Fabrication de la liasse

Amendement n°II-CF225

Déposé le vendredi 19 octobre 2018
Discuté
Non soutenu
(jeudi 8 novembre 2018)
Photo de madame la députée Sabine Rubin
Photo de madame la députée Clémentine Autain
Photo de monsieur le député Ugo Bernalicis
Photo de monsieur le député Éric Coquerel
Photo de monsieur le député Alexis Corbière
Photo de madame la députée Caroline Fiat
Photo de monsieur le député Bastien Lachaud
Photo de monsieur le député Michel Larive
Photo de monsieur le député Jean-Luc Mélenchon
Photo de madame la députée Danièle Obono
Photo de madame la députée Mathilde Panot
Photo de monsieur le député Loïc Prud'homme
Photo de monsieur le député Adrien Quatennens
Photo de monsieur le député Jean-Hugues Ratenon
Photo de madame la députée Muriel Ressiguier
Photo de monsieur le député François Ruffin
Photo de madame la députée Bénédicte Taurine
ARTICLE 39 - ÉTAT B

Modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :

(en euros)
Programmes+-
Action de la France en Europe et dans le monde033 540 178
Diplomatie culturelle et d'influence33 540 1780
Français à l'étranger et affaires consulaires00
Présidence française du G700
TOTAUX33 540 17833 540 178
SOLDE0
Exposé sommaire

Par cet amendement, nous souhaitons transférer les crédits alloués à l’OMC et à l’OTAN vers la promotion de la francophonie. 

Loin d’être une force pour la paix et la stabilité mondiale, l’OTAN a multiplié les foyers de tensions de par le monde. Le bilan de l’organisation est globalement négatif. Organisation défensive, l’OTAN s’est muée en organisation agressive en voulant imposer sur la planète le modèle occidental. L’OTAN a déployé une politique belliciste et s’est constamment exonéré du droit international et des résolutions de l’ONU.

Pour répondre à l’objectif de la France de renforcer la sécurité internationale en assurant le maintien de la paix, nous considérons ainsi qu’il est essentiel de ne plus octroyer ce budget à l’OTAN.

L’OMC régit le commerce international : à ce titre, elle a pour objectif de tout mettre en œuvre pour favoriser l’ouverture commerciale, en réduisant les obstacles au libre-échange et en favorisant le moins disant social et environnemental au profit des bénéfices. L’organe de règlements des différends octroie à l’OMC un pouvoir contraignant contre les législations de pays qui établiraient de telles discriminations.

Considérant que l’appartenance à l’OMC contraint la France dans l’édiction de sa politique commerciale, et qu’elle délaisse la promotion des droits de l’homme et des droits au travail, nous considérons qu’il est essentiel de ne plus octroyer ce budget à l’OMC.

Les crédits alloués à l’OTAN s’élèvent à 27 925 166 € et ceux alloués à l’OMC à 6 430 847 CHF, ce qui représente un peu plus de 5 615 012 €.

Ainsi, il nous parait plus pertinent de transférer les crédits alloués à l’OTAN et à l’OMC (programme 105, action 4) vers l’action 2 du programme 185.

Nous soulignons ainsi notre préférence pour une politique d’influence basée sur la coopération, la francophonie politique et la diffusion de la langue française et non sur l’activité économique et la poursuite d’une politique extérieure belliciste.

La diffusion de la langue française et de la culture francophone est une chance pour notre pays. Le français est aujourd’hui la quatrième langue la plus parlée au monde avec 274 millions de locuteurs répartis sur les cinq continents. En 2050, on estime que 700 millions de personnes à travers le monde parleront français. C’est donc une opportunité formidable pour la France dont nous devons prendre la mesure en y mettant des moyens suffisants.