Politiques d'accompagnement pour les femmes atteintes d'endométriose
Question de :
Mme Véronique Louwagie
Orne (2e circonscription) - Droite Républicaine
Mme Véronique Louwagie interroge Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur l'endométriose et ses conséquences pour la vie des femmes. En effet, l'endométriose est un enjeu majeur de santé publique qui concerne aujourd'hui une femme sur dix. Elle ne s'arrête pas à la sphère gynécologique mais impacte également la vie sociale, professionnelle, intime et pèse sur tous les aspects du quotidien. Cette pathologie invalidante a aujourd'hui un coût économique et social encore largement sous-estimé et dépasse le cadre médical. Actuellement, il faut toujours en moyenne 7 à 10 ans pour poser un diagnostic, toutes les patientes ne bénéficient pas encore d'un égal accès aux soins spécialisés et les inégalités territoriales sont fortes. L'endométriose reste encore aujourd'hui l'angle mort de la médecine du féminin. La reconnaissance institutionnelle progresse mais le retard accumulé est considérable. La question n'est donc plus de savoir si l'endométriose est un enjeu de santé publique mais comment y répondre plus efficacement. Si des progrès sont à saluer, notamment dans certaines entreprises, des droits plus protecteurs doivent être actés. Il apparaît donc plus que jamais nécessaire d'inscrire dans la loi des mesures pérennes, afin de garantir l'accès aux soins et une prise en charge adaptée à l'ensemble du territoire. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre prochainement en ce sens.
Auteur : Mme Véronique Louwagie
Type de question : Question écrite
Rubrique : Maladies
Ministère interrogé : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Ministère répondant : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Date :
Question publiée le 17 février 2026