- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, pour la liberté de choisir son avenir professionnel (n°904)., n° 1019-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
I. – Compléter l’alinéa 72 par les mots :
« en tenant compte de la spécificité des métiers et des besoins de certains secteurs ».
II. – En conséquence, procéder à la même insertion à la fin de l’alinéa 89.
Le présent amendement vise à garantir une perspective d’évolution de carrière à l’ensemble des salariés.
Il permettrait d’octroyer des financements « fléchés » sur certains secteurs dont les besoins en professionnels diplômés sont cruciaux et dont les formations sont longues et couteuses.
Pour exemple, dans le secteur médico-social, la formation préparant au Diplôme d’État d’aide-soignant représente 1 435 heures d’enseignements théoriques et pratiques, sur 41 semaines, pour un coût d’environ 4 000 euros (hors salaires).
Quant à la formation préparant au Diplôme d’État d’infirmier, elle représente 4 200 heures d’enseignements théoriques et pratiques, réparties sur 3 ans, à raison d’un coût annuel de 7 000 euros (hors salaires).
Ainsi, le financement devrait prévoir une contribution dédiée au CPF de transition suffisante pour couvrir les besoins en formation du secteur médico-social à l’intérieur de la contribution de 0.75 % de la masse salariale dédiée au financement de la formation professionnelle.
L’objectif est de permettre aux professionnels de santé d’utiliser le CPF de transition pour « changer de métier ou de profession »,
Ainsi, la prise en compte des spécificités des métiers et des formations liées au secteur des EHPAD, de l’aide à domicile et plus largement de la santé, permettrait de garantir les besoins en salariés soignants diplômés, formés et qualifiés dont la France a tant besoin dans les années à venir.