- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable (n°627)., n° 902-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Le deuxième alinéa de l’article L. 666‑1 du code rural et de la pêche maritime est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation au premier alinéa, les producteurs de céréales peuvent vendre directement leurs produits sur le territoire de la commune de production et des communes limitrophes, dans une limite de 500 kilogrammes par transport. »
Cet amendement vise à améliorer les relations commerciales entre producteurs et éleveurs au niveau local. Le secteur agricole est touché de plein fouet par la concurrence, notamment internationale, et les échanges entre agriculteurs sont limités par le passage obligatoire via un organisme stockeur. Le dispositif proposé permettrait de favoriser le recours au circuit court, qui offre plusieurs avantages, notamment une pollution moindre liée au transport et une assurance pour les acheteurs quant à l’origine et la qualité des produits. Une large partie des exploitants agricoles passent aujourd’hui par l’import pour se fournir en produits céréaliers, alors qu’ils pourraient se fournir directement auprès de producteurs à proximité.