progression de 1,8 %, strictement égale à la prévision de l’inflation.

Répartition des dépenses du budget général hors remboursements et dégrèvements
(hors mesure de régularisation des pensions
)

Présentation des dépenses à périmètre constant

Afin de comparer de façon pertinente la progression des dépenses d’une année sur l’autre, il est nécessaire de mesurer l’évolution sur un périmètre comparable, et de ne pas tenir compte des dépenses exceptionnelles. Depuis la loi de finances pour 1999, la loi de finances initiale est accompagnée d’une présentation des modifications de périmètre apportées à la structure budgétaire d’une année sur l’autre. Dans ces conditions, les dépenses 2006, s’établissent à 266,05 milliards (hors fonds de concours), soit 269,6 milliards €, fonds de concours y compris.

Le titre 1 est constitué des dotations aux pouvoirs publics qui bénéficient de 0,9 milliard € dont 0,5 milliard € à l’Assemblée Nationale et 0,3 milliard € au Sénat.

Le titre 2 comprend les dépenses de personnel. Elles s’élèvent à 120,8 milliards €9,, soit 35 % des dépenses brutes et se répartissent en :

rémunérations d’activité : 73,6 milliards € ;

cotisations et contributions sociales : 45,8 milliards € ;

prestations sociales et allocations diverses : 1,4 milliard €.

Ces dépenses du budget général intègrent des cotisations sociales au titre des pensions pour 35,7 milliards € qui constituent des recettes du CAS « Pensions » venant équilibrer les dépenses de pensions de ce compte spécial.

Les dépenses de fonctionnement (titre 3) atteignent 37 milliards € et se ventilent entre les dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel (20,6 milliards €) et les subventions pour charges de service public (16,4 milliards €). Hors remboursements et dégrèvements d’impôts (2,5 milliards €), les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 34,6 milliards €.

Les charges de la dette de l’état (titre 4) atteignent 38,9 milliards € et correspondent au versement par le budget général au profit du compte de commerce de gestion de la dette et de la trésorerie de l’État.

Ce montant correspond à l’abondement du budget général imputé en recettes de ce compte de commerce afin d’équilibrer les dépenses liées à la gestion de la dette et à la trésorerie imputées au compte spécial.

Les dépenses d’investissement (titre 5) s’établissent à 12,7 milliards €. Elles sont constituées pour la quasi totalité (11,6 milliards €) des dépenses pour immobilisations corporelles de l’État, et parmi celles-ci, les équipements militaires (6,3 milliards €) occupent une place prépondérante.

Les dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État s’élèvent pour leur part à 1,1 milliard €.

Les dépenses d’intervention sont retracées au titre 6 et s’établissent à 134,3 milliards €, soit la plus grosse part des dépenses brutes (38,9 %). Plus de la moitié des dépenses d’intervention sont constituées par les remboursements et dégrèvements d’impôts (69,7 milliards €). Nettes de ces derniers, les dépenses d’intervention s’élèvent à 64,6 milliards €.

Elles se répartissent en :

transferts aux ménages : 25,4 milliards € ;

transferts aux entreprises : 15,4 milliards €. Ils se ventilent en transferts directs de fonctionnement (6,2 milliards €) et d’investissement (3,2 milliards €) et en transferts indirects (5,9 milliards €) ;

transferts aux collectivités territoriales : 8,2 milliards € ;

transferts aux autres collectivités : 15,4 milliards € ;

appels en garantie : 0,3 milliard €.

Les dépenses d’opérations financières (titre 7) s’établissent à 0,4 milliards €. Elles sont principalement constituées des prêts et avances dans le domaine de l’aéronautique civile (0,2 milliard €).

L’analyse des dépenses par mission hors remboursements et dégrèvements d’impôts (72,2 milliards €) met en relief les dépenses consacrées à l’enseignement scolaire avec 59,5 milliards € de dépenses (22,1 % des dépenses), et à la défense avec 35,3 milliards € (13,1 % des dépenses).

Les engagements financiers de l’État, avec 40,9 milliards € de dépenses (15,2 % des dépenses) et les dépenses de recherche et enseignement supérieur 21,8 milliards € soit (8,1 % des dépenses) constituent également des missions représentant une part significative de l’ensemble des dépenses.

