Fabrication de la liasse

Amendement n°3600

Déposé le mardi 20 janvier 2026
A discuter
Déposé par : Le Gouvernement

Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 2 :

En % du PIB sauf mention contraire

2024

2025

2026

2026

Projet de loi de finances pour 2026

LPFP 2023‑2027

Ensemble des administrations publiques

 

Solde structurel (1) (en points de PIB potentiel)

‑5,8

– 5,1

– 4,6

‑2,9

Solde conjoncturel (2)

0,0

– 0,2

– 0,4

‑0,2

Solde des mesures ponctuelles et temporaires (3) (en points de PIB potentiel)

‑0,1

0,0

0,0

0,0

Solde effectif (1 + 2 + 3)

‑5,8

– 5,4

– 5,0

‑2,7

Dette au sens de Maastricht

113,2

115,9

118,2

109,6

Taux de prélèvements obligatoires (y.c UE nets des CI)

42,8

43,6

43,9

44,4

Dépense publique (hors CI)

56,6

56,8

56,6

54,4

Dépense publique (hors CI, en Md€)

1 652

1697

1733

1 705

Évolution de la dépense publique hors CI en volume ( %)1

2,1

1,7

0,8

0,5

Principales dépenses d’investissement (en Md€)2

 26

28

34

35

Administrations publiques centrales

 

Solde

‑5,3

– 4,6

– 4,7

‑4,2

Dépense publique (hors CI, en Md€)

651

664

681

678

Évolution de la dépense publique en volume ( %)3

‑0,8

1,3

1,6

1,5

Administrations publiques locales

 

Solde

‑0,6

– 0,5

– 0,4

0,2

Dépense publique (hors CI, en Md€)

330

336

341

329

Évolution de la dépense publique hors CI en volume ( %)3

3,2

1,0

– 0,1

‑1,9

Administrations de sécurité sociale

 

Solde

0,0

– 0,3

0,1

0,9

Dépense publique (hors CI, en Md€)

778

805

821

798

Évolution de la dépense publique hors CI en volume ( %)3

3,8

2,3

0,5

0,7

Exposé sommaire

Cet amendement met à jour les prévisions sous-jacentes au projet de loi de finances pour 2026 concernant le solde public et les grands agrégats de finances publiques présentés dans l’article liminaire.

En comparaison au texte voté par le Sénat le 15 décembre 2025, cette actualisation intègre:

·        Les conséquences de la non-adoption du projet de loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre, qui conduirait à dégrader le solde public de -2 Md€ en 2026. Cela implique à la fois l’annulation de l’effet des mesures qui ne peuvent plus être prises rétroactivement (forfaitisation de l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite et diverses mesures de rationalisation des dépenses fiscales présentées à l’article 5, notamment la fiscalisation des indemnités journalières pour les affections de longue durée et la suppression de la réduction d’impôt sur les frais de scolarité) mais aussi la diminution du rendement des mesures en recettes pour lesquelles la mise en place postérieurement au 1er janvier vient amputer le rendement initialement prévu, la principale étant la taxe sur les petits colis.

·        Les informations nouvelles liées aux remontées comptables pour l’année 2025 et leur impact mécanique pour 2026. Compte tenu du caractère non définitif de l’exécution, les modifications concernent principalement les conséquences des bonnes nouvelles sur les prévisions de recettes de l’État les plus importantes, mais aussi les remontées disponibles à date sur les dépenses des collectivités locales – légèrement moins dynamiques que dans la prévision sous-jacente au texte initial.

·        Les mesures supplémentaires en recettes intégrées dans ce projet de compromis, notamment la prolongation de la surtaxe à l’IS en excluant cependant les ETI et une indexation complète du barème de l’IR sur l’inflation pour protéger le pouvoir d’achat des ménages.

Au total, la prévision de solde public s’établirait désormais à −5,0 % du PIB en 2026, en amélioration de 0,3 point de PIB par rapport au texte voté par le Sénat.