Fabrication de la liasse

Amendement n°1881 (Rect)

Déposé le jeudi 17 mai 2018
Discuté
Photo de madame la députée Frédérique Tuffnell
Photo de madame la députée Barbara Pompili
Photo de madame la députée Laurence Vanceunebrock
Photo de monsieur le député Philippe Chalumeau
Photo de madame la députée Béatrice Piron
Photo de madame la députée Typhanie Degois
Photo de monsieur le député Jacques Marilossian
Photo de monsieur le député Daniel Labaronne
APRÈS L'ARTICLE 13 TER, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d'information sur les conditions d’élevage et d’abattage dans la filière piscicole.

Exposé sommaire

Dans les élevages piscicoles, un grand nombre de poissons sont confinés dans des petites zones ce qui peut causer de graves problèmes de bien-être animal.

Du fait du confinement et des densités d’élevage trop élevées, les poissons sont plus sensibles aux maladies et souffrent davantage de stress et de blessures. La surpopulation dans les bassins peut aussi conduire à une mauvaise qualité de l'eau, notamment en raison de fortes concentrations d’ammoniac.

Aussi, l'élevage des poissons dans des cages, qui bride leur comportement naturel de nage, les contraint à nager en cercles autour des bassins. Ce confinement entraine des frottements contre le maillage et les autres poissons dont résultent de nombreuses blessures aux nageoires et une plus grande sensibilité aux parasites.

De plus, les saumons, qui sont de grands nomades et qui ont besoin de parcourir des milliers de kilomètres en mer pour se reproduire, vivent très mal l’enfermement dans des bassins où règne la surpopulation. Enfermés à 50 000 dans une cage de 30 mètres de diamètre ils peuvent devenir complètement fous. Une étude, publiée en 2016, montre ainsi que la dépression frappe les saumons comme les mammifères. Le niveau de stress et de désespoir peut alors entrainer la mort de 25% de ces poissons. Des antidépresseurs sont même testés sur eux.

Finalement, si l’alimentation des poissons, sous forme de farines et/ou d’huiles animales et végétales peut conduire à s’interroger sur l’impact environnemental de l’élevage piscicole, les traitements antibiotiques qui leurs sont parfois administrés posent, quant à eux, une question de santé publique.

C’est pourquoi il est demandé au gouvernement de rendre un rapport sur les conditions d’élevage et d’abattage dans la filière piscicole.