Dépenses du budget général par missions

Libellé Mission

Dépenses du budget général
(yc fonds de concours)

Enseignement scolaire

59,5

Engagements financiers de l'État

40,9

Défense

35,3

Recherche et enseignement supérieur

21,8

Sécurité

15,3

Travail et emploi

13,8

Solidarité et intégration

12,5

Transports

10,8

Gestion et contrôle des finances publiques

8,7

Régimes sociaux et de retraite

4,5

Ville et logement

7,1

Justice

5,9

Développement et régulation économiques

4,1

Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation

4,0

Agriculture, pêche, forêt et affaires rurales

3,4

Relations avec les collectivités territoriales

3,3

Aide publique au développement

3,0

Culture

2,6

Action extérieure de l'État

2,5

Administration générale et territoriale de l'État

2,2

Outre-mer

2,0

Sécurité sanitaire

0,9

Pouvoirs publics

0,9

Stratégie économique et pilotage des finances publiques

0,8

Politique des territoires

0,8

Sport, jeunesse et vie associative

0,7

Direction de l'action du Gouvernement

0,5

Conseil et contrôle de l'État

0,4

Sécurité civile

0,4

Santé

0,4

Écologie et développement durable

0,4

Médias

0,3

Total

269,6

Les dépenses comprennent ici les fonds de concours, mais ne comprennent pas la mesure de régularisation au CAS « Pensions » de 3,3 Md€.

3 LES BUDGETS ANNEXES

En 2006, subsistent trois budgets annexes : Contrôle et exploitation aériens, Journaux officiels, Monnaies et médailles, après la suppression au 31 décembre 2005 des budgets annexes de la Légion d’honneur et de l’Ordre de la Libération.

Les montants des dépenses et des recettes sont résumés dans le tableau ci-après :

(en millions€)

Budgets annexes

Montants égaux des dépenses et des recettes

Contrôle et exploitation aériens

1 696,3

Journaux officiels

161,9

Monnaies et médailles

89,8

   

TOTAL

1 948,0

Le budget annexe « Contrôle et exploitation aériens » constitue la plus grande part avec 87 % du total des dépenses et recettes des budgets annexes. L’essentiel des dépenses (1 293,4 millions €) est imputé sur le programme « Navigation aérienne ».

L’année 2007 voit la suppression du budget annexe des Monnaies et médailles, transformé en établissement public à caractère industriel et commercial dénommé « La Monnaie de Paris ».

Par ailleurs, le champ du budget annexe des Journaux officiels est élargi en 2007 aux opérations de la Documentation française retracées en 2006 sur le compte de commerce « Opérations à caractère industriel et commercial de la documentation française ».

4 LES OPÉRATIONS DES COMPTES SPÉCIAUX

Le solde des comptes spéciaux hors FMI s’établit à + 3,5 milliards € après avoir enregistré
201 milliards € de charges et 204,5 milliards € de recettes.

Les comptes d’affectation spéciale (CAS) dégagent un excédent de recettes de 1,9 milliard € essentiellement imputable au CAS « Pensions » qui enregistre un montant de recettes de 49,5 milliards € pour un montant de dépenses de 48,3 milliards €.

Les comptes de concours financiers s’élèvent en dépenses à 88,7 milliards € et en recettes à
89,6 milliards €, soit un excédent de recettes de 0,9 milliard €.

Le compte d’avances aux collectivités territoriales, avec 73,7milliards € en dépenses et 74,2 milliards € en recettes occupe une place prépondérante dans les comptes de concours financiers.

Les prêts à des États étrangers laissent un excédent de recettes de 0,8 milliard €, les recettes s’élevant à
1,1 milliard € pour un montant de dépenses de 0,3 milliard € seulement.

Les comptes de commerce s’établissent à 45,8 milliards € en dépenses et à 46,4 milliards € en recettes, soit un excédent de recettes de 0,6 milliard €.

Les opérations des comptes de commerce sont principalement marquées par celles du compte « Gestion de la dette et de la trésorerie de l’État » qui s’élèvent à 43,1 milliards € en dépenses et à 43,6 milliards € en recettes, soit un excédent de recettes de 0,5 milliard €.

Outre le versement du budget général (38,9 milliards €), les recettes comprennent notamment :

- les recettes sur coupons courus à hauteur de 1,8 milliard € dont 1 milliard € au titre des OAT et
0,7 milliard € au titre des BTAN ;

- les intérêts perçus au titre des contrats d'échange de taux d'intérêts (2 milliards €).

Les dépenses sont constituées principalement par les charges d'intérêts des OAT, hors OAT indexées
(27 milliards €), des BTAN (7,2 milliards), des BTF (2,2 milliards €) et des OAT indexées (2,4 milliards).

Les charges d'indexation du capital des OAT indexées s'élèvent à 2,1 milliards.

Concernant la gestion active de la dette, on relève des intérêts payés au titre des contrats d'échange de taux d'intérêts (1,5 milliard €).

Les comptes d’opérations monétaires sont en déficit de 1,1 milliard €, imputable essentiellement aux opérations avec le Fonds Monétaire International (-1,2 milliard €).

