- Texte visé : Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, n° 2630
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Commission de la défense nationale et des forces armées
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :
« Conformément à son engagement historique au Liban pour maintenir la paix, la France, partenaire de souveraineté, restera aux côtés de la population libanaise si elle en exprime la volonté après l’arrivée à échéance du mandat de la FINUL le 31 décembre 2026. La présence militaire française dans ce pays sera adaptée et coordonnée avec les autorités libanaises selon les besoins qu’elles exprimeront et avec pour seul objectif le maintien de la paix et de la souveraineté du Liban. »
Dans une région marquée par de profondes tensions, il est du devoir de la France de se tenir aux côtés du Liban, de sa population et de sa souveraineté, comme l’a précisé Marine Le Pen.
Ce pays n’a pas à être l’éternel victime collatérale des conflits de la région. Il est essentiel que toutes les initiatives visant à une désescalade soient soutenues, et que le Liban soit pleinement intégré dans toute dynamique de cessez-le-feu à l’échelle régionale.
L'arrivée à échéance du mandat de la FINUL doit être anticipée car, si la mission se termine, les défis restent de taille et sont aggravés par l'actuelle guerre en Iran. Le Liban fait confiance à la France pour être un partenaire de paix et de souveraineté crédible. Notre pays doit repenser sa présence militaire sur place si les autorités libanaises en expriment le souhait, dans le conditions qu'elles auront définies et en coordination avec elles.