- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi, rejetée par le Sénat, visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (n°2537)., n° 2872-A0
- Stade de lecture : Deuxième lecture
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
À l’alinéa 3, après le mot :
« transferts »,
insérer les mots :
« , d’un membre de l’Agence des participations de l’État ».
La commission administrative prévue à l’alinéa 3 est chargée de déterminer la valeur à laquelle l’État acquerrait ArcelorMittal France. Cette mission suppose une connaissance approfondie non seulement des méthodes de valorisation financière, mais aussi des contraintes opérationnelles propres aux entreprises à participation publique et des précédents en matière de nationalisation de droit commun.
L’Agence des participations de l’État, créée par le décret n° 2004‑963 du 9 septembre 2004, est précisément l’entité de l’État qui gère le portefeuille des participations publiques dans les grandes entreprises industrielles et financières. Elle dispose d’une expertise directe dans l’évaluation et la gestion d’actifs industriels stratégiques, ainsi que dans la conduite des opérations d’acquisition et de cession au nom de l’État-actionnaire. Elle a notamment été partie prenante aux opérations récentes de renationalisation de droit commun, dont celle d’EDF.
Son absence de la commission constitue une lacune au regard de la nature de la mission confiée à celle-ci. L’adjonction d’un membre de l’APE garantirait que la commission bénéficie d’une expertise pratique sur les modalités de gestion des entreprises publiques, complémentaire des compétences juridictionnelles et consultatives des autres membres.
Cet amendement vise à ce qu’un membre de l’Agence des participations de l’État siège à la commission prévue par le présent article.