Fabrication de la liasse

Amendement n°1798

Déposé le jeudi 17 mai 2018
Discuté
Photo de madame la députée Laurence Maillart-Méhaignerie
Photo de madame la députée Frédérique Tuffnell
Photo de madame la députée Jennifer De Temmerman
Photo de madame la députée Danielle Brulebois
Photo de madame la députée Pascale Boyer
Photo de madame la députée Barbara Pompili
Photo de madame la députée Laurianne Rossi
Photo de monsieur le député Patrice Perrot
APRÈS L'ARTICLE 13 TER, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d’information sur les conditions d’élevage et d’abattage dans la filière piscicole.

Exposé sommaire

Dans les élevages piscicoles, un grand nombre de poissons sont confinés dans des petites zones, ce qui peut causer notamment de graves problèmes de bien-être animal.

Du fait du confinement et des densités d’élevage trop élevées, les poissons sont plus sensibles aux maladies et souffrent davantage de stress, d’agressions et de blessures. Avec le manque d’espace, la surpopulation peut aussi conduire à une mauvaise qualité de l’eau, de sorte que les poissons ont moins d’oxygène pour respirer.

L’élevage des poissons dans des cages bride leur comportement naturel de nage et les contraint à nager en cercles autour des bassins. Ce confinement entraine des frottements contre le maillage et les autres poissons et augmente la fréquence des bagarres. Il en résulte de nombreuses blessures aux nageoires, une plus grande sensibilité aux parasites et une exposition importante à l’ammoniaque produit par la concentration d’urine.

Les saumons, par exemple, qui sont de grands nomades et qui ont besoin de parcourir des milliers de kilomètres en mer pour se reproduire, vivent très mal l’enfermement dans des bassins où règne la surpopulation. Enfermés à 50 000 dans une cage de 30 mètres de diamètre ils peuvent devenir complètement fous.

Une étude publiée en 2016 montre que la dépression frappe les saumons comme les mammifères. Et lorsque le saumon déprime, il s’arrête de s’alimenter et reste inerte. Le niveau de stress et de désespoir peut entrainer la mort de 25 % de ces poissons ! Des antidépresseurs sont même testés sur eux.

Si l’alimentation des poissons, sous forme de farines et/ou d’huiles animales et végétales conduit à s’interroger sur l’impact environnemental de l’élevage piscicole. Les traitements antibiotiques qui leurs sont parfois administrés posent, quant à eux, une question de santé publique.

C’est pourquoi il est demandé au gouvernement de rendre un rapport sur les conditions d’élevage et d’abattage dans la filière piscicole.