5 LES EFFECTIFS

Ministères

Plafonds d'autorisation des emplois en LFI 2006

(en ETPT)

Total des transferts en cours de gestion

(en ETPT)

Consommation des emplois en 2006

(en ETPT)

Ecart constaté au plafond de la LFI 2006

(périmètre LFI, en ETPT)

Affaires étrangères

16 720

13

16 664

-69

Agriculture

39 919

896

39 243

-1 572

Culture

13 966

-383

13 360

-223

Défense et anciens combattants

440 329

0

429 166

-11 163

Écologie

3 717

-3 433

200

-84

Économie, finances et industrie

173 959

1 209

173 274

-1 894

Éducation nationale et recherche

1 250 488

-30

1 243 898

-6 560

Emploi, cohésion sociale et logement

13 925

-3 103

10 699

-123

Équipement

93 215

4 855

96 572

-1 498

Intérieur et collectivités territoriales

185 984

2

184 061

-1 925

Jeunesse et sports

7 149

0

6 885

-264

Justice

71 475

0

67 895

-3 580

Outre-mer

4 900

0

4 636

-264

Santé et solidarités

14 931

-10

14 839

-82

Services du Premier ministre

7 795

-16

7 447

-332

Total Budget général

2 338 472

0

2 308 839

-29 633

 

 

 

 

 

Budgets annexes

 

 

 

 

Contrôle et exploitation aériens

11 329

0

11 193

-136

Journaux officiels

574

0

565

-9

Monnaies et médailles

659

0

643

-16

Total Budgets annexes

12 562

0

12 401

-161

 

 

 

 

 

Total général

2 351 034

0

2 321 240

-29 794

Le plafond des autorisations d’emplois en loi de finance initiale pour 2006 s’établissait à 2.351.034 équivalents temps plein travaillé (ETPT), y compris les budgets annexes.

La consommation d’emplois constatée au cours de l’année 2006 s’établit à 2.321.240 ETPT y compris les budgets annexes, soit un écart de – 29.794 ETPT par rapport au maximum autorisé par la loi de finances initiale.

Cet écart, qui indique un écart entre les prévisions et les réalisations et non une suppression de 29.794 ETPT, a plusieurs explications.

Pour 20.700 ETPT, il résulte des conditions particulières d’élaboration de la première loi de finances au format de la LOLF, et de la détermination des plafonds d’emplois au moyen d’outils encore imparfaits ou par référence aux emplois budgétaires passés, qui ont parfois conduit à surestimer les effectifs réels présents au 1er janvier 2006. L’analyse de l’exécution 2006 doit permettre d’identifier ces écarts techniques et de les corriger en loi de finances initiale pour 2008.

Pour 4.800 ETPT, il résulte de mouvements de décentralisation plus importants ou plus rapides que prévus en LFI 2006.

Enfin, pour 4.100 ETPT, soit environ 15 %, cet écart résulte du fait que les gestionnaires ministériels ont différé ou modéré certains recrutements et/ou du fait que les départs définitifs, notamment les départs en retraite, ont été supérieurs aux prévisions. L’écart ainsi constaté traduit des efforts de gestion qui se sont ajoutés aux efforts opérés lors de la construction budgétaire.

L’écart entre la consommation des emplois et l’autorisation parlementaire est analysé de manière détaillée, programme par programme, dans les rapports annuels de performance. 

III. SYNTHÈSE GÉNÉRALE

   

(En millions €)

 

Prévisions budgétaires

Modifications réglementaires

Situation avant l'intervention du projet de loi de règlement

Projet de loi de règlement

Grandes rubriques budgétaires

Loi de finances initiale

Lois de finances initiale et rectificative

Recettes et dépenses

Ajustements de crédits

 

(1)

(2)

(3)

 

 

 

Ressources

 

 

 

 

 

 

Budget général hors FSC net des prélèvements, hors fonds de concours (4)

285 716

294 274

 

294 274

299 081

 

Fonds de concours

4 024

4 024

 

4 024

3 561

 

Budget général hors FSC net des prélèvements, y compris fonds de concours

289 740

298 298

0

298 298

302 642

 

Budgets annexes, hors fonds de concours

2 005

2 005

 

2 005

1 948

 

Fonds de concours

15

15

-9

6

 

 

Budgets annexes, y compris fonds de concours

2 020

2 020

-9

2 011

1 948

 

Comptes spéciaux

 

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

61 524

64 790

3 807

68 597

68 282

 

Comptes de concours financiers

92 333

92 333

 

92 333

89 612

 

Total des comptes spéciaux

153 857

157 123

3 807

160 930

157 894

 

Totaux des ressources hors FSC, non compris fonds de concours

441 578

453 402

3 807

457 209

458 923

 

Totaux des ressources hors FSC, y compris fonds de concours

445 617

457 441

3 798

461 239

462 484

 

Dépenses

 

 

 

 

 

 

Budget général, hors fonds de concours (4)

334 616

341 921

638

342 559

341 564

 

Fonds de concours

4 024

4 024

-466

3 558

3 561

 

Budget général, y compris fonds de concours

338 640